CHAPITRE PREMIER
Déclaration du gOTivernement français à Touverturé de la session législative de 1861. —Notre influence ébranlée en Chine peut compromettre le succès de notre expédition en Cochinchine. — Une nouvelle expédition en Chine est décidée par la France d'accord avec l'Angleterre. — Détails rétrospectifs sur les événements du Peï-ho.
— Les ratifications du dernier traité avec la Chine doivent selon les conventions être signées à Pé-king. — Les envoyés chinois assurent que les clauses du traité seront exécutées.— Le capitaine de frégate Tricault amène à Sbang-haï le ministre de France. — M. Bruce, ministre plénipotentiaire anglais, quitte Woo-sungle 16 juin 1859 pour aller dans le Nord. — Il arrive aux îles de Sha-luy-teen , le 20 juin , où l'amiral Hope était déjà arrivé le 16. — L'amiral Hope a quitté, le 16 juin, les mêmes îles pour annoncer aux autorités chinoises l'arrivée des deux ministres français et anglais. — Le capitaine Commerellj après avoir passé la barre du Peï-ho, demande une entrevue avec les autorités. — Il n'obtient que des réponses évasives.
— L'amiral Hope enjoint au capitaine Commerell de sommer les autorités chinoises d'ouvrir un passage, dans les trois jours, pour permettre aux représentants alliés de remonter la rivière jusqu'à Tien-tsin. — On répond au capitaine que le passage sera ouvert dans le délai fixé. — L'amiral Hope retourne à Sha-luy-teen. — L'escadre part le 18 juin pour le Peï-ho. — Le^O, l'amiral Hope remet une lettre pour l'intendant de Tien-tsin.— La populace s'oppose au débarquement des troupes envoyées à terre. — Les obstacles qui inter-
ceptaient le passage du Peï-ho ont été augmentés. — Arrivée du Duchayla à l'embouchure du fleuve. — Les autorités chinoises font savoir aux ministres alliés qu'ils doivent quitter le Peï-ho pour se rendre à Peh-tang. — Les ministres notifient à l'amiral H&pe qu'il ait à ouvrir les portes du Peï-ho , même par la force , pour les mettre à même de se rendre à Pé-king. — Il est décidé en conséquence que l'entrée du fleuve sera forcée. — Composition de la flotte alliée. — Le 21 juin l'amiral ifope, accompagné du commandant Tricault^ Va reconnaître les abordi du fleuve. » Les défenses à l'entrée du Peï-ho ont été augmentées. — Le 23 juin, deux canonnières anglaises et le Norzagaray franchissent la barre. — Le 24 juin est consacré aux dernières dispositions de dôtaiL •— Tentative dans la nuit de frayer le passage aux bâtiments qui doivent le lendemain entrer en action. — Le 25 juin au matin, les canonnières prennent leur position. — Le commandant Tricault est sur le Plover avec l'amiral Hope.— La ligne d'embossage est formée. — L'amiral anglais veut frayer lui-même le chemin. — La première estacade est forcée par le Plover et V Opossum qui arrivent devant la deuxième estacade sans être inquiétés par l'ennemi. — L'amiral ne doute plus du succès.
— Mais tout à coup le» forts chinois ouvrent ua feu terrible sur les deux canonnières. — L'amiral Hope reste impassible sur l'endroit le plus élevé du Vlover. — Le commandant Tricault est à ses côtés.
— L'amiral est blessé. «^ Le combat n'est pas possible, la lutte étant trop inégale. — L'amiral Hope reste impassible. — . Le commandant du Plover est tué. — L'amiral anglais passe , avec le commandant Tricault j du Plover sur V Opossum % ^ L'amiral est de nouveau blessé , mais il repousse tous les soioi et resté sur le pont. — L'amiral tiope parcourt la ligne des bâtiments sur U Nwraagwray* — Il hisse son pavillon sur le Cormoran , où il consent enfin à laisser panser ses blessure». -^ Un assaut «si décidé. — Le oommodore américain Tatînéll vient offrir le concours de ses soldats de marine. •^ L'amiral Hopê fefQHd cette oiïte tardive dt coopération. — Le commandant Tricault quitte l'amiral Hope pour la première fois de la journée et passe sut l9 Duthayla* ^ Tout est prêt pour le dôbar- ' quement. «^ tl e<t sept heures et demie. ^ Les chefe donnent l'exemple et s'élancent les premiers. -^ Les forte lancent des volées de mitraille qui jalonnent Ift routa de morts et de blemés. -^ Le commandant Tricault, avec doixante-quatre hommes, fait d'héroïques efforts pour traverser la nappe fangeuse qui se dérobe soua les pieds. ^ La mitraille tombe sans cesse du haut des remparts. — On arrive auprès du premier fossé qui est tout aussitôt franchi. — Enfin, après avoir traversé un deuxitoie fossé plus large, quelques hommes arrivent au pied des remparts.-^ Le commandant Tricault cherche à rallier autour de lui ses marins. ~ Il est r^oint par le lieutenant Cîaverie avec quelques marins du Duchayla. -^ Une cinquantaine d'hommes composent là force totale des alliés réunis au pied des remparts. «-^ A chaque instant la positiou devient plus critiqué. •*- L'aspiPâflt Bary est tué» — En vain les oommandants Tricault 0t Hêath veulent oonserrer U position^ ils sont obligés
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d'otdQn&èr la ntraitê. <«- Le oommtndant Tricault est biesaé. ^ Le rembarquement dure une partie de la trait, au milieu des plus sérieuMfi difficultés. «— Lt Piover> U Ue et le Cifrmoran périssent. -^ La jouraée du 26 juin est un désastre , mais l'honneur des armées est sauf. •— Le nouvel aote d'hostilité du gouvernement chinois remet tout en question. ^^ Les ministres de France et d'Angleterre , en présence de Tinsoffisanoe des forces à leur disposition, renoncent à forcer Ventrée delà rivière^ et se retirent à Shang-haï.. . Pages 3 à 35.