‹ Les exploits de Digénis AkritasChapitre 65 sur 78 · AT 97. D · texte numérisé non relu

AT 97. D

TO ἔδαφος τοῖς ἄνθεσι λαμπρῶς πεποιχιυλμιένον,

\ \ “ Nota EN 2 Ἵ € 5 Ἢ τὸ δὲ χρῆμα πρὸ ὀφθαλμῶν ἐνήδονον ὑπῆρχεν ", ci / \ / / ἄλση σαν δασύτατα. χαὶ πανηγύρεις δένδρων, οἱ κλάδοι ἔθαλλον φαιδρῶς, συνήπτοντο ἀλλήλοις ᾿ h εὐωδία τῶν χοαρπῶν συνέριζεν τοῖς ἄνθοις, ἀμπέλοις ἐπενδύοντο τὰ πλείονα τῶν δένδρων, χάλαμιοι ἐπεφύοντο εἰς ὕψος ἐπηρμένοι, χαὶ ἀνθη ὡραιότατα ἐπάνω τοῦ ἐδάφους :

V4 3 (4 ΙΑ \ ww »

νάρκισσος ἔθαλλε φαιδρός, χαὶ ῥόδα σὺν τοῖς ιοις. Ὕδωρ ψυχρὸν ἀνέδρυεν ἐν μέσῳ τοῦ λειμῶνος, χαὶ πανταχοῦ ὃ ιέτρεχεν ἐχείνῳ TE τῷ τόπῳ᾽

7 \ Fe \ , - --΄ς “Σ᾿ χαράδραι δὲ δεξαμεναὶ ἐν τῇ πηγῇ ὑπῆρχον, CT ἊΝ \\ e/ / - Ε] “ \ -Ὡ ͵7͵ Ὧν γὰρ τὸ ὕδωρ χάτοπτρον τῶν ἀνθῶν καὶ τῶν δένδρων, τὸ μὲν γὰρ nv ἀληθινόν, τὸ δ᾽ ἕτερον λευχῶδες.

᾽ 7 / € \ SI, “Ὁ 3/ Opvéwv γένη ἱκανὰ ἐνέμοντο τῷ ἄλσει,

Dans ce merveilleux et très-doux mois, je voulus changer de campement, seul avec la ravissante fille du général Ducas, à cause du charme de cet admirable mois de mai, de l’éclosion des fleurs, de la joie universelle, et à cause

aussi de l'isolement de ma charmante bien-armée.

Comment Akritas se rendit avec la jouvencelle, c’est-à-dire sa bien-aimée, dans un jardin merveilleux, et y dressa sa tente.

Nous étant done rendus dans une prairie magnifique, jy dressai ma tente et mon lit. Autour de ma tente, je semai toutes sortes de plantes, émaillant ainsi Le sol de fleurs éclatantes. Le spectacle qui s’offrait à la vue était des plus réjouissants : c'étaient des bosquets très-touffus, d'immenses quantités d'arbres dont les rameaux entrelaçaient leurs frondaisons luxuriantes. Le parfum des fruits rivalisait avec celui des fleurs, les vignes s’enroulaient autour de la plupart des arbres, des roseaux s’élevaient à une grande hauteur. Le sol était diapré de fleurs charmantes ; le beau narcisse y poussait avec les violettes et Les roses. Une onde fraiche jaillissait au milieu de la prairie et sillonnait ce lieu dans tous les sens. Il y avait près de la source de profonds réservoirs d’eau, où se miraient les fleurs et les arbres ; dans l’un l’eau était naturelle, et dans l’autre blanchâtre.

Le bois était peuplé de plusieurs espèces d'oiseaux, tels que

BASILE DIGENIS AKRITAS.

ταῶνες χειροήθεις τε χαὶ ψιτταχοὶ καὶ χύχνοι ᾿" ς \ / CE “- / ” οἱ ψιττακοὶ κρεμάμενοι ἐπὶ τοῖς χλώνοις ἤδη.

οἱ χύχνοι ἐν τοῖς ὕδασι νομιὴν προσεποιοῦντο ᾿ ταῶνες δὲ τὰς πτέρυγας κυκλοῦντες εἰς τὰ ἄνθη, ἀντέλοαιμπον ταῖς πτέρυξι ταῖς τῶν ἀνθῶν τε χρόαις ᾿ € δὲ 49 / \ \ / αι dE ÀOUTEL ἐλεύθερον πτερὸν γὰρ χεχτημεέναι, y 7. ᾽ ΄Ζ Pur 7 . ae δέ Ν ἔπαιζον ἐποχούμιεναι ἐν χλώνοις TE τῶν δένδρων,

- » ς Ar \ 5 ΄ τῶν ὀφθαλμῶν ὡς ῥόδον τε τὴν ὄσφρησιν μεθέλχει, οὕτως αὐτὴ τοὺς ὀφθαλμοὺς ἕλκων καὶ ὑποτάσσων,

ἡνίχα. TE τοῖς χάλυξιν ἄρχονται ἀναστέλλειν *

μόσχοι, κασσίαι, καφουραί, ἄμπαρ καὶ ξυλαλόαι, NP: ς > € \ \ / 3 /

καὶ Ἣν ὁ ŒVELLOG ἡδὺς χαὶ πληρης εὐωδίας"

1895, ψυταχοί. --- 1890. ψυταχοί. xkovorc, — 1901. χλόνοις.--- 1902. λιγηρῶς. σηρήνων. -- 1904. ἐξαστράπτων. — 1913. χάλλιξιν. --- 1914, βό-

SEPTIÈME LIVRE. 159 paons apprivoisés, perroquets et cygnes ; les perroquets vivaient suspendus aux branches, et les cygnes sur les eaux. Les paons faisaient avec leurs plumes la roue parmi les fleurs, avec lesquelles ils rivalisaient d'éclat. Les autres o1seaux, en possession de leur liberté, se jouaient, perchés sur les branches d'arbres, et faisaient entendre des chants plus harmonieux que ceux des sirènes, d’autres enfin étalaient fièrement les magnificences de leur plumage.

