BASILE DIGENIS AKRITAS
LA » TE 4 , “ EN 1489 ἄνευ προστάξεως αὐτοῦ διαπεράσ᾽ ἐχεῖθεν.
Γράφει δ᾽ αὐτῷ ὁ βασιλεὺς ἐπιστολὴν τοιαύτην᾽ « μὴ χατοχνήσῃς, βέλτιστε, πρὸς ἡμιᾶς πορευθῆναι ᾿ L/4 \ \ -- La » \ “4 ROUGE γὰρ παρὰ πολλῶν N ἐμὴ βασιλεία περὶ τῶν χατορθώσεων χαὶ ἀνδραγαθιῶν σου, 1490 xai πόθον ἔσχηκα ἰδεῖν τὴν σὴν ὡραίαν ὄψιν, “ ΞᾺ / \ ΞΞ Ε / \ / ὅπως τῷ πλάστῃ καὶ θεῷ ἀναπέμψω τὴν χάριν, τῷ δόντι σοι τὴν δύναμιν, ἰσχύν τε καὶ ἀνδρείαν τοσαύτην ὑπεράνθρωπον ἐν τῇ γενέσει ταύτῃ " Xi δέ μοι τὴν ἀυοιδὴν ἐχ γειρὸς τοῦ χυρίου ἀκ | ἣν ἀμοιοῦ χειρὸς οὐριοῦ;
Br) NAS / » ε - Ne ͵ 1499 ἐλθὲ δὲ χαίρων, ἀγουρε. ἡμῶν μη ἐπιλάθης. » Περὶ τοῦ πῶς ὁ Διγενὴς ἀντιγράφει τῷ βασιλεῖ,
SN / 7 δέ \ NESS τι , « ἐγὼ γάρ, λέγει, δέσποτα, σὸς δοῦλος νῦν τυγχάνω, : \ ο ῃ - 7 »/ ἰδ ὔ » » ὃ χαὶ εἰ ποθεῖς, ὡς ἔγραψας, ἰδεῖν ἄχρηστον ἄνδρα, λάδε ὀλίγους μετὰ σοῦ καὶ ἐλθὲ ᾽ς τὸν Εὐφράτην,
CINQUIÈME LIVRE. 125 garde si vigilante que, sans son ordre, personne n'osait
les franchir.
Comment Romain, empereur des Grecs, envoya une Jettre à Akritas.
L'empereur écrivit à Digénis une lettre ainsi conçue : « Hâte-toi, mon cher, de te rendre près de nous. Notre majesté ἃ appris de beaucoup de personnes tes prouesses et tes exploits, et j'ai éprouvé le désir de contempler ton beau visage, afin de rendre grâces au Dieu créateur, qui ta donné puissance, force et bravoure, une bravoure si supérieure à celle des autres hommes ! Tu recevras par moi la récompense de la main du Seigneur. Viens donc avec joie, jouvenceau, et ne nous oublie
pas. »
Comment Digénis répond à l’empereur.
Digénis, ayant recu le message impérial, y répondit par celui-ci : « Seigneur, dit-1l, je suis ton esclave ; et si, comme tu l'as écrit, tu désires voir un homme inutile, prends avec toi quelques personnes et viens sur le bord de l’Euphrate. Là, tu verras, seigneur, ton inutile serviteur; car, sire, je redoute un camp nombreux, je crains que les gens de ton armée ne commencent à me critiquer et que, dans ma mauvaise humeur, je ne les gratifie d'un salaire de mes mains ; car la jeunesse, sire, commet
beaucoup de folies. »
126 BASILE DIGENIS AKRITAS. ᾽
150) "Eyaupe δὲ ὁ βασιλεὺς ἀκούσας τῆς γραφῆς του. χαὶ ἔλεγε τοῖς ἄρχουσι μετὰ χαρᾶς μεγάλης ὅτι ε"ρέθη ἄνθρωπος καλὸς τῇ βασιλεία οἷος οὐκ ὥφθη πώποτε τοιοῦτος ἐν τῷ χόσμῳ.
EU -Ὁ \ -Ὁ ΩΝ / € / τῆς HAÂNG TE HO θαυμαστῆς τοῦ νέου ἡλικίας "
= (ex.
