‹ Les expéditions de Chine et de CochinchineChapitre 64 sur 187 · LIVRE n, CHAPITHE III · texte numérisé non relu

LIVRE n, CHAPITHE III

bles, d'autres se jetaient dans des barques pour gagner en toute hâte l'île d'Honan, contre laquelle nous n'exercions aucune hostilité.

Ce fut un spectacle curieux de voir cette multitude d'hommes, de femmes, d'enfants, entassés pêle-mêle dans des embarcations, se diriger à force de rames vers les bâtiments alliés, et traverser la ligne d'cmbossage, en faisant à mesure qu'ils approchaient, des signes de respect et des salutations sans nombre.

Un autre fait est curieux à relater, c'est que le fournisseur chinois chargé du ravitaillement journalier des équipages vint, selon son habitude, le jour du bombardement, apporter les provisions de vivres.

XXXVIII. — Pendant toute la journée du 28, le feu continua lent, mais régulier.

Déjà, dans la matinée, plusieurs incendies s'étaient déclarés dans rintérieur de la ville, et à l'aide de longues vues, on voyait les Chinois travailler, sous le feu des bâtiments, à éteindre ces incendies qui, à peine apaisés d'qn côté, se renouvelaient presqu'aussitôt sur un autre point.

Le 29, à six heures du matin, le bombardement devait cesser pour permettre aux troupes de monter à l'escalade ; mais, pendant la nuit, les deux amiraux envoyèrent aux commandants supérieurs des bâtiments l'ordre de prolonger le feu jusqu'à neuf heures du matin.

Laissons le bombardement accomplir son œuvre de

destruction contre la ville, et transportons-nons auprès des troupes alliées qui doivent simultanément agir à terre.

L*amiral Rîgault de Genouilly a pris le commandement en chef des troupes françaises qu'il veut conduire lui-même au feu (1).

Le capitaine de vaisseau Collier de la Capricieuse^ commande, sous les ordres immédiats de Tamiral, le pelitcorps expéditionnaire français, composé de 1,347 hommes.

Le débarquement doit s'opérer dans le canal de Kupper.

Il commence le 29, à 9 heures du matin.

Le débarquement des troupes françaises devait suivre celui du 59* régiment anglais ; mais, par suite de la marée basse, les canonnières qui transportaient une partie de ce régiment s'échouèrent à l'entrée du canal. — Pour ne pas relarder les opérations projetées, il fut convenu avec le général Van Straubenzee que les troupes françaises commenceraient leur mouvement sans attendre que le régiment anglais fût débarqué.

A 10 heures, le corps français avait pris pied sur la plage.

(1) Effectif du corps de débarquement.

L'amiral 1

Officiers supérieurs 5

Officiers. 60

Sous-officiers , 70

Marins et soldats 1211

Total 1347

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