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LE VOYAGE DU MORT

UNE mere avait, elle avait neuf fils qu'elle avait mis au monde, et une fille, Vékia. Vékia grandit, devint grande; pour Vékia à vint des entremetteuses à travers neuf forêts vertes, à travers neuf villages, dans le dixième. Sa mère ne la donnait point, mais son frère Dimitri veut la donner, et al disait à sa mère : « Allons ! donnons Vékia à travers (au-delä de) neuf forêts vertes, au-delà de neuf villages, dans le dixième, car nous sommes beaucoup de frères ; une fois dans l'année nous irons passer quelque temps chez elle. »

On donna Vékia, on la donna et la maria, au-delà de neuf forêts

pas d'un enfant qu’il s’agit. On ne lève pas dans ses bras un jeune homme capable de porter «une masse de plomb de trois quintaux ».

(1) CHANSONS POPULAIRES BULGARES INÉDITES, publiées et traduites par AUGUSTE Dozon, traducteur des poésies serbes. Paris, 1875, Maisonneuve, 45, quai Voltaire.

vertes, au-delà de neuf villages, dans le dixième. Une nuée sombre s'abattit sur la maison de Dimitri, et fit périr les frères qui vivaient en commun et les neuf brus réunies. Il ne resta que la mère toute seule pour remuer neuf berceaux, pour allumer des cierges sur neuf tombeaux. Elle en allumait et arrosait de vin les tombes ; au tombeau de Dimitri elle n'allait pas, et ne l'arrosait point de vin, mais elle le maudissait avec de terribles imprécations : « Dimitri, puissestu n'avoir point de tombeau! Tu m'as marié Vékia au loin. »

Dieu s'émut de pitié, Dimitri sortit de sa tombe, àl s'en alla chez Vékia. Quand Vékia le vit, elle lui baisa la main, et elle dit à Dimaitre « Mon frère, ὃ mon frère Dimitri, pourquoi ta main sent-elle le sureau ὑγ 6 et la terre rouge? »

Dimitri disait à Vékia : « Nous avons bâti neuf maisons, voila pourquoi ma man à l'odeur du sureau brülé et de la terre rouge. Viens, Vékia ma sœur, que je t'emmène en visite, en visite chez nos parents. »

Vékia se mit en chemin, avec son frère Dimitri, pour aller en visite, en visite chez ses parents. Ils cheminèrent ce qu'ils cheminèrent ; ils traversèrent une vaste plaine, ils arrivèrent à la verte forêt; au milieu de la forêt (était) un grand arbre, sur l'arbre un petit oiseau sifflait et disait : « Où a-t-on jamais entendu etvu qu'un vivant chemine avec un mort, comme Dimitri avec Vékia ? »

Vékia dit à Dimitri : « Frère, ὁ mon frère Dimitri, que dit donc ce petit oiseau ? »

Dimitri disait à Véka: « Vékia, ma sœur Vékia, la perle des filles, cet oiseau est menteur. »

Quand ils furent proche de la maison, Dimitri disait à Vékia : « Vélia, ma sœur Vékia, va en avant à la maison ; je resterai en arrière pour faire boire mon cheval, et puis 76 te rejoindrai. »

Dimitri s'arrêta, Vékia continua de marcher; Dimitri rentra dans sa tombe, Vékia arriva à la maison, elle frappait ἃ la ETS EU disait à sa mere : « Sors, mère, viens au-devant de mot. »

Quand sa mère sortit et qu'elle vit Vékia, elle + à Vékia

Vékia, mon enfant, Vékia, qui l’a amenée jusqu'ici? »

Véhia dit à sa mère: « Mère, ma vieille mère, c'est mon frère Dimitri qui m'a amenée. »

Vivantes, elles s'embrassèrent ; mortes, leur étreinte cessa.

M. Auguste Dozon ἃ donné, sous forme d’appendice à cette pièce, la traduction de celles qui roulent sur le même sujet, en serbe (Vouk, IT, 9), en grec (Passow, DXVIT), et en albanais (Jérôme de Rada, 1, 17).

Me Dora d’Istria a donné la traduction de la pièce albanaise (d’après une copie lui appartenant et dont elle ἃ concilié les lecons avec le texte publié par de Rada), dans la evue des Deux- Mondes, numéro du 15 mai 1866. L'article où se trouve insérée cette chanson a pour titre : Les Albanais des deux côtés de l'Adriatique et la nationalité albanaise d'après les chants populaires. I est aujourd'hui à peu près impossible de trouver séparément ce numéro de la Aevue, mais le prince Louis-Lucien Bonaparte ἃ fait réimprimer à part l'article de ΜΠ. Dora d'Istria. En outre, il ἃ été traduit en grec par M. Thérianos et publié dans la Κλειώ de Trieste (numéros 256-282, année 1866); en italien par E. Artom (Cosenza, 1867); et enfin en albanais par M. Démétrius Camarda, sous ce titre : Fyléhia e Arbenoré prèj kanekate Laoshima ; enkethyeme ne shkjipe perèi D. C. (Zivourne, 1867).

Page ci. — Dans la chanson ὁ Πορφύριος que nous insérons ici, nous avons suivi l'orthographe de M. Sabbas Ioannidis. Seulement, nous tenons à faire observer qu'il serait peut-être plus régulier d'écrire, au second vers par exemple, τραντέλληνον et νύφην au lieu de τραντέλλενον et νύφεν, puisque, de l’aveu de M. Iloannidis lui-même, 1 Ἢ se prononce, dans le dialecte de Trébizonde, absolument comme notre ὁ français (1). En adoptant cette orthographe, après avoir préalablement prévenu de la prononciation spéciale de l’n, le mot grec présenterait à l’œil une physionomie beaucoup moins barbare. Aïnsi, au vers 3, nous écririons γέννησεν et non yévvesev, au vers 4, ἐγέννησεν et non ἐγέννεσεν : et plus loin, ἤτονε, ἐξέδην, χαυχήθην, ἠγάπησα, Νιχηφόρον, etc., ce que M. Sabbas [oannidis écrit ἔτονε, ἐξέδεν, χαυχέθεν, ἐγάπησα, Νιχεφόρον.