Mais la rayonnante beauté de la noble jouvencelle brillait d’un plus vif éclat que celle des paons et de toutes les fleurs. Son visage resplendissait comme le soleil, et ses joues vermeilles et fleuries étaient pareilles à des roses parfumées. De même que la rose attire l’odorat, ainsi la jouvencelle attirait et captivait les yeux au point que l’on ne pouvait se détacher de sa vue. Ses lèvres ressemblaient à des fleurs aux nuances rosées, lorsque commence à s’entr'ouvrir leur calice. Ses boucles flottantes descendaient jusqu'à terre et lui faisaient une délicieuse parure de rayons dorés ; partout régnait une ineffable allégresse.

De gâteaux aussi nombreux que variés se dégageait un fumet odorant, et la brise était douce et pleine des senteurs embaumées du muse, de la casse, du camphre, de l’ambre et de l’aloës.

Tels étaient les agréments que présentait ce jardin.

4 BASILE DIGENIS AKRITAS.

EU ? / \ œ / CO 4 τῶν ἀηδόνων χαὶ λοιπῶν στρουθίων χελαδούντων. Ἡ χόρη δὲ διψήσασα πρὸς τὴν πηγὴν ἀπῆλθε" LOL, ὡς ἐκεῖσε ἔδρεχε τοὺς πόδας τερπομένη, δράχων, μορφώσας ἑαυτὸν εἰς εὐειδὴ παιδίον, πρὸς ταύτην παρεγένετο, ουλόμιενος πλανῆσαι" ἡ δέ, μὴ ἀγνοήσασοι αὐτὸν ὁποῖος εἴη, ἔφησε ταῦτα σύντομον ἐχεῖνον χατοιλέγων᾽

» ῃ / à dv DRE , , :

« ἄφες, θηρίον, τὴν βουλὴν, ἐγὼ οὐκ ἁἀπατῶυαι ὁ γὰρ φιλῶν με ἠγρύπνησεν, ἀρτίως δὲ κοιμᾶται, εἰ ἐγερθῇ καὶ εὑρήσει σε, καλὸν μὴ ἐγεννήθης. » Ο δὲ πηδήσας ἀναιδῶς βιάζειν ἐπεχείρει " εὐθὺς φωνὴν προέπεμψε, φωνοῦσά με ἣ χόρη ‘ « ἐξύπνησον, αὐθέντη μου, χαόνεις τὴν καλήν σου! » Kat, τῆς φωνῆς εἰς τὴν EUR χαρδίαν Ἡχησάσης,

ἐχ τόπου δὲ κινούμενος χον βροντῆς ἐτέλει, ὥστε δοχεῖν σαλεύεσθαι τὴν γῆν τε χαὶ τὰ δένὸ en.

Comment Akritas s’endormit sur les genoux de la jouvencelle.

A l'heure de midi, je me laissai aller au sommeil, tandis que la jouvencelle m'aspergeait d’eau de roses et que les rossignols mêlaient leurs chants à ceux des autres oiseaux.

La jeune fille, étant altérée, se rendit à la source et, tandis qu'elle prenait plaisir à s'y baigner les pieds, un dragon, qui avait emprunté les traits d'un bel adolescent, se présenta à elle, voulant la séduire. Mais la jouvencelle, sachant qui il était, lui dit ces paroles : « Renonce à ton dessein, monstre; je ne me laisse pas séduire. Celui qui m'aime ἃ veillé et il vient de s'endormir, mais, s’il se réveille et te trouve, mieux vaudrait pour toi n'être pas né! »

Cependant le dragon, ayant cyniquement bondi sur la jeune fille, essayait de lui faire violence, mais elle poussa aussitôt un cri et m’appela : « Réveille-toi, mon maître, tu perds ta belle ! » Sa voix ayant retenti dans mon cœur, je m'élançai promptement et j'aperçus le téméraire, car la source se trouvait vis-à-vis de moi dans un endroit découvert. Je saisis mon épée et je me trouvai à la source. Il me semblait qu'en ce moment mes pieds avaient des ailes. Le dragon m'offrit alors le spectacle terrifiant de trois têtes énormes, au lieu d'une, et vomissant de deux côtés des flammes et des éclairs. Le bruit de tonnerre qu’il faisait en

remuant de place était tel que la terre et les arbres sem-

BASILE DIGENIS AKRITAS.

ιν \ \ \ 9 A L / ZX παχὺν τὰς χεφαλαᾶς εἰς ἕν ἐπισυνάγον, 3, 7 ᾿“ ?

Ἐγὼ dé, τὰ ὁρώμενα ἀντ᾽ οὐδενὸς νομίσας, x e/ e/ A Ξὲ γ 7, ; AR

Ko ἀπομάξας τὸ σπαθὶν βάλλω αὐτὸ εἰς θήχην.

