LIVRE III, CHAPITRE I
tuiles sujets de la France et de rAngleterre que le gouvernement chinois a fait arrêter et retenir contre toutes les lois de Tbonneur, n'avait que trop fait craindre au soussigné que les autorités chinoises, coupables de ce crime, n'eussent poussé leur sauvage brutalité jusqu'à faire périr quelques-uns de ces individus, qui n'avaient pas disparu dans un combat, comme semble le croire le prince Kong, mais qui avaient été victimes d'un abominable guet-apens. La lettre si embarrassée du prince Kong, et les rapports trop malheureusement vraisemblables que le soussigné a reçus au sujet de la conduite de quelques autorités chinoises envers les détenus, qui, à la honte éternelle du gouvernement chinois, ont été sacrifiés dans le palais même d'Yuen-mun-yuen, confirment les appréhensions du soussigné, et il exige aujourd'hui, au nom de son gouvernement, une indemnité de 200 000 taëls, qui sera répartie par le gouvernement français entre ses sujets victimes de l'attentat du 18 septembre dernier et les familles de ceux dont on a si lâchement causé la mort.
< Le soussigné demande à Son Altesse de vouloir bien faire préparer l'habitation dite Sou-ang-fou, pour qu'il puisse s'y établir avec la garde préposée à sa sûreté.
« La convention projetée à Tien-tsin pourra alors être rédigée par les secrétaires respectifs, en y ajoutant doux clauses que la conduite du gouvernement chinois autorise le soussigné à exiger. Par la première, le gouvernement chinois s'engagera à payer une indemnité de 200000 taÊls aux victimes françaises de l'attentat du
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18 septembre dernier, et à verser immédiateinent cette somme entre les mains du trésorier de Tarmée française en Chine.
« Par ia seconde, le gouvernement chinois s'engagera à faire rendre au ministre de France en Chine les églises, les cimetières et les autres propriétés qui en dépendaient et dont parle le décret de l'empereur Tao-ouang. »
Les ambassadeurs donnaient pour dernier délai, jusqu'au 23 à midi.