‹ Les expéditions de Chine et de CochinchineChapitre 92 sur 187 · LIVRE m, CHAPJTRE I · texte numérisé non relu

LIVRE m, CHAPJTRE I

donner une juste part de regrets à un officier distingué dont la perte était pour tous un véritable deuil.

Le commandant Collier, qui avait dans les opérations contre Canton apporté un concours si efficace au commandant en chef, succombait à une cruelle maladie, au moment où Famiral allait lui confier un poste difficile qu'il eût su dignement remplir.

L'amiral, dans sa dépêche particulière au ministre de la marine, s'exprimait ainsi sur ce regrettable officier :

« En perdant le commandant Collier, la marine perd un de ses officiers les plus distingués comme capitaine, et Tune de ses meilleures espérances pour le cadre des officiers généraux. Le caractère ferme et prudent de cet officier supérieur et ses qualités militaires l'avaient désigné à mon choix pour le commandement du corps d'occupation et de la division navale laissée devant Cdnton. »

Le Marceau fut chargé par l'amiral de transporter à Hong-kongj dans le cimetière catholique, le corps du commandant Collier. — C'était le 14 février.

A l'arrivée du cortège funèbre à bord du Marceau, la canonnière F Avalanche fit le salut funèbre de sept coups

n'a pu pénétrer d'abord. C'était en général de mauvaises pièces de petit calibre.

En magasin on trouve , 143 canons en fonte (mis hors de service).

7 en bronze, de petit calibre ont été enlevés. Un grand nombre de ces canons étaient de fabrication européenne.

Les magasins reconnus jusqu'à ce jour contenaient 500000 kilos de poudre. l\ existe aussi d'énormes approvisionnements d6 salpêtre et de poudre.

i06 CAMPAGNE DE CHINE.

de canon. Lorsque le corps passa près de la Capricieuse^ bâtiment que commandait le capitaine de vaisseau Collier, cette corvette fil à son chef un dernier salut de sept coups de canon.

Pendant toute la journée, les bâtiments français conservèrent, en signe de deuil, leur pavillon en berne et leurs vergues en pantêne.

XX. — Le capitaine du génie Labbe venait d'arriver de France confirmant à l'amiral Rigault de Genouilly l'envoi très-prochain de trois bâtiments, annoncés déjà par une dépêche ministérielle (1). Au moment de son départ, ces bâtiments poursuivaient avec activité leurs préparatifs, ^t devaient, sans nul doute, être en route pour rallier le pavillon de l'amiral.

Déjà on voit apparaître dans la rivière de Canton des

(1) Dépêche de S, E. le ministre de la marine , au commandard en chef de la division de la Réunion et de VIndo-Chine , 9 décembre 1857.

Les bâtiments que je tous envoie sont la Gironde , transport mixte <le 1200 tonneaux. — Le Laplace, corvette à hélice de 400 chevaux, V Alarme y canonnière de 1" classe à vapeur.

lA corps expéditionnaire s'embarquera en entier sur la Gironde^ ce corps sera composé comme suit :

Sapeurs du génie. — 52, (dont 2 officiers.)

Artillerie de marine. — 52 , (dont 2 officiers.)

Infanterie de marine. —416, (dont 1 chef de bataillon et 15 offi- -ciers.)

Le détachement d'artillerie sera accompagné de six obusiers de mon** tagne, dont trois rayés approvisionnés à raison de 300 coups par pièce.

135 000 cartouches A balles ogivales accompagnent le détachement •d'infanterie.

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