ΠΠόρρωθεν ὄντας τοὺς ἐμοὺς προεχαλούμην παῖδας. A ati" Nr ! “ ? - \ / οὺς χαὶ ἐλθόντας ὥρισα ἀρθῆναι τὸ θηρίον, χαὶ προσριφῆναι πόρρωθεν ἐμῆς σχηνῆς αὐτίκα, € 5) \ 3 74 4 € \ lé ὡς ὄντως δὲ ἐγένετο ταχέως ὑπέρ λόγον.

blaient ébranlés ; réunissant ses têtes sur un corps énorme, la croupe terminée par une queue pointue, 1] étalait sa masse effroyable et se disposait à fondre sur moi avec toute son impétuosité. Mais, considérant comme rien ce que je voyais, je levai, Dieu aidant, mon épée en l'air, je m'élançai sur le monstre et j'abattis la tête de ce terrible et épouvantable dragon. Il tomba étendu à terre vraiment mort et agita sa queue de haut en bas dans une dernière convulsion. J'essuyai mon épée et je la remis au fourreau. J’appelai mes gens qui étaient éloignés, et aussitôt arrivés, je leur ordonnai d'enlever le monstre et de le jeter loin de ma tente; ce qui fut ponctuellement exécuté sans retard. Mes hommes retournèrent dans leurs tentes, et, moi, je me couchai sur mon lit pour dormir Le lieu où je prenais mon sommeil m'était très-agréable.

Délivrée des obsessions du dragon, et au souvenir de l'apparition et de la prompte mort de ce monstre, la jouvencelle riait d’un rire inextinguible.

A mon réveil, la jeune fille s'étant rendue sous un arbre, un lion terrible sortit du marécage et, lui aussi, se disposait à s’élancer sur elle. Elle poussa un cri et m’ap-

pela à son secours.

BASILE DIGENIS AKRITAS.

f Po ᾽ PO “οΣὋὋ ΚΊΌΝ ς ὖ 4, Ὁ πόρρωθεν τῆς ἐμῆς σχηνῆς οἱ ἐμοὶ ὑπουργοῦντες. ἯΙ \ δὲ \ (6 2 -“ ΕΠ !

γὼ δὲ τὴν περίοόλεπτον ἐκ τῆς χειρὸς χρατήσας, | 9 ΕΝ \ / ε = 9 ὃ “Ὁ ἐπὶ τὴν χλίνην ἡσυχῇ ἤλθομεν βαόδιοῦντες * ] ἡ δὲ περιλαδοῦσά με ἀπλήστως κατεφίλει, HAL παρεκάλει λέγουσα * « νεώτερέ μου χύρχα, Ψ - \ , \ \ f 3 ὃ / ἵνα χαρῇς τὰ χαλλὴ σου HAL τὴν πολλὴν σου ἂν ρείαν, « € \ \.. YN \ / ΕΣ 7 ἣν ὁ θεὸς σοὶ ἔδωχε παρὰ πάντας ἀνθρώπους, χρότησον τὴν κιθάραν σου καὶ μετεώρισόν μοι, (F. 56.) ἐγὼ γὰρ ἐρραθύμησα ἐκ τῶν θηρῶν τοῦ φόδου. »

€ CRE | \ τς / 5 e f τ

H δ᾽ ἀρχὴ τοῦ καταλέγματος τον ὁ λόγος οὗτος" « ῥόδον pou εὐθαλόφυτον, μιῆλόν μου μυρισμένον, φῶς τῶν ἐμῶν διανοιῶν, φῶς τῶν ἐμῶν ὀμμάτων,

Comment, d'un coup de massue, Akritas tua le lion près de la source.

Je saute vite de mon lit, je saisis ma massue et, la tenant dans mes mains, je fonds sur la bête, je l’atteins et je lui en assène un coup ; sa peau ne fut pas endommagée, mais je trouvai les os fracassés. Sur un nouvel ordre, mes serviteurs jetèrent le lion loin de ma tente. Quant à moi, prenant par la main lillustre jouvencelle, je regagnai paisiblement notre couche avec elle. La jeune fille me suppliait et me disait, en me serrant dans ses bras et en me couvrant de baisers : « Mon jeune dindon, jouis de ta beauté et de

cette vaillance que Dieu t’a donnée plus grande qu'à tout

autre. Joue de ta lyre pour ranimer mon esprit abattu, car

la peur des monstres m'a enlevé toute énergie. »

Comment Akritas jouait de la lyre dans sa tente, tandis que la jouvencelle l’accompagnait en chantant.

Et moi, ayant détaché ma lyre de la cheville, j'en tirais

des accords et la jouvencelle chantait, rendant grâces à l’A-

mour de lui avoir donné un charmant dindon. Et elle disait cela en m'embrassant et sans craindre personne Et sa chanson commençait par les paroles que voici: « Ο ma rose, fleur superbement épanouie, ma pomme parfumée, lumière

de mes pensées, lumière de mes yeux, consolation de mon

/ EU A ’ παρηγορία TE ψυχῆς χαὶ σώματος τερπνοτης, \

Ν PS \ / ε »,; τ Κι προσχυνὼ ΤῊΝ AOL του, ὡς AVACLL OUGX,

OO © Qt

ὅστις μοὶ ἐδωρήσατο τοιοῦτον ἐν τῷ χόσμῳ ἀνὸ pX σὲ ἀνδοιχκώτατον LOL τοὺς πάντας νιχοῦντα. » Ταῦτα χαὶ ἄλλα πλείονα ἐκείνη κηλαδοῦσα, ἐμοῦ κιθάραν χρούοντος τῷ πτερῷ τοῦ ὀρνέου, 2000 καὶ τῆς χιθάρας ἢ φωνὴ χαὶ ἣ φωνὴ τῆς κόρης ;

AR NNE) A , / e τῷ 5 / Kat ἰδοὺ ἀνεφάνησαν ὡραῖοι ἀπελάται, ἄνδρες ὡς τριαχόσιοι ὅλοι ἀρυατωμένοι, χ᾽ ἐχ τοῦ ὄρους ἐρχόμενοι ἤκουσαν τῆς φωνῆς τῆς OU “- ᾽ EU » 7 EU 2009 χαὶ τοῦ χηλοδισιλοῦ αὐτῆς χ᾽ ἐχείνης τῆς θαμπούρας, (74 Y Ν \ - (4 ÉTAVTES ἤρχοντο ταχὺ μετὰ χαρᾶς μεγάλης ἡ Ν , NX AI 5 γι Ἂν ΕΝ ἘΞ ΠΣ 5 = al χαὶ μίλλιν ἕν ἀπέχοντες ἡμῶν, ὡς ἀπεικάζω, 3 s! » “-- / χαὶ ταύτης ἀπεχνεύσαντες NADoy ἐμοῦ πλησίον.

