DU CONSEIL ENTRAÎNE CELLE DU PROJET. CRÉATION, LE
20 SEPTEMBRE 1870, DU LiVRE d’hONNEUR DES COLLABORA- TEURS DE l’usine et, LE 26 FÉVRIER 1872, DES PRIMES DE
TRAVAIL. Le 2 DÉCEMBRE 1871, GODIN INSTITUE SIX
COMITÉS « CHARGÉS DE PRÉPARER LES DÉCISIONS A PRENDRE , ET DE FAIRE EXÉCUTER LES DÉCISIONS PRISES ». QuiNZE CHEFS DE SERVICE ET TRAVAILLEURS EN FONT PARTIE.
Les opérations électorales de la dernière répartition avaient pris fin dans le courant du mois d’août. Dès les premiers ' jours de septembre, Godin invitait cinq employés, à la fois ■: chefs de service et habitants du Familistère, « à se constituer . « en commission administrative avec charge de s’occuper et \i « des affaires de l’habitation unitaire (location des logements, • « entretien de la propriété, approvisionnement des magasins, ^ « etc.), et des affaires de l’usine ». Bien entendu, rien n’était 1 changé dans les attributions des deux conseils de douze memf bres, l’un masculin et l’autre féminin, que la population du - Familistère élisait depuis 1861. Tandis que la nouvelle commis- I sion, créée pour suppléer le « patron » pendant les sessions de M l’Assemblée Nationale, possédait et exerçait toutes les prérof gatives de la direction, les conseils élus continuaient à ne déte-
nir qu’une autorité purement morale dont le volume de Godin, Solutions sociales, paru au mois de juin de cette même année 1870, donnait la définition suivante : « Les conseils sont les « arbitres des hautes questions d’ordre ; ils sont appelés à se « prononcer sur les infractions aux habitudes de bonne confra- « ternité, sur les actions compromettant à un titre quelconque « l’ordre du Familistère, et, surtout, sur les causes qui pourraient « motiver le renvoi d’un sociétaire.
« Les attributions des conseils s’étendent aussi, par consé- « quent, aux encouragements qu’il convient d’accorder aux « différents mérites qui se distinguent dans l’Usine et dans le « Familistère ; ils signalent le zèle et l’exactitude dans les « fonctions, comme l’oubli ou la négligence des fonction- « naires » (1). En assignant ce dernier objet aux conseils issus de l’élection, Godin signifiait qu’il ne renonçait pas à son intention d’obtenir du suffrage la mise en relief des capacités, de même que, par la création du Comité administratif, il procurait à des talents demeurés jusqu’alors en sous-ordre l’occasion de se manifester au premier plan.
Le 5 juillet 1871, il fait un pas de plus dans cette voie : « Il déclare, lisons-nous au registre des procès-verbaux, que « le conseil (2) aura à se préoccuper, — et il l’invite à faire « cette étude de la manière la plus sérieuse, — de la question « de savoir quelles personnes il conviendrait d’admettre à une « participation dans les bénéfices de l’usine et à discuter le « mode de répartition en prenant pour base de la discussion « ce qui est dit à ce sujet dans Solutions sociales, le tout en vue « de pouvoir être appliqué aux résultats de l’inventaire du « 31 décembre de l’année courante». De l’ouvrage proposé à leurs méditations aussi bien que des expériences récemment tentées, les fonctionnaires consultés ne pouvaient que conclure à la nécessité de faire du titre de participant une récompense réser- - vée aux services rendus. C’était donc, sous une forme nouvelle, l’éternel, l’inexorable problème qui se dressait : Par quelle
(1) Solutions sociales, ch. XLIII, p. 619 et suiv.
(2) Dans ce registre et dans tous les documents de la môme époque, les mots commission administrative, comité ou conseil sont employés indifféremment l’un pour l’autre.
méthode, à l’aide de quel critère discerner et évaluer ces services rendus ? La tâche était relativement facile, nous le savons, pour les travaux qui se laissaient enregistrer dans des « notes de fabrication » comme celles que l’on recueillait à la fonderie ou à l’ajustage. Pour les autres travaux, et notamment pour ceux des bureaux, elle offrait des difficultés considérables, peutêtre même insurmontables.