— Nous serions mal fondés à prétendre que le texte de cette

(1) Les partisans de la méthode érasmienne ne manqueront pas de faire valoir cette prononciation exclusivement locale comme un puissant argument en faveur de leur système.

chanson soit parvenü jusqu'à nous tel qu'il fut composé au dixième siècle : un examen même superficiel de ce document prouve le contraire; les mots turcs qui s’y trouvent s'y sont glissés, par la suite des temps, à la place d’équivalents grecs qu'il est très-facile de restituer. Ainsi, par exemple, ligne 6, au lieu de χαὶ πάγει ᾽ς τὸ σεφέριν, il est probable qu'il y avait primitivement χαὶ πάγει ᾽ς τὸ ταξίδιν. 1] est vraisemblable aussi que le vers suivant était ainsi concu :

Ligne 18, nous lirions στρατηγέ au lieu de σερασχέρ.

Page cu, ligne 1. — Le personnage nommé ici Barytrachilos est appelé Pétrotrachilos, dans la chanson intitulée le Fils d’Andronie (voir plus haut, page xLvi1), et 7rémantachilos dans la chanson DXVI du recueil de Passow. Comme l’a fait remarquer avec raison M. Sabbas Ioannidis (Statistique de Trébizonde, page 289, en note), ce général n’est nulle part mentionné dans les annales byzantines ; et le silence de l’histoire ἃ d'autant plus droit de nous surprendre que, si l’on ajoute foi au poëte populaire, ce nom dut être porté par une célébrité militaire, puisqu'il est dit qu'il « faisait trembler la terre et le monde ».

Page cuir, lignes 2, 6 et 14. — C’est bien ὁ πολυχρονεμένον, 6 στρατηγόν, ὁ διάδολον, qu'il faut lire. Ceci est une particularité très-curieuse de la syntaxe du dialecte trébizondien ; lorsque, en effet, un nom de la seconde déclinaison, se déclinant sur λόγος, est précédé de l’article singulier 6, comme cela ἃ lieu dans les trois exemples que nous venons de citer, 1] se met ἃ l'accusatif. Ainsi, l’on dira dans le dialecte de Trébizonde : ὁ ἄνθρωπον ὁ χαλὸν ἀγαπᾷ τὰ παιδία του.

Page cuir, ligne 3. — La particule ’xi est ce qui reste de ἰὰἃ négation οὐχί. Cette forme est très-fréquente dans le dialecte de Trébizonde. Souvent aussi on trouve oùx, ainsi ligne 26, mais plus souvent x, ligne 22.

Page cui, lignes 16 et suivantes. — Passow ἃ publié, sous le numéro LIV, une version défigurée de cette belle chanson. Le texte que nous donnons ici pour la première fois est celui qui se chante encore aujourd’hui par toute la Grèce.

Fauriel avait déjà publié quelques vers de cette chanson, que Passow a, suivant son habitude, amalgamés avec d’autres, en dépit du bon sens.

Page 44, vers 518. — Nous n'avons pas cru devoir traduire ici πῶς ἔχεις par Comment te portes-tu ? car il est bien probable que la mère de l’émir n'avait pas attendu si longtemps à lui demander des nouvelles de sa santé.

Page 56, vers 668. — Nous ne sommes pas tout-à-fait sûrs de la signification de ἀπεσύναξαν. Il serait peut-être préférable de traduire le vers de cette facon: Æ£#€ la on mit en liberté tous les prisonniers. Mais on peut se demander de quels prisonniers 1] s’agit ici, puisque, précédemment, aux vers 136 et 137, il est dit que l’émir avait mis en liberté fous ses prisonniers. Une autre objection se présente encore à l'esprit. Ces prisonniers re pouvaient être que des chrétiens détenus à Bagdad. Or est-il vraisemblable que l’émir Mousour ait pu accomplir un acte de cette nature dans la ville même où résidait le Calife ? Nous n’osons répondre affirmativement.

Page 70, vers 836. — Le poëte se trompe, quand il dit que ce fut Romain qui exila Andronic Ducas. Voyez notre /ntroduction, pages xCIV et xXCv.

Page 80, vers 974. — Cette comparaison tirée de la blancheur et de la pureté du cristal est très-fréquente dans les écrivains byzantins. Ainsi Michel Psellus, faisant le portrait de Constantin Monomaque, écrit ceci: Καὶ εἴ τις δὴ ἐχεῖνον ἀχριθῶς ἡρεῖτο ὁρᾶν, ὁπότε δὴ ἀχμαίως εἶχε καὶ οὔπω αὐτῷ τὰ μέρη παρείθησαν, χάλλεσι μὲν ἂν ἡλίου τὴν χεφαλὴν εἴχασεν, οἷα δή τισιν ἀχτῖσι ταῖς θριξὶ διαλάμπουσαν, χρυστάλλῳ δὲ τὸ λοιπὸν σῶμα χαθαρωτάτῳ χαὶ διαυγεῖ (Micuez Psezzus, Πιδίοιγο byzantine, page 164, édition Sathas).