Ὁ ΄ 3, / \ / Qc δὲ χαὶ μόνον ἔολεψαν περίόλεπτον τὴν χόρην, € » \ » Ὁ 2010 ὡς ἀπὸ βέλους τὰς ψυχὰς ἐτρώθησαν τῷ χάλλει, χαὶ πάντες ἐχινήθησαν εἰς ἔρωτα. συντόμως » € -Ὁ- e EU ) / ἄπέιρον ὅτι μέγιστον τῆς ἡδονῆς ἐχείνης :

€ 7. \ , , e ἘΠ 207 ὡς σώζοντες TOY ἀριθμόν, ἵνα σαφῶς ἐξείπω, € L 4 2 ἅπαντες τριακόσιοι ἀρμάτων ἐμπλησμίένοι " ΩΣ “ ΄ ᾿ Ὁ»

2015 ἐμὲ δὲ μόνον βλέποντες ἤλπιζον λόγοις πνῖξαι * »/ ἣν 7 \ ς / Es « ἄφες TRY χόρην, λέγοντες, τὸν ἑχυτόν σου σῶσον, ΟῚ , "7 / / , / € 2 et À où, χερδήσεις θάνατον, ἀπείθειαν ὡς ἔχων. » ᾽ \ \ , DAS ou CN / Αχμν γὰρ οὐχ ἐπίσταντο ποῖος ἐγὼ τυγχάνω (Ε΄. ἐν τ

1998. χοιλαδοῦσα. — Titre. ἕλλους. --- 2004. φωνῆς τους. --- 2005. xotλαδισυοῦ. ai. —2007. μῆλιν. --- 2017. οὖν χερδήσης.

SEPTIÈME LIVRE. 167 âme, volupté de mon corps, je remercie mon créateur, le créateur de toutes choses. Et moi, son indigne créature, jadore sa bonté, à lui qui m'a donné en ce monde un époux rempli de vaillance et qui triomphe de tous. »

Tandis que la jeune fille chantait ceci et beaucoup d’autres choses encore, je frappais ma lyre avec une plume d'oiseau, et les accords de cet instrument formaient avec la voix de la jouvencelle un doux concert, que répétait l'écho des montagnes.

Comment trois cents apélates, sortis du marécage, s’avancèrent contre Akritas et la jouvencelle.

Et voilà que trois cents beaux apélates apparurent, tous armés. [ls descendaient de la montagne, attirés par le son de ma lyre et le chant de la jouvencelle. Ils étaient tous venus rapidement et avec grande joie, et, à la distance de nous d'un mille environ, ils faisaient des signes d’approbation à la jeune fille. Mais, quand ils furent près de moi et qu'ils virent la charmante jouvencelle, leurs âmes furent blessées par sa beauté, comme par un trait, et tous brülèrent d'un amour aussi grand, aussi immense que peut le comporter cette passion. À eux tous, 115 formaient, à parler exactement, une troupe d'environ trois cents hommes, armés jusqu'aux dents; et ils espéraient, me voyant seul, m'accabler de leurs paroles : « Abandonne la jouvencelle, disaient-ils, sauve-toi toi-même, sinon la mort sera le

châtiment de ta désobéissance. »

BASILE DIGENIS AKRITAS.

CMS" \ / LAS / CU ἐπι τὴν τένταν ἐδραμιεν, μεγάλως πτοηθεῖσα :

« πρὸ τοῦ, ψυχή μου, ἐξελθεῖν, πρός με (y, αὐθέντα 90 " 11 (és , ὡς , LA » id ONGLY, ) 13 v9 5" Ν “-- ΄ / 3/ « ΄ ἀπὸ τοῦ φόδου τέθνηκεν ἄγαν ἣ AXE μου, ἰδοὺ γὰρ γωριζόμεθα χαὶ ἑχυτὴν οὐ φέρω. »

Je AMP : dt Pros ? \ \ s/ \ , LA -- , LU Eyo δὲ ἔφην πρὸς αὐτήν " « παῦσαι, ψυχή, τοιαῦτα 1 19 θ N \ EU , \ t 44 ἰδ LU À oyiGecar κατὰ τὸν νοῦν, ἐμὲ ὡς οὐχ εἰδυῖα A \ \ € / € \ Æ ΄ οὺς γὰρ θεὸς ὁ βασιλεύς, ὁ ποιητὴς τῶν πάντων,

el : 5" w: 9 / / Ὥνωσεν. OÙ χωρίζουσιν ἀνθρώπων μυριάδες. »

Εὐθὺς τὴν 66 dov εἴληφα χαὶ τὸ χειροσχουτάριν, ε 5 \ Ω / à 5, do ᾽ / ὡς ἀετὸς εἰς πέρδικας ἀφ᾽ ὕψους ἐπετάσθην :

[74 LA 3 9 πὰ 3 rs τῷ 3 !

