XIX. — Arrêtons-nous un instant dans notre récit pour
du passe-port. Les marins et les soldats de marine ne peuvent descendre à terre, si ce n^est pour service commandé.
Article vi. Les portes de la ville seront ouvertes depuis le lever du soleil jusqu'à son coucher; après le coup de canon tiré au coucher du soleil , aucun étranger ne pourra circuler dans les rues de la ville et des faubourgs.
Article vu. Aucun étranger ne peut pénétrer dans les établissements occupés par les fonctionnaires publics , s'il n'est muni d'une permission spéciale des commissaires.
ARTICLE viii. Les bâtiments de commerce ne peuvent mouiller entre les navires de guerre et les murailles de la ville, ni ailleurs, qu'aux places déterminées par le capitaine du port.
Article ix. L'introduction des armes et munitions de guerre est absolument interdite.
Article x. Dans tous les cas d'alarme , des pavillons rouges seront hissés sur les hauteurs de Magazine-Hill, au yamoun occupé par les commissaires. Ces pavillons, appuyés de deux coups de canon et de la retraite battue dans les quartiers, indiqueront à toute personne, se trouvant en ville , qu'elle doit la quitter dans l'intérêt de sa sûreté , ou y pourvoir, en se rendant dans les lignes alliées ou dans l'une des stations de police.
A Canton , le 4 février 1858.
(1) Relevé des bouches à feu trouvées dans Canton,
357 canons en fonte avaient été mis hors de service. 12 avaient été jetés par- dessus les remparts. 369 canons non compris ceux de la face sud de la ville, où on