‹ Les expéditions de Chine et de CochinchineChapitre 59 sur 187 · LIVRE II, CHAPITRE II · texte numérisé non relu

LIVRE II, CHAPITRE II

général des constructions, on voit sur divers points, quelques pagodes d'un style élégant et hardi, et ça et là des cabanes, en paille de bambous, élevées à une assez grande hauteur : dans ces cabanes se tiennent jour et nuit les guetteurs, chargés de veiller aux incendies et de les signaler aussitôt.

Il suffît, en effet, de jeter un coup d'œil sur cet amoncellement de maisons si serrées les unes contre les autres, qu'il est impossible de distinguer le tracé des rues, pour comprendre les progrès rapides de destruction que ferait un incendie.

XXXII. — La ville neuve continue la viUe vieille^ mais, est beaucoup moins considérable. — Également entourée d'une large muraille, dans laquelle sept portes ont été pratiquées, la ville neuve étend ses faubourgs vers la rivière.

Sur la droite de cette double ville, se développe une large plaine en partie cultivée et mouvementée par de fortes oscillaions de terrain plus fréquentes et plus accentuées vers les montagnes des Nuages Blancs; ces monts élevés forment le fond du tableau, et leurs cimes inégales noyées dans la vapeur, se dessinent harmonieusement à l'horizon. — On aperçoit <Jans la plaine, quelques villages assez rapprochés les uns des autres, et des cimetières très -nombreux, dont les tombes uniformes regardent le levant.

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