L'auteur de Flérios et Platziaflôra, dit, en parlant de cette dernière (éd. Wagner, vers 5) :

Ὑπῆρχε γὰρ εὐγενική, τὸ εἶδος χρυσταλλόχροια. Et dans /mbérios et Margarôna (64. Wagner, vers 692) :

Τὸ πρόσωπόν tou ἔχλαμπρον ὁμοίως τοῦ χρυστάλλου. ρ μ p

Page 86, vers 1052. — Les clephtes des guerres de l'Indépendance hellénique avaient, comme les apélates, un porteur d’eau à leur service. Cet homme était chargé, moyennant une faible rétribution, de les approvisionner d’eau dans les endroits où ne jaillissaient pas ces fraîches fontaines tant chantées par les rhapsodes populaires.

Page 93, ligne 19. — Lire Zudocie, au lieu de £'udoxie.

Page 94, vers 1124-1129, Ces quelques vers n’auraient-ils pas inspiré cette chansonnette, que nous trouvons dans le recueil de Passow, sous le numéro DXXVIIT? Quoi qu'il en soit, c’est la même idée, presque dans les mêmes termes :

Εμπᾶτ y ἀγώρια, ΄ς τὸ χορό, χαὶ πιᾶστε τὸ TPAYOUOL, , \ 7 = -“ , À "3 3 #

MÉOTE XAL τραγουδήσετε πῶς πιάνετ᾽ ἡ ἀγάπη.

ἀπὸ τὰ μάτια πιάνεται, ἧς τὰ χείλια ξεφυτρόνει, ἱ Le FATR

Jeunes garçons, entrez dans la danse, et commencez une chanson ; chantez et dites comment prend l'amour. Il prend par les yeux, À germe sur les lèvres, des lèvres à se glisse dans le cœur et τ y pousse ses racines. |

Page 108, vers 1307. — Le quintal ou cenftenarium vaut cent livres ou ltræ byzantines. Suivant le calcul de Dureau de la Malle, une livre pèse 326 gr. 33 d’or, et vaudrait environ 1034 francs. Les vingt quintaux dont 1] est ici question représentent donc une somme de 2,068,000 francs de notre monnaie.

Même page, vers 1308. — Cinq cents livres, c’est-à-dire 517,000 francs.

Page 116, vers 1395. — Les faucons originaires de la province d’Abasgie étaient les meilleurs et les plus estimés par tout l'Orient.

Page 116, vers 1396. — Pour tous renseignements sur « les onces exercés à la chasse », nous nous bornerons à renvoyer le lecteur à l'excellent travail que M. Miller ἃ publié dans l’Annuaire des Études grecques pour l’année 1872, sous ce titre : Description d'une chasse à l’once, par un écrivain byzantin du douzième siècle de notre ère (Constantin Pantechnès).

Page 150, vers 1921-1960. — Sur le rôle des dragons dans la

mythologie néo-hellénique, consultez l’article que M. Politis leur ἃ consacré dans la première partie de sa Μελέτη ἐπὶ τοῦ βίου τῶν νεωτέρων Evo (Athènes, 1871), pages 154-172.

A la page 161 de ce livre, M. Politis cite une chanson populaire où il est question d'un dragon, maitre des sources, χύριος τῶν πηγῶν. Une chanson du recueil de M. Sakellarios, intitulée ᾷσμα ἁγίου Γεωργίου, parle aussi d’un jus δὰ qui empêche la pluie de ae sur la ville,

Καὶ ἕν ἀφίννει τὸ νερὸν ᾿ς τὴν χώραν γιὰ νὰ πέση XL € αφι Et T E( ς Th χ ρ à ET.

Le peuple de la Grèce continue à croire que dans les fleuves, les fontaines et les puits habite un génie, qu'ils appellent στοιχεῖο, Cette croyance se retrouve, du reste, chez les Slaves, les Albanais, et même dans certaines provinces de la France, notamment en Provence.

Page 235, ligne 21. — Au lieu de en or massif, lire s'evétus d'or.

Page 244, vers 2943. — Onze mille livres d'or, c’est-à-dire onze millions trois cent soixante-quatorze mille francs de notre monnaie.

ἀγχαλιαστὸς εἶμαι (vers 740), se tenir embrassé. Comme le verbe ἀγχαλιάζομαι où ἀγχκαλίζομαι.

ἀγουρίτζης ὁ (vers 936 et passim), jouvenceau, jeune homme.

ἄγουρος, ὃ (vers 85 et passim). Ce mot est toujours, dans ce poëme, le synonyme de παλληχάρι, garcon, compagnon d'armes, pallikare.

ἀζωσταράχιν, τό (vers 2365), comme ζωστάριον, que Du Cange définit ainsi : « Vestis militaris succincta et ad genua pertingens, eaque tegens in equitando. »

ἀηδογιχά (vers 1249 et 2107), comme un rossignol, mélodieusement.

ἀηδουνέω (vers 1377), chanter comme un rossignol. Les chansons populaires donnent souvent le composé ἀηδονολαλῶ.

ἀχουστὸν γίνομαι (vers 129), devenir fameux.

arovubéw, Où ἀχουμθάω (vers 2190), s'appuyer.

ἀθόλωτος (vers 2641), non troublé, pur, limpide.

ἀμιηρᾶς, ὁ (vers 39 et passim), émir. Racine arabe. — Au vers 49, il faudrait peut-être lire πρωταμηρᾶ, en un seul mot. Mais nous avons préféré conserver la leçon du manuscrit.

(1) Nous avons donné place ici à quelques termes très-connus et qui se retrouvent souvent dans des écrivains postérieurs. Notre but ἃ été simplement d’en fixer la date

ἀναλώσῃ (vers 391), comme ἀναλύσῃ.

ἀνασασμός, ὁ (vers 370), souffle, respiration, par extension vie.