Ce qui mettait le comble à l’embarras de la commission administrative, c’est qu’elle ne pouvait emprunter à l’ouvrage de Godin que des directions générales, muettes sur les moyens de réalisation pratique. D’après l’auteur de Solutions Sociales, toute production suppose l’action combinée de quatre facteurs qui ont chacun des droits sur la richesse produite. Un premier prélèvement doit être fait sur celle-ci en faveur des invalides, des faibles, de l’éducation des enfants, etc. ; c’est en quelque sorte la « part de Dieu », celle qui correspond à l’apport de la nature, dispensatrice des forces que nous utilisons, des matières premières, etc. Un second prélèvement rémunère à un taux fixé d’avance le capital et prend le nom à' intérêt ; une troisième ; part constitue le salaire et rétribue le travail dépensé au cours de la fabrication du produit. Il est enfin un quatrième facteur j que l’on confond à tort avec le travail et qu’il convient de considérer isolément c’est la capacité, c’est-à-dire ce surcroît j d’ingéniosité créatrice, de vigilance, d’habileté, d’économie dans I l’emploi des matériaux ou des outils qui distingue l’ouvrier I épris de son œuvre et que le chef d’industrie ne saurait exiger [en retour du salaire pur et simple (1). Or, c’étaient les mérites I de cet ordre qu’il s’agissait de surprendre et de mesurer pour les : appeler à participer aux bénéfices,' en commençant par les [plus difficilement saisissables peut-être, ceux des employés et [des chefs de fonction, envers qui l’on se trouvait comme j moralement engagé à la suite des expériences antérieures et dont |il y avait intérêt, pour le bien de l’établissement tout entier, à 1 surexciter le dévouement professionnel.
Livrés le plus souvent à leurs seules inspirations par les [longues absences de Godin, les membres de la commission se
(1) Cf. Godin, Solutions sociales, p, 333 et suiv.
dispersèrent en efforts confus et en vaines recherches. Ils voulurent d’abord organiser le contrôle de la ponctualité au travail. Une commission de trois membres fut élue après bien des tergiversations et proposa la création de deux registres de présence, l’un pour les ateliers et l’autre pour les bureaux, où seraient inscrites tous les matins, avec la signature des intéressés à l’appui, les heures d’arrivée du personnel. Une prime de 15 francs par mois devait être donnée « à l’employé de chacune • des deux catégories qui aurait eu le plus d’exactitude pendant tout le mois ». Dans la séance du 30 mai 1872 qui vit surgir cette proposition, un des conseillers se présenta avec une proposition « plus radicale encore ». S’autorisant de quelques pages de Solutions sociales sur le travail à Vheure et le travail à forfait et posant en principe que «l’employé n’est qu’un ouvrier», l’auteur de la motion s’exprimait ainsi : « Je prie le conseil « de déclarer qu’il est d’avis : 1° que le travail des employés « sera réorganisé de façon à le mettre aux pièces, ce qui est « beaucoup plus facile et plus pratique qu’on ne le pense à « première vue ; 2® subsidiairement, qu’en attendant l’appli- « cation du travail aux pièces qui ne pourra s’établir qu’après « l’élaboration d’un tarif ratifié par le chef de la maison, le « travail soit mis provisoirement à l’heure ; 3° que le tiers du « matin (1) soit facultatif, avantage qui est accordé au dernier « manœuvre de la cour ; 4^ qu’afin qu’il ne puisse y avoir « aucune surprise dans une discussion aussi grave, puisqu’il <( ne s’agit de rien de moins que de l’application au travail de « 90 personnes des principes posés par l’auteur de Solutions « sociales, la discussion soit renvoyée à huitaine, afin de per- « mettre à chaque membre du conseil de bien mûrir son opi- « nion ».
