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^ultat» on enlevsft tout espoir aux rétoltes partielles organisées déjà dans les différents quartiers de la ville et dans les districts voisins, on se trouvait en face d'embarras nouveaux, dont les conséquences pouvaient ^tre fatales. La ville, privée subitement de toute administration intérieure , allait devenir la proie des bandes <]e pillards qui déjà se répandaient dans son sein ; il fallait arrêter le mal dès son origine, et ne pas laisser la voie libre à de sanglants désordres, dont les babitants épouvantés ne manqueraient pas d'accuser les barbans,
LXIY. « Deux systèmes étaient en présence pour le gouvernement de la ville (écrit l'amiral) (1). c Dans l'un de ces systèmes Pee-Kwee, gardé comme prisimxiicr, ainsi que le général tartare, étaient écartés de toute fonction. Le gouvernement supérieur était alors «xercé par une commission anglo-française qui appelait auprès d'elle des fonctionnaires chinois de second ordre, tels que le préfet de Canton, le juge,le trésorier. — Dans l'autre système Pee-Kwee était reconstitué, comme magistrat suprême, sous la surveillance d'un comité mixte.
« Les différences des coutumes et des usages^ et surtout notre ignorance complète de la langue et de k législation chinoises, firent abandonner le premier système; le second fut adopté, après de nombreuses eonférenées. »
(1) Dépdehe à S. Exe. le ministre de la marine , 1 ] janvier 1858.
Une fois le principe de la coopération du mandarin chinois admis par les alliés comme indispensable, il fallait le faire accepter avec ses conséquences par Pee- Kwee, le seul dont l'intelligence offrît quelque garantie ; le général tartare suivrait, sans aucune doute, la route que lui tracerait le mandarin civil, soit par son refus, soit par son adhésion.
Déjà quelques mots échangés avec ce dernier avaient laissé entrevoir la possibilité d'arriver à une solution favorable. — Yeh, le plus grand obstacle, n'était plus le souverain de Canton, et ceux-là mêmes qui tremblaient au son de sa voix ou au bruit de ses pas, l'avaient poursuivi de leurs railleries et de leurs injures, lorsqu'ils l'avaient vu passer par les rues captif et entouré de soldats.
LXV. Mais si Pee-Kwee acceptait d'être rétabli dans ses fonctions sous la suprématie militaire des vainqueurs, il repoussait néanmoins l'idée de tout acte public impliquant que ses pouvoirs lui étaient conférés par les puissances alliées. Il craignait à la fois et le jugement terrible auquel pourrait l'exposer un acte semblable, et la lourde responsabilité qu'il assumait sur lui en livrant, par son refus, la ville au désordre et au pillage.
Après avoir demandé vingt-quatre heures de réflexion , il accepta enfin. — Canton restait en état de siège, et il en reprenait le gouvernement sous la juridiction suprême et absolue des autorités militaires.