“ \ \ ᾽ œ ᾽ vw € 3/ 5 /

οὺς HAL μαθὼν ἐκ τῶν αὐτοῦ ὡς ἀγαν ἀριδήλως,

2020. ἀρματομένους. — 2022. ὀθώνη. — 2028, οὗχηδυῖα. — 2035, ἔφθασε τοῦ πυοςταφρὴ (510). Je crois ma restitution admissible.

Is ne savaient pas encore qui je suis; mais la jouvencelle, radieuse fille du soleil, voyant soudain ces gens armés, tous à cheval, crut à leurs paroles, et, grandement effrayée, elle se couvrit le visage de son voile et courut dans la tente, en proie à une vive terreur ; puis elle me dit : « Mon maître, ὃ mon âme, je ne puis parler, la peur a complétement paralysé ma voix ; nous allons être séparés, et je ne me soutiens plus moi-même. » Et, moi, je lui dis : « Ὁ mon âme, cesse de penser en ton esprit, comme si tu ne me connaissais pas ; Car ceux que le divin Roi, le créateur de toutes choses, ἃ unis, des myriades d'hommes

ne sauraient les séparer. »

Comment Akritas vainquit complétement les apélates.

Je pris aussitôt ma massue et mon bouclier à main, et, du sommet de la colline, je me ruai sur eux, comme un aigle sur les perdrix. Ils vinrent à ma rencontre et commencèrent à frapper ; les coups qu'ils m’assénaient tombaient drus. Mais tous les apélates qu’atteignit ma massue, il ne leur resta pas un souffle de vie. J’en rejoignis beaucoup qui voulaient fuir (car jamais un cheval ne m'a vaincu à la course, et, si je vous le dis, ce n’est pas pour en tirer vanité, mais afin que vous connaissiez les dons du créateur). Quelques-uns s’échappèrent et s’enfuirent dans

les bois, mais je les eus bientôt tous mis à mort. Ayant

fait l’un d’eux prisonnier, je cherchai à savoir par lui quels

170 BASILE DIGENIS AKRITAS.

ÉDOVEUGL χαὶ TOY αὐτόν, ἐκ τοῦ θυμοῦ πῦρ πνέων. 1υῖθ᾽ οὕτως ῥίπτω τὸ ὁασδὶν χαὶ τὸ χειροσχουτάριν, καὶ σείών τὰ μοινίκιοι, ρχόμιην πρὸς τὴν τένταν. ε ᾿ ͵ ε ΦΝ. / H χόρη δέ, ὡς εἶδέ με μόνον περιλειφθέντα, 5 5 5 eu ᾽ 2090 ἐξῆλθεν εἰς ἀπάντησιν χαρᾶς ἐμπεπλησμένη, ῥοδόσταμιά μοι ἔνιπτεν μετὰ χειρῶν τῶν δύο, φιλοῦσά μου τὴν δεξιὰν χαὶ ζῆν ἐπευχομένη.

leo. 2e SO, DS UE. ἂν OR.

« Kat γὰρ εἰς ὃν εἰργάσαντο πεπτώχασίν τεβόθρον. » (F. 58.) 2095 Οἱ δὲ ταῦτα ἀκούσαντες ἀλλήλοις ἐθεώρουν τοιάδε ψιθυρίζοντες χείλη κινοῦντες μόνον * Ὁ. τ» τ' ς Δ / A / ’A; / - « μὴ ἔνι οὗτος ὁ Διγενής, ὃν λέγουσιν ᾿Ακχρίτην ; \ \ A / \ \ ἕω χρὴ νὰ τὸν δοχιμάσωμεν, va τὸν βεύδαιωθῶμεν. » Καὶ λέγει μοι ὁ πρόχριτος ᾿ « πῶς ἔχομεν πιστεῦσαι 2060 ὅτι μόνος καὶ ἄοπλος, πεζός, χαθάπερ λέγεις, σὺ μετ᾽ αὐτῶν ἐτόλμησας μάχην ἐπισυνάψαι :

ε ON \ “Δ / \ 5 \ € -Ὁ ἡμεῖς γὰρ οὺς γυρεύομεν, τὸν ἀριθμὸν ὑπῆρχον ἄνδρες ὡς τριαχόσιοι ἅπαντες ἀπελάται, οὺς EU OLLEV δοχιμιαστοὺς ἐν τάξει τοῦ πολέμου ᾿ 2065 ἀλλ᾽, εἴπερ λέγεις ἀληθῶς, φάνηθι Ex τῶν ἔργων, ἕνχ ἔκλεξον ἀφ᾽ ἡμῶν ὃν βούλει νεανίαν,

ΓΝ NES / Ξὴ ᾽ 7ὕ / ἐγὼ de ἐμειδίασα ταῦτα ἐκείνοις φάσχων ᾿" « ἐγὼ μονογενής εἰμι χαὶ μόνος duxroibw,

, PRE NA vw τ δ 5 ES 2070 ἀφ᾽ ὃ ἠρξάμην πολεμεῖν εἰς ἕνα οὐκ ἀπῆλθον. »

2053. Ici, comme il est facile de le voir, un folio du ms. a été déchiré ; il manque donc une trentaine de vers. Au bas du folio 57, verso, M. Sabbas Ioannidis ἃ écrit de sa main: λείπει σελίς. Quant à περί, c'est peut-être le premier mot du titre qui se trouvait au commencement du folio disparu. — 2054. εἰργάσαντα. βόθ (le reste est effacé). — 2056. τιάδε.--- 2060. παιζός. — 2068. ἐμιδίασα.

étaient ces jeunes gens audacieux et fous. Et, ayant tiré de cet homme des renseignements précis, je le tuai aussi, tant j'étais enflammé de colère. Ensuite je jetai ma massue et mon bouclier à poignée, et, en secouant mes manches, je me rendis dans ma tente.

