‹ Les exploits de Digénis AkritasChapitre 75 sur 78 · ΕῚ € 4... 5 OU \ € ἫΝ · texte numérisé non relu

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ἐξ nc ἐτέχθη ἀμηρᾶς, marne ὁ τοῦ ᾿Αχρίτου,

EN” οὕτως ὁ ΚΚαρώης τε, ὁ ἀμιηρᾶς ὁ μέγας,

καὶ γὰρ αὐτὸς ὁ aunpas, ὡς ὄπισθεν ἐρρέθη,

NEUVIÈME LIVRE. 253 dans la Charsiane, à Héraclée, à Amorium et à Iconium ; elle les étendait jusqu'en Cappadoce, à Ancyre, à la trèsbelle Smyrne, et aux provinces voisines de la mer. Chosroès fut le premier chef de ces [fils d'Agar]. Ce roi, ayant bouleversé presque tout l'Orient, s’avança jusqu'à Byzance, dans le dessein de s’en rendre maître ; avec lui était Ambron, le grand sultan, le Tarsiote, bisaïeul d’Akritas (cet Ambron engendra l’aïeule d’Akritas, la mère de l’émir, qui s'appelait Spathia; de celle-ci naquit le père d’Akritas, le merveilleux émir, si habile dans les combats ; l’émir s'appelait Mousour avant d’être baptisé, et, avec le baptème, il reçut le nom de Jean); ce fut ce vaillant Tarsiote qui causa tant de dam à la Romanie et avec lui, dans un combat naval, les infortunés maréchaux de Chosroës, le Khagan et Sarbaros, qui conduisirent des prisonniers dans toute la Syrie. Vint ensuite Mousour, le fils du Tarsiote, et puis Caroës, le grand émir, jusqu'auquel les choses ne cessèrent de se passer de la plus terrible façon. Enfin, par la puissance de Dieu, le seul ami des hommes, qui a toujours eu pitié du peuple chrétien, les meurtres et les guerres eurent un terme. Et, comme 1] a été dit

précédemment, l’émir conserva jusqu’à la mort sa croyance

BASILE DIGENIS AKRITAS.

ς unoey ἐλθεῖν ἔμπροσθεν τούτου νέος, χαὶ ἣ εἰρήνη πανταχοῦ καὶ ἣ ἀνενοχλησία, ὡς τὸν θεὸν δοξάζεσθαι παρὰ παντὸς ἀνθρώπου. (Ε΄. 88.) Αὐτὸς γὰρ ὁ θαυμάσιος ἅπαντας ὑποτάξας, / ᾽ / \ \ 9 Ἃ

4 ΩΝ ᾽ ε / » τὸ / TAN αὐτὸς οὐχ ὑπελείπετο ἐν τῇ μερίδι ζώντων.

Kara πολὺ δὲ φοδερῶς τὰ ἔθνη ὑποτάξας, ὥστε καὶ φόρους βασιλεῖ παρέχων ἐτησίους, χαὶ οἱ ποτὲ πολέμιοι γεγόνασιν οἰκέται"

Li \ 7 / 172 FA ns ἃ ΝΆ y.

Ἢ γὰρ ᾿Αχρίτου ὄνομα τοῦ Διγενῇ ἡχούσθη, φρίχη ἐλάμθανεν αὐτοὺς ἀνείκαστός τε τρόμος, χαὶ Ἣν εἰρήνη πανταχοῦ καὶ ἀνενοχλησία, Ψ ἌΝ LA 3 LA χὰ" 13 4 ἕνεχεν τοῦ ὀνόματος ἐνδόξου τοῦ ἈΑχρίτου "

τ \ \ / € \ 2 LA οὗ χαὶ τὰ χατορθώματα ὁ βασιλεὺς ἀκούων, ὁ Νικηφόρος ὁ λαμπρός, ὁ μέγας τροπαιοῦχος,

᾿Δφ᾽ ὃ δὲ ἐτελείωσε πάσας ἀνδραγαθίας, χαὶ δὴ χατετροπώσατο πόλεις ὁμοῦ HA χώρας.

À - € / / \ , / χαι παντελῶς ὑπέταξε παντὰς TOUS ἀπειθούντας,

NEUVIÈME LIVRE. 255 intacte, et habita en Cappadoce avec son épouse. Il engendra l'illustre et glorieux Akritas, et depuis lors la Romanie se montre fière d'avoir subjugué et complétement défait ses ennemis. Car, du moment où le très-excellent et valeureux Akritas commença à faire seul des prouesses en Syrie, aucun apélate n’osa se présenter devant lui, et partout régnèrent la paix et la tranquillité, de sorte que tout le monde en glorifiait Dieu. Car cet illustre héros avait soumis les apélates qui occupent les redoutables défilés et les frontières, et on le craignait plus qu'eux. Si quelqu'un s’avisait de commettre un acte d’indiscipline, il disparaissait du nombre des vivants Akritas soumit ces

bandes d’une si terrible façon qu'il les obligea de payer

un tribut annuel à l’empereur, et que, d’ennemies qu’elles

étaient, elles devinrent ses vassales.

Là où retentissait le nom de Digénis Akritas, on était saisi d'épouvante et de terreur, et ce nom glorieux faisait régner partout la paix et la tranquillité.

Ayant appris ses exploits, l'illustre empereur Nicéphore, ce grand conquérant qui gouverna l'empire grec avec tant de sagesse, envoyait chaque jour à Digénis un très-grand et très-riche présent. Quand Akritas eut terminé toutes ses prouesses, subjugué villes et provinces,

complétement réduit tous les rebelles et qu'il fut devenu

256 BASILE DIGENIS AKRITAS.

TEAOE TOY ENNATOY AOTOY TOY AITENOYE AKPITOY.

NEUVIÈME LIVRE. 257 fameux dans le monde entier, il se bâtit une maison sur le fleuve Euphrate, comme on l'a raconté dans le huitième et précédent livre. Ce fut là qu'il prit son repos, au sem de la joie, en compagnie de sa très-glorieuse bien-aimée, honoré, suivant son mérite, par un grand nombre d'illus-

tres princes, ses voisins.

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