‹ Les expéditions de Chine et de Cochinchine d'après les documents officielsChapitre 165 sur 170 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

Le 21 septembre, au matin, l'armée se met en marche. — * A trois kilomètres de Pa-li-kiao , elle aperçoit les premières vedettes tartares. — Les forces ennemies, au nombre de vingt à vingt-cinq mille hommes, sont en ligne. — Elles ont pour centre le village de Ouakoua-yé. — Le général de Montauban prend les premières dispositions du combat. -— Le général Collineau se porte en avant sur la gauche. — Le général de Montauban suit le mouvement sur la droite avec le général Jamin. — La cavalerie tartare s'avance résolument, malgré des pertes considérables , et chercheà écraser le petitcorpsdu général Collineau. — La situation est grave.— Le canon gronde.— Les Tartares tentent de tourner la gauche du général CoiWneatt vers le vide qui existe entre son corps et les Anglais. — Le général menace d'être écrasé. — Le feu s'ouvre sur notre droite où se trouve le général de Montauban. — Il lance en avant le général Jamin. — Position de plus en plus critique du général Collitieau. — Irruption de la cavalerie tartare sur toute la ligne. — Le général, à la tête de sa poignée d'hommes, arrête l'ennemi par un feu meurtrier. — L'arrivée des Anglais dégage la position. — Le général de Montauban , rassuré sur sa gauche, continue son mouvement sur le pont de Pa-li-kiao. — Nos troupes électrisées se lancent au pas de course et enlèvent le village de Oua-koua-yé. — Le général Collineau appuie le mouvement de conversion. — Les deux brigades marchent à la même hauteur et arrivent devant le pont de Pa-li-kiao. — Des tirailleurs armés sont embusqués tout le long du canal. — L'ennemi s'apprête à disputer résolument le passage. — Feu terrible des Chinois. — Nos obus abattent des rangs entiers. — La mort n'épouvante

pas Fennemi. — Presque tous ses canonniers sont tués sur leurs pièces. -— Son feu s'affaiblit. — Le général Collineau forme une colonne d'attaque. — Le capitaine du Moncets, du 101*, se joint avec sa compagnie à cette colonne. — Le pont est envahi. — L'ennemi , privé de ses chefs , se retire en désordre vers Pé-king. — Il est micÛ. — Le combat a duré cinq heures. — Les troupes françaises s'établissent sous les tentes des Tartares. — Marche suivie par les Anglais depuis le matin. — Après une marche d'un mille, le général Grant se trouve en présence d'une masse considérable de cavalerie qui menace la gauche de la ligne alliée. — Préoccupation du général anglais. — Retard dans sa marche. — Concours utile qu'il apporte au petit corps du général Collineau. — La cavalerie anglaise se porte sur la cavalerie tartare qui est bientôt mise en déroute. — Le corps expéditionnaire anglais prend ses bivacs. — Aspect du pont de Pa*Ii-kiao le lendemain de la bataille. — Dépêche du prince Kong au baron Gros^ 21 septembre. — Le prince Kong est chargé des né-^ gocialions. — Le baron Gros et lord Elgin se refusent à entamer les négociations avant le retour des prisonniers. — Note du baron Gros au prince Kong, 25 septembre 1860. — Réponse du prince Kong, 27 septembre. —- Résumé de la politique chinoise depuis 1859. — Le prince Kong ne rend pas les prisonniers. — Ëchange successif de dépêches entre le prince Kong et les plénipotentiaires alliés. — Réponse définitive du prince JSTongf , 30 septembre. — Les espérances de paix sont déçues. — Les opérations militaires vont recommencer .* Pages 221 à 257.

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