ἀνατέλλω (vers 1199), farre lever, en parlant de la lune (τὸ φέγγος.

ἀναχαιτίζω (vers 1378), en parlant d'un fleuve, suspendre ou ralentir son cours.

4vôp060p6s (vers 1474), comme ἀνδρούόρος. L'accent ἃ élé déplacé à cause du rhythme.

ἀνεχδιήγητος (vers Τὸ et 2239), 2mpunt, non vengé. L’ignorance a fait de ce terme le synonyme de ἀνεχδίκητος. ἀπειλικῶς (vers 541), d'une facon menacante, avec menaces. Cf. ἀπειλητιχῶς.

ἀπελάτης, ὁ (vers 1044 οἱ passim), apélate, banni, brigand. Racine ἀπελαύνω.

ἀποσφονδυλίζω (vers 908 et passim), asséner un coup de poing. ἀππλιχεύω (vers 231), camper. Racine latine, applicare. ἀππλίκιον, τὸ (Vers 460), campement, cantonnement. ἀργυροτράπεζα (vers 2855), fable d'argent, ou revêtue d'argent. ἀρεσχιά, τὰ (vers 1385), ce qur plait, vœux, désrrs. ἀρίθυνητος (vers 1408), nombreux, innombrable. Comme ἀναρίθ unros. ἀρίθμητος n'a jamais ce sens en grec ancien: il signifie au contraire plus souvent peu nombreux.

ἀρτάχιν, τὸ (vers 2575), grand sabre, yatagan. ἄσπρος (vers 298), blanc. Coray essaye de rattacher ce mot à l'adjectif ἄσπιλος ; mais 1] vient certainement du latin asper, épithète qui s'appliquait surtout, au moyen âge, aux pièces d’argent nouvellement frappées et conservant, par conséquent, tout l'éclat de leur blancheur.

ἀστεράτος (vers 697 et 2549), qui a une étoile au front. — C'est ici le cas de citer le passage du beau poëme de M. A. Valaoritis, Αθανάσης Διάχος, où il parle de la jument que montait le héros : Mir ᾿ς τὰ τριφύλλια τὰ παχειὰ σιδέριχκη φοράδα, μαρμάρα, φίδι φτερωτό, δροσίζεται χαὶ βόσχει, στρωμένη, ἑτοιμοπόλεμη " τὴν εἶχε πάρει ὁ Διάχος χρονιάριχη ᾿ς τὰ Γιάννινα, x ἀπὸ τ᾽ ἀστέρι ποῦχε χαταμεσῆς ᾿ς τὸ μέτωπο τὴν ἔχραζεν ASTÉPQ.

(Page 92.)

Plus loin, page 117, M. Valaoritis, expliquant le mot σιδέριχη, ajoute ceci : ΣΙΔΕΡΙΚΗ͂, ἡ χροιὰ αὕτη τῆς τριχὸς συνιστᾷ πολὺ παρὰ τῷ λαῷ τὸν ἵππον, χαὶ θεωρεῖται ὡς σημεῖον ἀλάνθαστον γενναιότητος, προσαπτομένων εἷς τὸ ζῶον πάντων τῶν χαραχτηριστικῶν τοῦ σιδήρου, ὅθεν χαὶ τὸ ἐπίθετον. Καὶ τοῦτο μὲν συντελεῖ εἰς ὑπερτίμνησιν, ἥτις ὅμως ἔτι μᾶλλον ἐπαυξάνεται, ὅταν ὁ ἵππος φέρῃ προσέτι ἐπὶ τοῦ μετώπου χαὶ λευχὸν ἀστέρα.

ἄστερνος (vers 155), sans cœur, sans affection.

5 ’ “», 9 = ᾿ LE LA αὐξύνω (vers 773), comme αὐξάνω, qui est plus usité. αὐταδέλφη, ἡ (vers 739), comme ἀδελφή.

βαγδάτιν ἱμάτιον (vers 2364), vétement fabriqué ἃ Bagdad.

βάδιος (vers 229 et passim), bai. Comparez l'italien bajo, qui ἃ la même signification. L'article du Thesaurus relatif à βάδιος est à refaire entièrement.

βάϊα, ἡ, nourrice, servante (vers 170 et passim). Racine latine bajula.

βαΐτζα, ἡ (vers 1133 et passim), nourrice. Gomme βάϊα.

βεστιάρια, τὰ (vers 1308), véfements. Littéralement : ὁ τόπος ἔνθα φυλάσσονται τὰ ἱμάτια. Nous disons de même en français, la garderobe.

βίγλα, ἡ (passim). Ge mot se prend dans différentes acceptions. Tantôt 1l signifie la sentinelle elle-même, tantôt la garde que fait la sentinelle, tantôt enfin l'endroit où se fait cette garde. Racine latine, vigel, vigilia.

βρόχα, à (vers 1203 et passim), jument, cavale, en général toute monture. Voyez le Glossarium mediæ et infimx græcitatis de Du Cange, aux mots βουρίχος et βουριχάλιος, qui sont certainement congénères de βρόχα, et ont peut-être aussi quelque parenté avec le français bourrique. Voir aussi le mot burichus dans le Glossaire latin de Du Cange.

γαμπρός, ὁ (vers 93), comme γαμόρός, beau-frère.

γέννημα ἡλίου (vers 68). Ces sortes d'expressions ne sont pas rares dans la poésie vulgaire. Voyez plus loin ἡλιογέννητος.

γήγχλα, ἡ (vers 1204), sangle, sous-ventrière. C’est le même mot que ἴγγλα, donné par Du Cange (colonne 505). Voici l’article : ITTAA, céngulum sub ventre equi, apud Crusium, pag. 188, pro σίγγλα, cingulum, quomodo Galli dicunt /a cengle du cheval, ïtal. cinghia.