Le ton quelque peu présomptueux de cette résolution semblait promettre de la part de celui qui la présentait la solution si ardemment souhaitée. Invité à entrer dans le détail, il exposa
(1) Entendez le premier tiers de la journée de travail; il commençait, à cette époque, à 7 heures du matin et se terminait à 9 heures. La besogne reprenait à 10 heures, après le petit déjeuner, et se poursuivait jusqu’à une heure et demie. La troisième séance de travail avait lieu de 3 heures à 7 heures du soir.
en ces termes l’idée maîtresse de son système : « Prenons une
année moyenne de l’usine, trois années si l’on veut, pour en « déduire une moyenne. Faisons masse des affaires faites, des « salaires payés, des matières employées, etc. Faisons masse <( des appointements payés. Comparons en masse.
« Il va en ressortir une foule d’enseignements. Je ne m’arrête ■« qu’à un seul, capital : un certain chiffre d’affaires annuelles « aura nécessité la dépense d’un certain chiffre en appointe- « ments, d’où nous tirons le tant pour cent des salaires qu’af- « fectent cent francs de ventes. Voilà la base du tarif trouvé ; « nous avons à répartir aux travaux de direction et de comp- <( tabilité tant pour cent des affaires faites.
« Cette base fixée, reste la répartition : tant pour avoir fait « tel acte, tant pour avoir dirigé la production de tant de travail, « etc. Les détails appartiennent à l’étude pratique qui est à « faire. Mais, dès à présent, un jalon est planté : répartir en « raison du travail effectivement fait la masse des appoin- « tements ».
Le caractère fantaisiste d’une proposition ainsi formulée n’aura pas échappé au lecteur. Découvrir la « base du tarif » n’était rien; déterminer les modalités d’application, dresser le barême de la répartition (« tant pour avoir fait tel acte », etc.) était tout, en sorte que le problème demeurait entier. D’ailleurs, l’idée même de proportionner au chiffre d’affaires de la maison la somme totale des appointements n’était séduisante qu’en apparence : « Lorsque 90 personnes, déclarait l’au- « teur du projet, savent qu’il dépend de leur zèle, de leurs soins, « de leur travail, de leur cordiale entente, de faire forcément « augmenter la rétribution de tous et de chacun, il n’est pas « douteux que la masse des affaires ne doivent augmenter d’une « manière sérieuse. On parle de surveillance du personnel ? « Quelle surveillance ce sera que celle de 90 personnes qui « sentiront que tous leurs efforts ont un même but, qui sauront « que la paresse, l’apathie ou l’incapacité d’un seul contribuera « à faire baisser la valeur du travail de chacun ! » Raisonner ainsi, c’était méconnaître cette vérité, pourtant banale, que l’importance des bénéfices et, par conséquent, le degré de prospérité d’une industrie sont loin d’être en fonction de son
chiffre d’affaires ; c’était aussi n’envisager de parti-pris que la plus agréable des éventualités et se refuser à examiner le revers de la médaille, c’est-à-dire la possibilité d’une baisse des ventes devant entraîner une diminution correspondante des appointements. Ce jour-là, que de récriminations n’aurait-on pas eu à subir de la part des intéressés, ardents à s’accabler mutuellement de reproches, ou, au contraire, à se donner le mot pour rejeter loin d’eux-mêmes et de leur groupe toutes les responsabilités !
Dans sa séance du 6 juin 1872, le conseil, à l’unanimité, prit en considération la motion qui lui était soumise et chargea deux rapporteurs « de lui fournir les renseignements statistiques nécessaires à l’élaboration des tarifs ». Il y eut aussi unanimité pour adopter, à titre de mesure transitoire, le principe du paiement à l’heure. Mais ces décisions irréfléchies restèrent sans effet. Depuis la fin de mai, le conseil lui-même était voué à Une disparition prochaine. Des dissentiments profonds, des jalousies, des rivalités d’amour-propre, que le temps n’avait fait qu’exacerber, rendaient toute coopération impossible et même tout contact pénible entre ses membres (1) : « Serais- « je donc condamné, leur écrivait Godin, le 26 mai, à cette « conclusion terrible de ne pouvoir jamais rencontrer sur ma « route des hommes capables de me comprendre ? » Et il les avertissait, après avoir fait un dernier appel à leur dévouement, que, s’ils n’arrivaient pas « à continuer leurs réunions avec le « calme et les bonnes intentions qu’ils devaient y apporter », il aurait recours au remède suprême : la dissolution. En effet, un mois plus tard, le 27 juin, la carrière agitée et stérile de la commission prenait fin.
