‹ Les expéditions de Chine et de CochinchineChapitre 169 sur 187 · LIVRE IV, CHAPITRE ÏIl · texte numérisé non relu

LIVRE IV, CHAPITRE ÏIl

îonne de droite se dirige sur l'ouvrage qui forme l'extrême gauche des lignes ennemies, et la colonne du centre, après avoir contourné le fort de TOuest, «ur les deux bastions qui occupent le centre de ces lignes.

La colonne de gauche a débouché par les barrières du bord de la mer, en traversant des terrains couverts de massifs d'arbres ; elle a pour mission d'attaquer le fort et la partie des lignes anamites qui s'appuie à la rivière.

LXXXII. — Les premières lueurs du jour apparaissent à peine, et les trois colonnes, arrivées en môme temps à deux cents mètres environ des ouvrages, s'élancent à la

rurgien principal de Corneyros , sera établie au gourbis des conférences et gardée par les fusiliers de la flottille alliée , commandés par M. Hennecart, enseigne de vaisseau. Les embarcations aux ordres de M. l'enseigne de vaisseau Bonnet se tiendront prêtes à enlever, les blessés et à les transporter au fort de TOuest.

M. le capitaine de frégate de Freycinet exercera le commandement supérieur du fort de lOuest et de l'ouvrage neuf , et sera chargé de la* défense de ces ouvrages , avec des détachements de troupes françaises et espagnoles. M. le lieutenant de vaisseau CoUos gardera le fort de l'Est.

Autant que possible les colonnes d'attaque aborderont les ouvrages à la baïonnette en réservant leurs feux pour le moment où elles auront pénétré dans l'intérieur des ouvrages.

Les chefs de colonne maintiendront leurs troupes de pied ferme aux postes qui leur auront été assignés, et empêcheront tout éparpillement et toute marche à l'aventure.

L'opération terminée, et lorsque Tamiral donnera l'ordre de la retraite, les colonnes se retireront par les brèches que les sapeurs du génie pratiqueront dans les courtines 3,4, 5 et G, la réserve formant l'arrière^arde.

372 CAMPAGNE DE GOCUINCHINE.

fois à l'escalade aux cris de : vive TEmpereur ! — L'ordre a été donné aux troupes d*aborder les ouvrages à la baïonnette.

Un feu très-violent d'artillerie, de gingalls et de mousqueterie accueille les assaillants, car l'ennemi est plein de conflance dans les obstacles qu'il a accumulés et qu) doivent forcément entraver la marche des troupes lancées à l'assaut. — Aussi la résistance est-elle opiniâtre ; mais bientôt tous ces obstacles sont brisés, franchis ou renversés ; les lignes ennemies sont envahies de toutes parts avec une énergie et un entrain irrésistibles, et tout ce qui n'a pas cherché son salut dans la fuite, tombe sous la baïonnette ou sous les balles des carabines. Sur quelques points, les Gochinchinois défendent pied à pied le terrain. Efforts impuissants! espérances stériles! ils sont forcés d'abandonner ces positions, derrière lesquelles ils se croyaient si puissamment garantis contre nos attaques.

Pendant que le lieutenant-colonel Reybaud s'emparait avec la colonne de droite des ouvrages de l'extrêrae gauche, il aperçut un corps de deux à trois mille Anamites qui manœuvrait en dehors des lignes; il dut s'en préoccuper sérieusement et détacha aussitôt trois compagnies pour contenir ce corps, et l'empêcher soit d'approcher des lignes, soit de nous tourner en nous prenant à revers. Les tirailleurs engagèrent bientôt une vive fusillade avec l'avant-garde ennemie ; cette fusillade prit une telle intensité que l'amiral lança en soutien la réserve. — Le commandant Breschin, qui la comman-

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