μ-- QT
, 14 / / ᾽ / , / € OÙ χρήζεις, λέγων, τέκνον μου, ἐπαίνου ἀλλοτρίου, 774 EL eue. 7 / /
\ \ A \ 22 [γέ \ / CU τὰς δωρεὰς χαὶ τὰς τιμᾶς, ἄσπερ μοὶ βούλει δοῦναι,
1525 ἀξία δὲ ἡ ἀμοιξὴ τῆς δόξης τοῦ σοῦ χράτους ἀγαπᾶν προσηλύτους τε Ko ἐλεεῖν πεινῶντας, ἐξ ἀδικούντων ῥύεσθαι τοὺς κατα πονουμένους, τὰ χατὰ γνώμην πταίσματα. συγχώρησιν παράσχειν, χαὶ Un ὀργίζεσθαι τινὰ πρὸ τοῦτον ἐρευνῆσαι :
"» ΞΦ f: , / ΔῈ / 1930 ταῦτα γὰρ ELGL, HPATIGTE, ἐργὰ δικαιοσύνης,
La lecture de cette lettre causa un vif plaisir à l’empereur, et, avec une grande joie, il dit aux princes qu'il se trouvait un homme bon peur l'empire et dont le pareil ne s'était jamais vu dans le monde. Il prit done, comme il ἃ été dit, cent soldats avec lui et partit pour aller voir Akri-
tas. Avec cette escorte, il arriva au fleuve Euphrate.
Comment l’empereur des Grecs salua Akritas.
Là, l’empereur aperçut le jouvenceau avec quelques pallikares ; il l’embrassa avec effusion et admira la grandeur de sa belle et merveilleuse stature.
« Tu n'as pas besoin d’éloges étrangers, lui dit-il;
quand la vérité brille, la louange est inutile. Parle donc
avec assurance, mon enfant; 51 tu as besoin de quelque
chose, l’empereur lui-même te l’accordera. »
Akritas lui répondit humblement : « Sois en bonne santé, sire, toi et ton armée. Ta sympathie seule me suffit; quant aux honneurs et aux présents dont tu veux me combler, donne-les, seigneur, aux soldats pauvres, car les dépenses de ton empire sont innombrables. L'offrande digne d’un monarque puissant et glorieux consiste à aimer les étrangers, à avoir pitié des affamés, à délivrer ceux que l’on persécute injustement, à accorder le pardon des péchés de pensée, et à ne pas s’irriter contre quelqu'un avant d’avoir fait une enquête. Voilà, tout-puissant
monarque, des œuvres de justice, cette vertu à l’aide de
BASILE DIGENIS AKRITAS.
ὡς δῶρον εὐτελέστατον ἄχρι τῆς τελευτῆς LOU
τὰ χρατηθέντα Toù χαιροῦ χτήματα τοῦ σοῦ πάππου,
ἀπ ον ὑπ CON Τὰ
Se a ΡΝ ΤΥ el ἐκ Περσίδος γράφειν :
2 5: 7, \ \ vw / γράψω σοι, ὦ παμφίλτατε, καὶ τὴν τοῦ Φιλοπάππου,
\ ΡῈ , / \ EU , 2 3 V2 χαὶ τῆς ἀνδρείας Μαξιμοῦς AL τῶν αὐτῆς ἀγούρων. ΤΈΛΟΣ TOY ΠΈΜΠΤΟΥ AOTOY TOY ΔΙΓΕΝΟΥ͂Σ AKPITOY. / e ων / ['O] ἕκτος λόγος, λέγω δή, καὶ ὁ ἕδδομος αὐτίκα
1542. Bopdv.— 1543. ἔσω .--- 1544, χρυσιοθούλον. — 1546. Après ce vers vient le mot λοίπη, pour λείπει, comme nous l’avons déjà vu et
le reverrons plus d’une fois encore. — 1548. ἀρράθδων.
laquelle tu soumettras tous tes ennemis, car la force ne suffit pas pour gouverner et conquérir, mais c'est un don de la droite du Dieu très-haut, pour la grâce duquel, sire, moi ton reconnaissant serviteur, je C'offrirai, comme un très-humble présent, et ce jusqu'à ma mort, la remise des immenses dépenses que tu fais annuellement pour la garde des frontières. Bannis donc désormais toute inquiétude à cet égard; je ferai de tes ennemis les esclaves de ton empire. »
L'empereur, ayant entendu les paroles d’Akritas, lui dit : « Mon enfant, la Romanie tout entière est à toi; parcours-la au nord et dans toutes ses provinces, et sois maintenant honoré avec ton peuple. Je te donnerai, avec
bulle d'or, le double de tous les biens confisqués à ton
‘aïeul. Je veux qu'ils soient ta propriété et que nul ne
puisse jamais t'en dépouiller. » ᾽
Lacune.
us écrire de la Perse. Dans le sixième livre, je raconterai la déroute des Arabes ; ensuite, très-cher lecteur, je décrirai dans le septième la défaite des apélates, ainsi que
celle de Philopappos, de la vaillante Maximo et de ses gens.