γλυχοφιλῶ (vers 740), embrasser tendrement.

γρίδας, ὁ (vers 2093), cheval gris. |

γύρωθεν (vers 103). Voir ce que dit sur ce mot M. Miller dans son poëme de Méliténiote, page 14, en note.

δαγάλλις (vers 222), de δαγάλλιος, alezan.

δαγάλλος (vers 697 et 2549), alezan.

δέχομαι (vers 648), étre parrain, tenir quelqu'un sur les fonts baptismaux.

δηλόνω (vers 304), comme δηλόω. Ces formes nouvelles viennent des anciennes par épenthèse du v, et doivent par conséquent s’écrire par o avant le v. Cette épenthèse du v n’est pas particulière aux verbes contractes; elle se produit, quoique moins fréquemment, dans les barytons; ainsi φέρνω, δέρνω, ἐπαίρνω, POUT φέρω, δέρω, ἐπαίρω.

διά (vers 520 et 521) gouvernant le génitif, et ayant le même

sens que s’il régissait l’accusatif. Voyez encore au vers 528, où

le doute est impossible à cause de l’accentuation de μιᾶς. διαχέφαλα (vers 2153), par la tête.

διάχρυσος (vers 2741), ce qui est doré, et, par extension, or. Διγενῆ (vers 3102), génitif vulgaire, pour Διγενοῦς, qui autorise le datif Διγενῇ au lieu de Διγενεῖ, qui se trouve aux vers 1145 et

δουλίδας (vers 669) de δουλίδα ou peut-être δουλίς, servante, esclave.

δύνω (vers 1199), à l’actif avec un régime direct (δύνω τὸν ἥλιον).

ἐγχρύμματα, τὰ (vers 1149 et 1155), embüches, piéges, embuscades, Racines ἐν et χρύπτω.

ἐγνωρίζω (vers 3), comme γνωρίζω.

εἰς (vers 81) gouverne ici le génitif. Nous n'avons pas cru devoir corriger en εἰς Μωαμὲτ τὸν πόθον. Ces écarts de syntaxe ne sont pas rares dans les poëtes romaïques. C’est ainsi que l’on trouve ἐκ construit avec le datif, au vers 447 du Puysro- LOGUS, édité par M. Legrand.

ëx (vers 65), synonyme de ὑπό.

ἐχδαδουχέω (vers 2244), porter des flambeaux, des torches.

ἐχπληρόνω (vers 691), comme ἐχπληρόω.

ἐμποδιστής, ὁ (vers 527), celur qui empêche. Cf. ἐμιποδοστάτης.

ἐμπροσθελίνα, ἡ (vers 1204), pectoral, ornement qui couvre le poitrail du cheval.

ἐναρματόω (vers 2327), arranger, disposer, mettre en ordre,

ἐνστασιάζω (vers 1766), poursuivre avec acharnement, ou simplement poursuivre.

ἐνστατιχῶς (vers 2586), avec acharnement, opiniâtrément.

ἔνστατος (vers 2163), acharné. Le grec ancien ἃ ἐνστατιχός avec cette signification.

ἐξ (vers 788) a ici la signification de ὑπό avec le génitif.

ἐπιλούριχος (vers 694), que se met par-dessus la cuirasse.

ἐσώχειρας (vers 2498) et ἔσω χεῖρας (vers 2458), ἃ pleines mains, ou mieux à tour de bras; en tenant à deux mains l'instrument avec lequel on frappe.

edyevida, ἡ (vers 95), noble.

εὐγενικόπουλον, τὸ (vers 368), noble. Comme εὐγενής.

εὐθαλόφυτος (vers 1991), que a de belles feuilles.

εὐλογοῦμαι (vers 1419), épouser. Le verbe ancien ἃ aujourd'hui une signification obscène.

ἠλέγχω (vers 541), comme ἐλέγχω.

ἡλικία, ἡ (vers 1764 et passim), taille, stature.

ἡλιογέννητος (vers 2019), né du soleil. Les poëtes grecs modernes affectionnent un mot analogue, ἡλιοστάλαχτος, que M. Terzettis a employé dans ses Voces d'Alexandre (vers 17) :

ἠξεύρω (vers 538), savorr.

ἦτε (vers 49), forme insolite; peut-être faudrait-il lire : εἶστε ou εἶσθε.

θαμποῦρα, ἡ (vers 1248 et passim), sorte de lyre. Les Grecs disent aujourd’hui ταμπουρᾶς.

On trouve aussi le pluriel ταμπουράδες dans un distique publié par Passow, sous le numéro 796 :

# \ 2} # La A LAN Ποτέ μου δὲν ἀγάπησα χοπέλα μὲ παράδες, παρεὶ μὲ τὰ τραγούδια μου χαὶ μὲ τζοὺ ταμπουράδες.

La lyre était aussi « la fidèle compagne » des clephtes des guerres de l'Indépendance hellénique. Nous ne pouvons nous empêcher de citer ici les magnifiques vers que M. Valaoritis met dans la bouche de Diakos (page 57) :

(1) Passow, numéro cccxLix, 1.

(2) Passow, variante de la chanson cxLvi. .

Et M. Valaoritis ajoute en note (page 64) :

AŸPA , ἡ πιστὴ ἀκόλουθος τοῦ χλέφτου ῥαψῳδοῦ, ἀπετέλει μέρος τῆς πολεμικῆς αὐτοῦ συσχευῆς, ἦτο δὲ τὸ ὄργανον δι᾽ οὗ ἐτονίζοντο τὰ ἡρωϊχὰ ἡμῶν ἄσματα.

