LIVRE I, GHAPifBE I
genvernement, dont tant de revers successifs li'avaîent pu arrêter les indignes subterfuges et In diplomatie déloyale. — Il fallait frapper xjtn grand conp, si nous ne voulions pas voir s'éteindre et disparaître à jamais toute notre influence dans ces contrées lointaines.
chapitrï; II.
XXIIL —Le traité de Tien-tsin, déchiré par les canons chinois à Tembouchure du Peïho demandait une éclatante réparation. — Aussi le ministre des affaires étrangères en France écrivait, à la date du 24 septembre 1859, à M. de Bourboulon, ministre plénipotentiaire en Chine : c Le gouvernement de Sa Majesté a décidé d'infliger aux Chinois le cfa&timent exigé par une violatibn aussi éclatante des règles les plus essentielles du droit international. »
L'échec du Peïho avait pris en Chine des proportions considérables. — La gazette de Pé-king re^rorgeaitde proclamations incendiaires contre ces peuples imprudents et aveugles qui avaient osé entrer en lutte avec le puissant empereur du Céleste-Empire.
Une seconde campagne en Chine fut résolue, de concert avec les Anglais.— L'empereur Napoléon III appela
36 CAMPAGNE DE CHhNE.
le général Cousin de Montauban au commandement en chef de cette nouvelle expédition.
Dix mille hommes étaient mis sous ses ordres (1).
Le général de Montauban, chef énergique, soldat intrépide, saura justifier la haute confiance dont l'honore l'Empereur; Les pouvoirs les plus étendus lui sont concédés; il prendra le titre de : Commandant en chef des forces de terre et de mer (2), et pourra nommer aux vacances qui se produiront dans le corps expéditionnaire, jusqu'au grade de colonel inclusivement. Les nominations de lieutenant-colonel et de colonel devront être ratifiées par l'Empereur. — Le général de Montauban pourra également décerner des médailles militaires
{{} COMPOSITION DU CADRE d'ÉTAT-MAJOR