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LE SUFFRAGE JUGE DE LA CAPACITÉ PROFESSIONNELLE

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I- — Les débuts de J. -B. -A. Godin. — Il crée à Guise une industrie nouvelle et fonde, en 1859, le Familistère. — Premiers essais sociaux d’inspiration fouriériste. — Le règlement d’atelier du , 31 janvier 1857. — Les conseils élus du Familistère (1861). —

Les sociétés d’utilité ou d’agrément. — Les magasins coopératifs" — La désignation par l’élection des candidats aux fonctions de surveillants d’atelier 63

IL — La découverte et la rétribution des capacités reste pour Godin le problème essentiel. Les expériences dont l’étude va suivre auront ce double objet. — Elles se classent par leui« modalités en trois groupes : A — juin 1867-juin 1870 : vote à plusieurs degrés du personnel tout entier ; B — janvier-mai 1870 : le corps électoral ne comprend plus que les chefs de service et les employés ; modifications profondes dans les conditions du suffrage ; G — février-juin 1872 : cinq groupes d’employés ont à se répartir la somme représentant la totalité des appointements du groupe 70

III. — Institution, en juin 1867, de la Fête du Travail et inaugura-

tion des essais du premier groupe. ~ Les électeurs sont invités à distribuer deux mille francs entre les travailleurs les plus méritants. — Le fondateur réserve certains privilèges électoraux aux habitants du Familistère: raisons de ce traitement de faveur. — Les résultats de l’expérience : il faut remédier à l’éparpillement des votes, conséquence de l’excessive liberté laissée à des électeurs inexpérimentés 75

IV. — L’essai du 31 mai 1868. — Les éligibles sont désignés, les

uPiS par le suffrage, les autres en raison de leurs notes professionnelles. — Mesures diverses destinées à circonscrire et à éclairer le choix des électeurs. — Les résultats dénotent une amélioration relative 80

V. — L’essai du 31 mai 1869. — L’élection du premier degré est

conçue sur un plan nouveau : sept sections électorales votent pour la désignation des éligibles. — L’expérience, peu satisfaisante par ses résultats, est reprise, en juin 1870, sur des bases quelque peu difl'érentes. — Conclusions d’ensemble sur les trois essais précédents • 84

VI. — Sans attendre l’échec prévu de l’essai du5 juin 1870, Godin,

dès le 31 janvier de cette même année, institue la première des expériences du deuxième groupe. — Elle mot en action les seuls employés de la comptabilité, que Godin invite à se répartir, suivant une méthode dont il leur laisse l’initiative, le dixième du total de leurs appointements mensuels. — Exposé des procédés de scrutin adoptés : bulletins de vote individuels et bulletins collectifs. — Commentaires sur les votes émis 91-

VIL — Les applications du système précédent, telles qu^elles se poursuivent entre mars et août 1870, ne laissent plus subsister que le bulletin collectif. — Critique des résultats enregistrés pour les mois de février, mars, avril et mai 1870. — Regard d’ensemble sur les cinq essais de la série envisagée ici. — Pourquoi le sulfrage n’a pas répondu à ce qu’on attendait de lui. — Les malheurs de la guerre et, plus tard, l’élection de Godin a 1 Assemblée Nationale interrompent les expériences à base électorale

VIII. — De septembre 1870 à février 1872, le fondateur délègue une partie de ses pouvoirs à un conseil de cinq chefs de service. - 11 charge ce conseil de rechercher « les mérites qui se distingueront au Familistère et dans l’usine», en -vue de les admettre à participer aux bénéflces de l’industrie. — Embarras des collaborateurs de Godin en quête d’un critérium du mérite , - La récompense de la ponctualité. — La proposition du

1? appointements proportionnés au chiffre

d afïaires de l’entreprise. — La disparition du conseil entraîne celle du projet. - Création, le 20 septembre 1870, du livre d honneur des collaborateurs de l’usine et, le 26 février 1872 des primes de travail. — Le 2 décembre 1871, Godin institue six comités «chargés de préparer les décisions prises». Quinze chefs de service et travailleurs en font partie

Reprise, en 1872, des essais de mise en lumière des mérites par le suffrage : 48 employés prennent part au scrutin du 26 février 1872. — Raisons qui conduisent Godin à annuler le vote :

la faillite des scrutins à base trop élargie

X. L essai de mars 1872 : le vote par groupes restreints et homogènes. — Modifications propres à rendre plus éclairés les votes collectifs. — Les résultats attestent l’opportunité des mesures prises : il y a généralement concordance entre les appointements effectifs et ceux qui sont attribués par le vote.

expérience de scrutin par groupes et par série (18 juin 1872). — L’incohérence des Votes du premier groupe

(Conseil administratif) entraîne la suppression de ce conseil.

Quoique moins déraisonnables, les autres votes démentent

loptimisnoe des conclusions du chapitre précédent

XII. — Godin décide de tenter un dernier recours au suffrage universel : 1 essai du 2.3 juin 1872 renouvelle, avec quelques changements conseillés par la pratique, celui du 5 juin 1870. — Une fois de plus, le suffrage se révèle insuffisant comme mode de désignation des capacités

essais électoraux est close. — Le fondateur, instruit par ces essais, ne change rien au mode de rétribution de travail en vigueur et, par la participation aux bénéflces, préparé les travailleurs à l’association qui, en 1880, les rendra l’entreprise. — Applications diverses, de 1872 1^ participation aux bénéflces. - Les Fetes du Travail continuent à servir de cadre à la proclamation des mérites. — Tableaux d’honneur et primes en espèces,

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décernés avec le concours des comités et des conseils permanents élus (!'' juin 1873). — Des récompenses au mérite sont accordées en 1874, 1875 et 1876. — Création, en 1877, des titres d’épargnes provisoires. — Distribution de ces titres en juillet 1878 ; les hésitations des intéressés. — Fin de l’exposé des essais pour la révélation des capacités par le suffrage

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