Du Cange donne le diminutif θαμπούριον (colonne 81 de l’appendix), et le traduit faussement par {ambour. I] cite un passage de Constantin le Secrétaire, lequel aurait cependant dû lui donner à réfléchir : εἰ δέ ἐστι χροῦσμα, dit cet auteur, τῆς ὀχτακόρδου, à τοῦ θαμπουρίου (1, 16). Le tambour n’est pas « un instrument à huit cordes ».

θεώρετρα (vers 1411), comme le grec ancien θεώρητρα.

ἰδίωμα, τό (vers 791), ar, mine, physionomie.

lot (vers 1868). Ce pluriel suppose une forme ἴος, tous, que nous n’avons jamais rencontrée ailleurs.

ἱππηλαλῶ (vers 1166 et passim), exciter le cheval avec la voix. Racines, ἵππος et λαλῶ.

χαθαλλιχεύω (vers 223 et passim), monter ἃ cheval, chevaucher. Ce mot est de racine italienne ou latine. On le rencontre de très-bonne heure dans les auteurs grecs.

χαΐστορον, τὸ (vers 1399). Voyez χαστόριν.

χαλίτζα, τὰ (vers 1239), boftes. Cf, καλίγια. Du Cange donne seulement χάλτζα. Le vers 1241 nous prouve que les ὑποδήματα sont une chaussure différente des χαλίτζα.

χαλλίγνωμος (vers 441), qui a de bons sentiments, de nobles aspirations.

χαλλίστατος (vers 2698), superlatif du superlatif κάλλιστος, Ces curieuses formes du dialecte populaire ne sont pas rares dans le grec du moyen âge. Dans le poëme H ἅΛΩΣισΣ ΤΗ͂Σ ΚΩΝΣΤΑΝ-

TINOYHOAEQ®, publié par Buchon, on trouve, au vers 372, χαλλιστότατος; au vérs 379, μεγιστότατ 4; au vers 162, μεγιστάτῳ; au vers 189, μεγιστοτάτας.

χαμηλαῦχιν, τὸ (vers 2548), sorte de bonnet. Voyez Du Cange 8.0. ᾿χχαποῦλιν, τὸ (vers 1012), croupe. Vient peut-être de scapulæ.

χαστόριν, τὸ (vers 694), pelisse ou manteau en castor.

χατά (vers 174) gouvernant le génitif avec le même sens que lorsqu'il régit l’accusatif.

᾿ χαταύατικός (vers 1621), donné de haut en bas, en parlant d’un coup d'épée. | nues © χαταθατός (vers 2599), comme xarabarxéc. Voir ci-dessus. ᾿χατάλεγμα, τὸ (vers 1990), chanson. Dans les poëtes vulgaires du moyen âge, χαταλόγιν ἃ toujours ce sens. Cf. le lexique de Mavrophrydis, placé à la fin de son ᾿ἰχλογὴ υνημείων τῆς νεωτέρας ἑλληγικῆς γλώσσης.

χατάμαυρος (vers 972), érès-notr.

χκαταμαυρόω (vers 242), obscurcir, et, par extension, affaibler.

χαταξιόνω (vers 94), comme χαταξιόω.

χατάπετρα, τὰ (vers 2110), Lieux rocailleux.

χαταψυχίτζιν, τὸ (vers 995), rafraîchissement, ou tout ce qui peut servir à cet effet. | ie

χλεισοῦρα, ἡ (vers 404 et passim), défilé. Vient directement de Joe formé lui-même sur le modèle du latin clausura.

χόχχος, ὁ (vers 2569), bare de cochenille.

χονταρέα, ἡ (passim), coup de lance.

. x6pôa, ἡ (vers 1244), corde d’un instrument de musique. Χορδή est beaucoup plus usité.

χοσμοπαραμυθία, ἡ (vers 36), consolation dans le monde.

χουδοῦχλιν, τὸ (vers 245 et passim), chambre (18 plus souvent

chambre à coucher). Racine latine, cubiculum.

χρύσταλλος χρύου, 1C1 χρυοῦ, à cause du rhythme (vers 974). Expression redondante. Α la rigueur, χρύσταλλος seul aurait suffi. Mais le poëte a sans doute craint que le lecteur ne füt embarrassé sur la signification du mot. Koÿoy est venu ici pour éclair-

cir le premier terme. C’est donc de cristal et non de glace qu'il.

s'agit dans ce passage. Κρύον ἃ toujours la signification de cr1stal, dans les écrivains byzantins. Voyez Du Cange, sub verbo.

χυρά, ἡ (passim), maîtresse, dame. Comme χυρία.

χύρχας, ὁ (vers 1981 et passim), dindon. On ditaujourd'hui χούρχα. Qui ne connaît le poëme de Rizos Néroulos, intitulé ΚΟΥ͂ΡΚΑΣ ἉΡΠΑΓΗ͂, l'Enlèvement du dindon? Ge mot se trouve encore dans le Recueil de chansons populaires grecques, de M. Legrand (XI, 4) :

LA

Υ̓ > » . 2e ; + LA γίνης χύρχας TÉTAVOS, χ᾽ ἐγίνης διωματάρης.

Le dindon n'est pas chez les Orientaux, comme chez nous, un symbole de sottise et de vanité ridicule.

λευχοτριθλάττον, τὸ (vers 1399), {issu triple de soie blanche et pourpre.

ληῃσταρχεῖον, τὸ (vers 1061), repaire du chef de brigands. C'est le λημέρι du πρωτοχλέφτης,

λιδαδιαῖος (vers 1628), de prairie, qui appartient ἃ un pré.

λωρίχιον, τὸ (passim), cutrasse. R. latine, lorica.