La jouvencelle, me voyant resté seul, vint à ma rencontre, remplie de joie, et, de ses deux mains, elle m'aspergeait d’eau de roses, m'embrassant la main droite el

me souhaitant une longue vie. Sur...

Lacune.

« Et ils tombèrent dans la fosse creusée par eux. »

En entendant cela, ils se regardaient les uns les autres, remuant les lèvres et murmurant ceci : « Ne serait-ce point Digénis, qu’on appelle Akritas? Mettons-le done à l’épreuve, afin de nous en assurer. »

Et le chef me dit : «Comment pouvons-nous croire que, seul, sans armes et à pied, comme tu le dis, tu as osé engager le combat avec eux ? Car ceux que nous cherchons étaient au nombre de trois cents hommes, tous apélates, qui ont fait leurs preuves en bataille rangée. Mais, si tu dis la vérité, prouve-le par tes actes. Prends parmi nous un pallikare à ton choix et bats-toi en duel avec lui. De cette facon, nous saurons promptement à quoi nous en tenir. »

Pour moi je me mis à sourire et je leur répliquai : « Je suis fils unique et je vis seul, mais, depuis que j'ai commencé à guerroyer, je n'ai encore attaqué personne iso-

lément. »

172 BASILE DIGENIS AKRITAS.

ΝΣ Ὁ“ “- € τ ? “ / 7 « Kat ἐν μιᾷ τῶν ἡμερῶν εἰς ἀνδραγάθημιά μου, φαρὶν ἐκαδαλλίκευσα, ἐξέθην εἰς τὸν χάμπον, νεώτερον ὑπήντησα ἐν Μεσοποταμία, πανεπιτήδειον, εὔνοστον, ἄγαν ἀνδρειωμένον * | \ , mn \ 07 “ ? \ 2 / 2079 φαρὶν αὐτοῦ μὲ ἤρεσεν ὅπως αὐτὸ ÉTAPE, \ 7 5 3 \ ς 4 τὰ u V4 τὸ βλέμμα εἶχεν εἰς φαρὶν ὁ νέος εἰς ἐμέ γὰρ ἢ \ \ -Ὁ 5 ) 5 »

ἣν δὲ χαὶ μᾶλλον εὔθειος, ἀγαν ἀνδρειωμένος, ὀλίγον μοὶ ἐπέλαθεν, δέδωχέ μοι ῥαδδέαν, Ά " ᾽ ΄“-« vw 7. 5» »οὃυ οὖ € 7 HAL μετ᾽ αὐτοῦ τοῦ χρούσματος ἀπῆρε τὸ ῥαθδίν μου, 80 χαὶ γράμματά μοι ἔγραψεν ἄνω αἱματωμέν 20 ἱ γράμμ. por ἔγρ ἄνω αἱματωμένα, χαὶ τῶν γραμμάτων ἣ ἀρχὴ ἢτον ὁ λόγος οὗτος " ᾽ 7 \ \ - \ Ν ΄ « Αχρίτα, un τὸ Aurnbñc, une χαρδιὰν πονέσης, ἐγὼ γὰρ ὁ ἐκ πόδι σου ὁ λέων ὁ ᾿Αγκύλας᾿ ἐγὼ διὰ σὲ ἐλήλυθα, δουλειὰν ἄλλην οὐχ εἶχον, 2085 τὸ ζήτημιά μου ἐπλήρωσα χαὶ τὴν εὐχήν σου, ᾿Αχρίτα. Μᾶλλον χαὶ διηγήθητι τοὺς ἀπελάτας ὅλους ὅτι ᾿Αγκύλας δέδωχεν ὑχοδέαν με μεγάλην, à χαὶ ὅλως οὐχ ἐθανάτωσε τοιοῦτος ἀνδρειωμένος. » (F. 59.) τ ᾽ Ν \ 7 CU Ων 3 / « Τοῦτο ἐστὶ τὸ σύγγραμμα τοῦ θαυμαστοῦ ᾿Αγχύλα, 2000 χαὶ μέλλω διηγήσασθαι τί ἔπαθεν ἐχεῖνος. Πηδῶ, ἐκαδαλλίκευσα καὶ τὸ ῥα δίν μου ἀπῆρα, ἀπῆλθον εἰς τὴν τέντα μου μετὰ σφοὺ ροῦ τοῦ πόνου, σχάλα, βαλὼν ἐπέζευσα τὸν θαυμαστόν μου γρίδαν,

2071. εἰμὶ μιᾶ. — 2072. ἐχκαδαλίχευσα. --- 2074. πανεπητήδειον. ἀνδριομένον. --- 2078. ῥαδδαίαν. — 2082. λυπηθείς. — 3084, δουλίαν. --- 2087. ῥαδδαίαν. — 2088, ἀνδρειομένος.--- 2089, σύγγραμα .--- 2091. ἐχαθαλίκευσα. Ce verbe est partout écrit avec un seul À. --- 2099, ἐπαίζευσα.

Récit d’Akritas concernant Ankylas.

