XXXIII. — Comme dans tous les pays intertropicaux
les champs, malgré Thiver, étaieat inoadés de verdare ; les arbres chargés de feuilles ne tendaient pas tristement Ifiors branches dépouillées^ et de distance en distance, des bouquets épais de bambous au feuillage effilé, coupaient la monotonie des rizières qui occupaient les abords de cette plaine.
Sur la gauche ide (Canton, c'est le même aspect de terrains cultivés .avec la régularité de jardins potagers ; seulenvent, en approchantdela riTièr^, une assez grande quantité d'habitations de toute espèce, pelites^et grandes, avancent jusque sur la plage et continuent l'extrémité des faubourgs où étaient autrefois les grands établissements européens des factoreries. — Ces fiictoreries ne ^ont plus aujourd'hui ^gue des débris informes :nûûn^ par l'incendie., et que les démolisseurs <»Qt amoncelés.
Si les Chinois ont porté eux-mêmes la flamme et la destruction au sein des factoreries, on suit dans l'inté-» liaur même des faubourgs, la trace des ^iévastaticms qtt*ant causées les boulets anglais.
XXMV. — Sur la ligne d'ombossage des b&timents alliés^ presqu'4 l'extrémité gauche deda ville, ae trouve rile JDutch fdly (folie hollandaise). — Le fort qui s'élevait sur cette Ue .avait été, on le sait, détruit par les Anglais, au moiS'd'oQtdbre de l'année précédente, -et l'amiral Seymem à ^aoo arrivée avait armé J'ile 'd'usine batterie de mortiers qui battait de ses feux les hauteurs de la ville, où, disait-on, il existait un grand dépôt de poudre.
Dans d^ifitérieur 4e ^celte Ue, "^^lève un seuLarbre.
LITIUS II, CHiillTlIE H. 135
Sur cet aibre ont été arborées les ooialeurs réunies de France et d'Ai^eterre ; une sorte de ptale^foitne établie presqa'à son somm^ est ^i «communication jiTec le sol par le oioyen de longues écbdies de bambous. — De cet observatoire élevé, qui domine toute la partie basse de la ville , on peut suivre le mouvement des troupes chinoises sur la muraille, et exercer ainsi sur la ville elle-même une investigation permanente.
Derrière la ligne des bâtiments, c'est Fîle d'Honan. — Ses rives sont ombragées d'arbres qui laissent entrevoir à travers leur vert feuillage une multitude de maisons. Tout le long de l'île est amarrée une partie de la flotte ciànotse désarmée, €'^t«èHiire des jonques de guerre et trois ou qiiatre bâtimaits oonstruils sur des formes eu^ ropéennes.
XXXV. — Clhaque commandant des bâtiments a reçu copie d'un 4»rdre spécial £Î^é par l'amiral Rigault de Genouîlty qui indique les dispositions particulières à prendre ; à ces instractions était joint l'ordre général (1) des commandants en chef des Forces alliées, relatif à l'attaque de Canton.
(1) Orére général»
Devant Canton , S7 décembre 1857.
Les eommandanis en chef des forces alitées navales et militaires de* Tant Canton ont arrêté contre k viile les opérations suivantes :
1** Le bofiibardeiBent commencera à l'aube du jour, ie lundi !28 cou* rant.
Le 28, à six heures du matin, le feu commencera lorsque le Phlègèton hissera un pavillon jaune à son mât de misaine , et VActéon un pavillon blanc à croix rouge. V Avalanche et le Horneî devront répéter le signal pour les bâlimenls de la droite.