μαγούλιον, τὸ (vers 811). Comme le grec παλληχάριον. R. arabe.

μαῦρος, ὁ (vers 223), moreau, ποῖ}. C'est le mot favori des chansons populaires pour désigner un cheval, quelle que soit sa couleur.

μαχλάμιν, τὸ (vers 2547), sorte de vêtement.

μέ (vers 263), avec. N'est pas rare avec le génitif, mais beaucoup plus fréquent avec l’accusatif. Cf. le Glossaire du PhAysiologus.

μέγεθος, τὸ (vers 1967), monstre. Cf. les notes sur le Physiologus, n° 16 de la Collection néo-hellénique de M. É. Legrand.

μοναξία, ἡ (vers 1352), solitude, délaissement.

μοναξιότης, ἡ (vers 1876), solitude, isolement.

μονή, ἡ (vers 462), hôtellerie, khan, caravansérail, et, par extension, éfape.

μοῦντος (vers 2101 et passim), cheval bai-brun. Les Grecs mo-

dernes ont conservé le mot, mais aujourd’hui on l’accentue autrement, μουντός.

μουσιόχτιστος (vers 2749), bâti en mosaique.

μουτάτος (vers 900 et passim), se dit d’un faucon ayant passé par la mue. Voyez sur ce mot le Glossarium mediæ et infimæ græcitatis de Du Cange, ainsi que son Glossarium mediæ et infimæ lalinitatis, au mot mutatus.

νεροχάλαμον, τὸ (vers 1047), leu humide où il pousse des roseaux, marécage.

ὁλόλουρος (vers 676), fout équipé.

ὁλομέταξος (vers 1411), éout en sote.

ὁλόσηρος (vers 2365), tout en 8016. Le grec ancien ἃ ὁλοσηριχός.

ὀξύς (vers 2365), violet. Ge mot a toujours cette signification dans les auteurs byzantins.

ὀπισθαποδίζω (vers 1271), faire reculer, faire battre en retraite.

ὁρχομωτέω (vers 1597), faire serment, jurer.

οὔσοις (vers 1601), forme barbare pour οὖσι (datif pluriel de ὦν).

IT

παγαναία, À (vers 910), forét, fourré. C'est, à proprement parler, l'endroit où l’on chasse. Citons ici une note curieuse de M. Valaoritis sur son poëme de Diakos : HATÂNAI, συνήθως αἱ ἐχδρομαὶ αἵτινες γίνονται εἰς τὰ δάση πρὸς χυνηγεσίαν. ἀλλὰ χυρίως ἐμφαίγει τοὺς ἑλιγμοὺς χαὶ τὰς περιστροφὰς τοῦ χυνηγοῦ πλανωμένου ἔνθεν χαχεῖθεν πρὸς ἀναχάλυψιν τῆς ποθητῆς ἀγρᾶς, ὅθεν χαὶ τὸ ῥῆμα παγανίζω (page 115). M. Valaoritis aurait pu ajouter ceci : Καὶ παγαναία, παγανηά, λέγεται ὁ τόπος ἔνθα παγανίζουσιν οἱ χυνηγοί.

παγχαλίτζας (vers 1314), jolies, gentilles ; comme le diminutif χαλούτζικος.

παιδίος, ὁ (vers 1926), comme παιδίον. Ce masculin est très-

usité. dans le dialecte chypriot. Voyez le Glossaire qui termine le deuxième volume de la Bibliotheca græca de M. Sathas, et celui de M. Sakellarios dans le tome troisième de ses Κυπριαχά. Seulement, là, ce mot s'écrit παίδιος.

παλληχάριον (vers 329), garçon, gars, pallikare. R. πάλληξ.

παλληκχκαρίτζιν, τὸ (vers 2507), petit pallikare, bravache, diminutif de mépris.

πανεπιτήδειος (vers 2074), bien dispos.

πανεύγενος (vers 1343), érès-noble.

πανεύμνοστος (vers 2670), érés-aimable, très-agréable.

παραδραδύνω (vers 320), s'attarder.

παρασύρνω (vers 1355), comme παρασύρω ; ici ce verbe signifie mener un cheval de parade (συρτόν).

πεντάριθμος (vers 2465), au nombre de cing. Les dictionnaires font précéder ce mot d’un (?), signe de doute. Ce passage vient confirmer l'existence du terme.

πειθανιχός (vers 2671), persuasif.

περιγυρίζομαι (vers 309), faire un tour, faire une ronde.

περίδοξος (vers 2938), magnifique, merveilleux.

περιφημίζομαι (vers 1405), étre très-fameux.

πετεινόν, τὸ (vers 429), oiseau. Ne pas confondre avec ὁ πετεινός, qui ne se dit qu’en parlant du coq (l'oiseau par excellence).

πιτταχοφόρος, ὁ (vers 233), messager. R. πιττάχιον, lettre, billet, message, et φέρω, porter.

ποθῶ (vers 1112), désirer avec ardeur, ou simplement aimer d'amour.

πολυχρόνιος (vers 1371), vieillard, ancien (s.-ent. γέρων).

πρασινορρόδινος (vers 1012), vert et rose.

προξενῶ (vers 362), avec ses deux régimes au dutif.

προσαυξύνω (vers 1812), comme προσαυξάνω.

προσεπαυξύνω (vers 1947), comme προσεπαυξάνω.

προσχαρτερῶ (vers 278), attendre (surtout attendre inutilement); ne se trouve guère avec ce sens dans les auteurs qui ont écrit en grec littéral.

πυρφόρα (vers 2820), féminin vulgaire de πυρφόρος.

ῥαδδέα, ἡ (passim), coup de massue.