« Un jour, dans une de mes expéditions, je montai à cheval et me rendis dans la plaine. En Mésopotamie, je fis La rencontre d'un jouvenceau bien dispos, de belle tournure, plein de bravoure, auquel il me plut de prendre son cheval. Ce jeune homme portait alternativement ses regards sur son coursier et sur moi-même. Très-vaillant et trèsalerte, 11 fit un léger écart et m'asséna un coup de sa massue, et de ce coup il m'enleva la mienne, sur laquelle il traça avec du sang des lettres formant une missive qui commençait par ces mots : « Ne te chagrine pas, Akritas, et bannis de ton cœur toute tristesse. Je suis ton serviteur, le lion Ankylas. C’est pour toi que je suis venu, je n'avais pas autre chose à faire ; j'ai accompli mon dessein et ton vœu également, Akritas. Raconte donc à tous les apélates qu Ankylas t’a donné un grand coup de massue et que ce brave ne t’a pas tout-à-fait tué. »

« Voilà ce que m'écrivitle célèbre Ankylas, et je vais vous raconter le châtiment que je lui infligeai. Je m'élance sur mon cheval, je reprends ma massue, et je retourne dans

ma tente, en proie à une violente douleur; à l’aide des

étriers, je descends de mon merveilleux cheval gris, et je

BASILE DIGENIS AKRITAS.

Χρόνον οὐχοῦν ἐπλήρωσα καὶ εἷλχέ με ὁ πόνος, LA, μετὰ τὴν συ υπλήρωσιν τοῦ ἐναντίου χρόνου, χαθ᾽ ἑαυτὸν ἐνόμισα νὰ τὸν ἀνταποὸ do τὸ τῆς ῥαδέας χρέος τε ὡσαύτως χαὶ γραμμάτων 3 VA \ ! A 3/ 5» γ Αγχύλαν τὸν θχυμάσιον καὶ day ἀνδρειωμένον.

\ \ / \ e δί ἊΣ τα / Ω \ ᾽ “χαὶ τὸ λιτόν μου τὸ fabdiv, χαὶ ὑπάγω εἰς τὸν ἀγῶνα, χαί, ὅταν ἐπλησίασα. οἶκον τὸν τούτου, τότε 5 \ D 9 \ cv , / ἔχρουον τὴν θαμποῦράν μου καὶ χηλαδεῖν ἠρξάμην, , ρα 4 y € ͵ ἀηδονιχὰ ἐλάλησα, πᾶντας ὑπερεχπληττων᾽ ἀρχὴ τοῦ μελῳδήματος ἤτον ὁ λόγος οὗτος "

/ € δ -Ὁ Ν QU ΕΣ Ἵ͵7ὔ χαρίζουσιν οἱ εὐγενεῖς χαὶ μᾶλλον ἀνδρειωμένοι :

ἐδάνεισαν χ᾽ ἐμὲ brbdeuv ἄγαν ἀνδρειωμένην, χἀγὼ τὸ χρέος δέδοικα πάμπολλα κατ᾽ ἀξίαν \ F2 ᾽ ΄ 5 / / χαὶ βούλομαι ἀπόδωσιν ἐργάσασθαι δικαίαν -

3 7 / € y Ὁ \ Ὁ « ᾿Αγχύλας dé, ὡς ἤχουσε ταῦτα μὲ προσφωνοῦνται,

\ \ \ / \ \ 0 7] / χαὶ πρὸς TO θάρρος τὸ πολὺ τῆς συνηθείας τούτου.

2095. ἀποδόσω. --- 2098. ἐνόμησα. ἀνταποδόσω. --- 2099. ῥαδδαίας, et toujours ainsi. — 2100. ἀνδριομένον. --- 2102. ἐπεθάρουν. ἀνδραγαθείας. --- 2104. λυτόν. --- 2111. ἀνδρειομένοι. --- 2112, χαί. ἀνδρειομέ-

SEPTIÈME LIVRE. 175 lis ce qui était écrit avec du sang sur ma massue. Le souci de ma vengeance m'obsédait continuellement.

« J’attendis donc une année, dévoré par le chagrin, et, après que l’année fut arrivée à sa fin, je résolus à part moi de payer à l'illustre et vaillant Ankylas la dette du coup de massue, ainsi que celle de la lettre.

« Je m'élance sur le dos de mon admirable bai brun, le cheval qui avait toujours ma confiance dans mes prouesses. Je prends mon bouclier, ma lyre et ma massue simple, puis je pars pour la lutte.

« Arrivé près de la demeure d'Ankylas, je frappai sur ma lyre et je me mis à chanter. Je chantai comme un rossignol, remplissant tout le monde d’admiration, et ma chanson débutait par ces paroles : « Dans ces vallons, dans ces défilés, dans ces endroits rocheux, les nobles et vaillants hommes donnent aux braves de bons coups de massue ; l’un d'eux m'a prêté un violent coup de massue; c’est une dette qui me tourmente beaucoup, et avec justice. Je veux la payer intégralement, et je suis venu ici pour m'en ac-

quitter. »

Comment Akritas frappa de sa massue Ankylas à la tête et le tua.

« Ankylas, ayant entendu mes paroles à son adresse, et

rempli, comme à son habitude, d’une excessive confiance

BASILE DIGENIS AKRITAS.

