‹ Les expéditions de Chine et de CochinchineChapitre 63 sur 187 · LIVRE II, CHAPITRE · texte numérisé non relu

LIVRE II, CHAPITRE

XXXVII Alors un fait étrange se produisit, qui indiquait clairement la confiance superstitieuse que les habitants de Canton avaî^it dans les dédaigneuses proclamations du Vice-roi. — Affermis dans leur orgueil ^ dans leur profond méf^is par ces prcMnesses d'invincibilité proclamées si haut depuis tant de mois, ils ne

La Mitraille ei la Fusée j mouillées près de DuUK-Folly y ouTriront la brèche dans la directian de la résidence du Vice-roi , pour remplir le même but.

Le Marceau tirera dans la direction du nord sur le mur qui lui est opposé.

La Dragonne et V Avalanche tireront sur la porte -est de la ville, et sur la muraille qui lui est opposée jusqu'à une heure de l'après-midi , et enTerront , dans cet intervalle , au moins soixante projectile^ par pièce. A partir de une heure, la Dragonne ei V Avalanche tireront sur les hauteurs intérieures de la ville , au point occupé par des édifices, et dépenseront, dans cette direction, environ quarante projectiles.

Ces différentes attaques commenceront simultanément, quand un pavillon anglais blanc, à croix rouge,, sera hissé au m&t de misaine de la corvette britannique l'Actéon, et un pavillon jaune à celui du Phlégéton.

Le Homet et l* Avalanche répéteront ce signal au même mftt , et l'amèneront en même temps que VAcUon et le Phlégéton. Ce pavillon s'amenant est le signal de cesser le feu.

Le feu des batteries sera lent en général , et continuera jour et nuit. On ne tirera pas plus de soixante coups par pièce .&ms les vingt-qua* tre heures, la Dragonne , l'Avalanche tireront seules cent coups par pièce. On réservera de prôféreni» l'emploi des obus pour la nuit.

Dans leurs dispositions de combat, tous les bâtiments prendront les plus grandes précautions pour les éventualités d'incendie. Les pompes à incendie seront visitées dans la jouru&e d'At:gattrd!hui et on s'assurera qu'elles fonctionnent bien.

Toutes les armes seront chargées.

Pour le tir de la nuit, on distribuera les équipages , de façon que la moitié puisse se livrer au repos. On prendra des dispositions analo- , gués pour les heures de repas. Pendant la nuit, et avant d'envoyer les hommes se coucher, on fera une distribution extraordinaire de biscuit

croyaient pas évidemmenl à Taiidace imprudente d'une attaque contre leur ville ; aussi, lorsque les foudroyantes détonations des trente-deux bâtiments embossés frappèrent à la fois les échos silencieux, ils accoururent sur le rivage, plus étonnés encore qu'effrayés, suivant d'un regard ébahi les épaisses colonnes de fumée qui montaient vers le ciel en tourbillons épais.

Bientôt ces tourbillons leur dérobent la vue des bâtiments dont la présence ne se révèle plus que par le éclairs qui s'échappent de leurs flancs , à intervalles égaux.

Pendant que les plus hardis parmi les habitants des rives venaient paisiblement s'asseoir sur la plage pour contempler ce tableau avec des physionomies impassi-

et de café. Pendant le feu, on distribuera aux hommes du café clair (pas de boissons alcooliques).

Tous les bâtiments auront leurs feux allumés et de la pression à la pointe du jour.

L'ouverture du feu d'artillerie sera saluée de trois cris de : Vive V Empereur! On ne hissera pas de pavillons de nation en tête de mât.

M. le commandant d'Aboville, chargé du commandement supérieur des bâtiments mouillés devant Canton , enverra un rapport à l'amiral sur le bombardement de la ville , dans le plus bref délai possible.

Le feu cessera le mardi matin, 29 décembre, à six heures, sur toute la ligne; les mortiers, placés sur Dutch-Folly, continueront seuls à tirer sur les résidences du général tartare et du gouverneur. Ce feu lui-môme cessera, lorsque les pavillons français et anglais paraîtront sur les hauteurs nord de la ville.

A bord du PhUgêton^le 27 décembre 1857.

Le contre-amiral j commandant en chef^

RiGAULT DE GeNOUILLY.

Par ordre :

lé? cipitaine de vaisseau commandant supérieur y D*Abovtlle.

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