Devant l’impuissance de ses collaborateurs à le seconder, Godin s’était décidé, autant que le lui permettaient les obligations de la politique, à reprendre son œuvre d’expérimenta-
(1) Ils étaient alors au nombre de huit. Pour prévenir les froissements qu’il redoutait, Godin avait stipulé que le conseil ne nommerait pas de président à demeure, — celui-ci aurait pu avoir la tentation de jouer au coadjuteur,— ni de secrétaire permanent. Elus au début de chaque séance, le président et le secrétaire étaient rééligibles, mais le conseil avait ôté invité à varier ses choix « afin de donner à toutes les facultés le moyen de se produire et « de mettreainsi les membres du conseil à môme de reconnaître et déjuger les « mérites de chacun au point de vue de l’exercice de ces délicates fonctions».
teur social au point où il l’avait laissée. Le 20 septembre 1871, il annonçait la création prochaine d’une sorte de Livre d’honneur où seraient inscrits « les actes exceptionnellement méritants des « employés et ouvriers dans les travaux et l’organisation de « l’usine ». Et le procès-verbal de la commission administrative chargée de mettre l’idée à exécution résumait ainsi la pensée du fondateur : « Les inscriptions y seraient faites d’office, soit « par le chef de la maison, soit par le conseil après en avoir « délibéré. Toutefois, chaque prétendant à un mérite spécial « aurait le droit d’y faire inscrire son dire.
« Ce livre deviendra un recueil précieux qui mettra à même « de juger le mérite véritable de chacun et préparera ainsi « la voie à l’application de l’équitable répartition.
« Une affiche annoncera aux intéressés la création de ce « livre. »
Dans les quelques semaines qui suivirent, l’idée prit corps, les détails d’application se précisèrent, et, le 6 novembre, les ouvriers purent lire dans les ateliers l’avis suivant :
« Messieurs les ouvriers sont informés qu’un registre est « ouvert afin de recevoir l’inscription de tous ceux qui, parmi « eux, se distingueront par une innovation utile dans les travaux « de l’établissement.
« Une prime sera accordée à chacun d’eux, suivant l’impor- « tance des perfectionnements qu’ilsauront découverts. La règle « servant à déterminer ces primes sera fixée ultérieurement « par le conseil d’administration.
« Dès à présent, il est alloué à X. la somme de 50 francs « pour une nouvelle targette ; à Y. la somme de 50 francs pour « une embase aux arbres des torréfacteurs. Vingt-cinq francs « seront payés immédiatement et vingt-cinq francs le 31 décem- « bre prochain. Le règlement définitif sera fait quand les éce- « nomies résultant de, ces changements pourront être calculées. »
Un second avis fut affiché le 2 décembre. Il complétait utilement le premier sur quelques points : «Chacun, y lisait-on, « sera inscrit sur le livre par ordre de date et une première primo « lui sera comptée quand la proposition aura reçu son appli- « cation; elle variera de 10 à 25 francs, en attendant que l’im- « portance de la récompense soit arrêtée... Les intéressés
« peuvent demander leur inscription par l’organe de leur chef a d’atelier ou de M. Z. qui est chargé de la rédaction des ins-
« criptions.
« Sont inscrits : (suivaient dix noms) Primes versées^
A 25 francs
B 25 francs
Etc. etc.