᾽ À \ « 4 » 7 LA ἐλάλησε τὸ ἱππάριον, ἐπάνω [LOU χατέθη : τὸν μοῦντόν μου ἐπηλάλησα,, ἠρξάμην τοῦτον κρούειν, μικρὰν ῥαύδεὰν τὸν ἔδωχα ἐπάνω εἰς τὸ μετῶπιν, αὐτίκα ηὑρέθη ἄφωνος, πεσὼν ἐκ τοῦ φαρίου ᾿ ᾽ N) 7 -“ \ si’ εὐθὺς δ᾽ ἐγὼ ἐπέζευσα, χρατῶ νὰ τὸν ἐγείρω, Ζ € στενάξας δ᾽ ὁ γεώτερος ἐξέπνευσεν εὐθέως. (F. 60.) « Σὺ δὲ λοιπόν, Φιλόπαππε, οὕτως μὲ συντυγχαίνεις ; ὑπάγετε, πεζεύσατε, δεῦτε οἱ τρεῖς εἰς ἕνα, 7 à D \ ἢ / τώ Ἀνάν Ψ εἰ δ᾽ ἴσως χαὶ αἰσχύνεσθε, δεῦτε μετὰ τῶν ἵππων, A 19 œ 3/ / “» 5... ἘΝ ΄ χαὶ ἐχ τῶν ἔργων μάθετε ποῖος ἐγὼ τυγχάνω ᾿ / 5 a 2 OU Hat, εἰ δοχεῖ, ἀρξώμεθα τῆς μάχης ἀπεντεῦθεν. » Τοῦτο εἰπὼν χαὶ ἀναστάς, λαμοάνω τὸ ῥαύδίον, χαὶ τὸ χειροσχουτάριον, ἐχεῖ γὰρ εἶχον ταῦτα" χαΐί, πρὸς ὀλίγον ἐξελθών, ἔφην αὐτοῖς μεγάλως ᾿ ( ἄρχοντες, ὡς χελεύετε, ἕτοιμος γὰρ τυγχάνω. » Τούτων ὁ πρῶτος ἔφησεν * « ὡς λέγεις οὐ ποιοῦμεν, ἡμεῖς τύπον οὐχ ἔχομεν ἐλθεῖν οἱ τρεῖς εἰς ἕνα, οἱ χαὶ θαρροῦντες τοῦ νικᾶν ἕκαστος χιλιάδας" CS \ € ! > SANTE, 5 / ἐγὼ γὰρ ὁ Φιλόπαππος εἰμι ὅνπερ ἀκούεις, 3 / τ δὲ \ / ς / Ἰωαννίκιος οὗτος δὲ χαὶ Kivvawos ὁ τρίτος " οὐχοῦν χαὶ αἰσχυνόμεθα τοῦ πολεμῆσαι ἕνα, ἀλλ᾽ ἐπιλέξου ἀφ᾽ ἡμῶν οἷον αὐτὸς χελεύεις, χαὶ ἔχτοτε γνωρίσωμεν ἀλήθειαν τὴν πᾶσαν. »

2120, μετόπιν. — 2121. πεσόν. --- 2124. συντυχένεις. --- 2120, αἰσχύνεσθαι. --- 2137. ἰωαννάχιος. xivauoc. --- Titre. φιλόπαπποῦς. σάχος.

en lui-même, exeita son cheval et fondit sur moi. J'exeilai pareillement mon bai brun, et je commença à frapper Ankylas. Je lui assénai un léger coup de massue sur le front, et aussitôt 11 demeura sans voix et tomba de cheval. Ayant incontinent mis pied à terre, je prends le jouvenceau pour le relever, mais 1] poussa un soupir et expira sur-lechamp.

« Et c’est toi, Philopappos, qui me parles de la sorte ? Allez, mettez pied à terre, venez trois contre un; et, à moins peut-être que vous n'ayez honte, venez avec vos chevaux, et vous apprendrez par mes actes qui je suis ; et, si bon vous semble, commencons sur l'heure à combattre. »

Je parlai ainsi, puis je me levai, je pris ma massue, mon bouclier muni d’une poignée, car j'avais là ces armes ; ensuite, m'étant un peu avancé, je leur dis d’une voix forte : «A vos ordres, seigneurs, je suis prêt. »

Le premier d’entre eux me répondit : « Nous n’agirons pas comme tu le dis; nous n'avons pas pour principe de marcher trois contre un, nous qui avons l’assurance de vaincre chacun des milliers d'hommes. Car, tu as entendu parler de moi, je suis Philopappos ; celui-ci est Joannikios, et le troisième est Cinnamos. Nous aurions honte de combattre un seul adversaire ; mais choisis entre nous celui que tu voudras, et alors nous connaîtrons toute la vérité. »

Et moi, je lui répliquai : « Venez donc le premier. »

Comment, dans un combat à pied, Philopappos donna un coup d'épée sur le bouclier d’Akritas.

Philopappos descendit aussitôt de son cheval, et, l'épée en main, farouche, il s’avança vers moi, comme un aspic.

BASILE DIGENIS AKRITAS,

A -Ὁ / “ Dr LE TTONGOL [LE ἐλπίζων.

τρανῶς εἰσῆλθεν εἰς ét

3 \ \ ε a: ε \ >» sn /

ELLE καὶ γὰρ ὡς ἀληθῶς ὁρμὴν ἀνὸρειοτάτην.

( / ci \ δέδ ) Ἂ À) TE 4 ΕΙΣ σπαθέαν οὖν μοὶ δέδωχεν χα λὴν εἰς τὸ σχουτάοιν, ἐν τῇ γειρὶ τὸ LOL TAUX μόνον μοὶ ὑπελείφθη,

Ψ " 1° 0 0 20 " nt. 2 "ν. νο μοι Ur \ELD le ς AN 7 / 3/ « … Οἱ δύο ἐξεφώνησαν ἄντικρυς χαθορῶντες :

Ν LENS / ΄ \ 2 / « ZA LÀ NV υιαᾶν, Φιλόπαππε, γεέροντιχὴν ἐπίθες. »)

(y \ μῈ ΓΝ 5» FN O δὲ αὖθις βουλόμενος σπαθίον ἀνατεῖναι

SX - AN \ , Na ἐγὼ ὠπισθαπόδησαι μικρὸν ἀναποδήῆσας

ἘΝ CD Ÿ / a CR / τὴ AL ῳ « ιαχέφα λα τοῦτον £7O RATAGGU,

/ 2 \ à »” ὃ / \ / LA, Et μὴ ταὐτὴν ÉCHETE ιόλου TO GROUTH OL,

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