Les inscriptions, on le voit, n’avaient pas tardé à affluer vers ce registre qui offrait le double avantage de récompenser et de provoquer tout à la fois les initiatives utiles. Un des caractères les plus notables de l’institution, c’est qu’au lieu de prévoir un certain nombre de primes fixes d’importance variable, elle cherchait, pour chaque cas particulier, à ajuster la récompense à la valeur pratique de l’invention, en mesurant celle-ci d’après le gain ou l’économie qu’elle permettait de réaliser dans le travail. Il va sans dire qu’il ne pouvait être question que d’une approximation très imparfaite, mais le principe posé, si’ difficile qu’en fût l’application, n’en était pas moins conforme à l’idéal le plus élevé de la justice distributive.
En même temps que la fertilité d’esprit qui crée du nouveau, il fallait mettre en lumière les qualités plus modestes que le travail courant permet à chacun de déployer. Godin y pourvut. Par un avis affiché dans l’usine le 26 février 1872, il avertit les mouleurs « qu’il serait dorénavant alloué dans chaque atelier « de fonderie une prime d’encouragement de 5 francs, deux fois « par mois, aux deux ouvriers qui auraient produit le plus, « relativement, pendant 15 jours, tout en ayant fait le travail « le plus irréprochable ». Le même avantage était réservé aux mouleurs à la machine. L’affiche disait en outre : « Il sera « accordé une prime de cinq francs, deux, fois par mois, à l’ou- « vrier mouleur de chaque atelier de fonderie qui fera les plus « petits jets relativement aux dimensions de ses pièces et qui « gaspillera le moins de fonte. Le même mouleur pourra toucher « la récompense deux fois de suite, mais après, il restera un « mois sans y avoir droit, afin qu’un plus grand nombre d’ou- « vriers puissent en profiter. »
Le succès de ces primes à la quantité et à Véconomie de matière première, d’un usage aujourd’hui courant dans la grande industrie (1), suscita, chez les ouvriers ajusteurs, le désir de profiter de semblables avantages. Soumise au conseil de l’usine dans sa séance du 14 mars 1872, leur demande fut aussitôt agréée.
Enfin, pour favoriser l’accès d’un plus grand nombre d’employés aux responsabilités de la direction, pour leur permettre d’intervenir dans ces délibérations communes où peuvent se révéler l’esprit d’initiative et l’aptitude au commandement, Godin, qui, loin de redouter le contact des supériorités, les appelait passionnément à lui, résolut de nommer des comités chargés, pour chacun des services principaux de l’établissement, de « préparer les décisions à prendre et de faire exécuter les « décisions prises ». Composés en premier lieu des membres de la Com.mission administrative, presque tous chefs des fonctions dont il s’agissait d’assurer la bonne marche, ces comités comprirent en outre sept titulaires pris dans l’élite des employés, soit en tout quinze personnalités différentes. Empruntons au procès-verbal de la séance du conseil, en date du 2 décembre 1871, l’énumération des six comités institués par Godin « sous réserve d’en créer d’autres, si les besoins du « service l’exigeaient, ou de modifier le personnel de ceux créés ci-après » :
1° — Comité d'industrie
(Les 4 membres désignés faisaient partie du Conseil ou commission administrative.)
2^ Comité des expéditions
(Trois membres, dont deux nommés en dehors du conseil.)
3® — Comité des modèles
(Quatre membres, dont deux ne faisaient pas partie du conseil.)
(1) Cf. à ce propos l’ouvrage de D. Schloss (traduction Ch. Rist) : Les modes de rémunération du travail, Paris, 1902, ch. VII, p. 85 et suiv*
4® — Comité du contentieux, des recouvrements et des litiges (Cinq membres, dont trois nommés en dehors du Conseil.)
50 — Comité des approvisionnements (Quatre membres, tous faisant partie du conseil.)
6® — Comité des récompenses (Cinq membres, tous conseillers.)
Nous manquons de renseignements sur la durée du fonctionnement de ces comités, comme aussi sur les services qu’ils rendirent. Il est probable qu’ils cessèrent peu à peu de se réunir, puis disparurent tout à fait, lorsque, en 1877, l’organisation des groupes et des unions dont nous parlerons plus loin vint étendre à tout le personnel, dans des conditions qui firent oublier la timide tentative dè 1871, le principe de la participation volontaire de tous les travailleurs à la gestion des. intérêts communs.