διζιμαῖος (vers 1255), enraciné, se dit des rochers énormes à moitié enfoncés dans le sol.

ῥοδεύμνοστος (vers 758), charmant comme la rose, ravissant. Racines, ῥόδον et εὔνοστος — εὔμνοστος.

δοδινόφυος (vers 1912), rose, couleur de rose.

ῥοδόσταμαν, τὸ (vers 727), eau de roses. Comme ῥοδόσταγμα.

ῥώγα, à (vers 1503), solde, salaire. On écrit aussi ῥόγα.

Ῥωμογενής (vers 1666), Grec. C’est l'équivalent de Ῥωμαῖος.

σγουρούτζικος (vers 2548), qui a le poil frisé.

σελλοχάλινον, τὸ (vers 1014), /a selle et la bride.

σελλοχαλινωμένος (vers 673), sellé et bridé, enharnaché.

σχάλα, ἡ (vers 2093 et passim), étrier.

σπαθέα, ἡ (passim), coup d'épée.

σπαθίτζιν, τὸ (vers 949 et passim), comme σπαθίν et σπάθη.

σπαθοχοπὴ μένη, moissonnée par le glaive (vers 117).

σπαθορραύδίτζιν, τὸ (vers 1205), l'épée et la massue.

στερήσης μάς τὴν (vers 43). Ce verbe se trouve rarement construit avec deux accusatifs.

στρατήγισσα, ἡ (vers 157 et passim), femme d'un général, générale.

στρογγυλάτος (vers 278), rond, arrondi.

στρουθίον, τὸ (passim). Ge mot est toujours employé ici dans le sens d'oiseau, en général, comme dans le poëme de Méliténiote, dont nous avons parlé dans notre /ntroduction.

συμπεθερία, ἡ (vers 1158), comme συμπενθερία.

συρτόν, τὸ {vers 678 et passim), cheval de parade que l’on conduisait par la bride, destrer.

σύρω (vers 222), mener un destrier, un cheval de parade. Voyez le glossaire de Sophoclis, sub verbo.

σύσσελλος (vers 2203), avec la selle. Μὲ αὐτὴν τὴν σέλλαν ἐφ᾽ ἧς ἐχαθέζετο (note de Wagner, sur /mbérios, page 45).

σφονδυλέα, ἡ (vers 1081), coup de poing. Cf. le lexique qui termine le second volume de la Zibliotheca græca medii ævr, de M. Sathas, s. v.

ταξιδεύω (vers 202), faire une expédition contre. Avec son régime à l'accusatif.

ταξίδιον, ὁ (vers 70 et passim). Ce terme ne signifie pas voyage, acception qu'il ἃ prise plus tard. Il est partout, dans ce poëme, synonyme du mot turc qui l’a remplacé, σεφέρι, expédition milrtaire.

ταπεινός (vers 21), malheureux, infortuné. Cf. l'italien éapino.

τέντα, ἡ (vers 100 et passim), tente. Ge terme est entré de bonne heure dans la langue grecque.

τζούπα, ἡ (vers 1397), servante, chambrière, suivante. Ge mot est encore usité en Épire.

τραγῳδῷ (vers 679 et passim), chanter. Consulter, sur l’origine de ce mot, la dissertation de Zambélios, intitulée Πόθεν ἡ χοινὴ λέξις TPATOYAQ.

τραχηλέα, ἡ (vers 998), co! d'habit.

rotunvaios (vers 1421), comme τριμηνιαῖος.

τρίμηνες, οἱ (vers 1498), rois mots.

τριμίλλιον, τὸ (vers 1702), distance de trois milles. πριόροφος (vers 2738), qui a trois toitures, où trois coupoles.

τρυχόω (vers 392), comme τρύχω, mais d’un usage moins fréquent.

ὑπαγαίνω {vers 684), comme ὑπάγω, aller, s'en aller.

ὑπαντή, “ἡ (vers 2579), rencontre.

ὑπόσγουρος (vers 972), frisé, bouclé, en parlant des cheveux.

ὑψίστατος (vers 2738), superlatif du superlatif ὕψιστος. Voyez plus haut χαλλίστατος.

φαχιόλιν, τὸ (vers 692), urban.

φάρα, ἡ (vers 678), jument, cavale.

φαρατζίκιν, τὸ (vers 694), manteau ou féredgé. Racine arabe.

φαρίον (vers 327 et passim), coursier, cheval de luxe.

φέγγος, τὸ (vers 234 et passim), lune. C’est le diminutif φεγγάριον, φεγγάρι, qui ἃ prévalu par la suite.

φίλτατε (vers 259), épicène pour φιλτάτη. Ges sortes de licences se rencontrent fréquemment dans les poëtes byzantins du moyen âge. Celle-ci n’est pas amenée par la nécessité de la mesure. La langue vulgaire autorisait le poëte à écrire φίλτατη, comme il l’a fait plus loin, au vers 447.

χαλκοχεραμοσύνθετος (vers 2787), composé d'airain et de brique.

χαλκότατος (vers 2744), superlatif de l'adjectif vulgaire χαλχός, pour χαλκοῦς.

᾿χαμαιζηλία, ἡ (vers 1661), action de se mettre à terre. Καθίσαντες

μετὰ χαμαιζηλίας équivaut à καθίσαντες χαμαίζηλοι. Je m'assieds par terre se traduirait bien dans ce grec byzantin par χαθίζομαι yaμαίζηλος.

χαόνω (vers 1935), comme χαόω.

126%, où peut-être χαόνω (vers 220), perdre, exterminer, anéantir ; avec son régime direct à l’accusatif et l’indirect avec ἀπὸ suivi du génitif.

χαριντζίρισσα, ἡ (vers 208), étrangere. Racine sémitique.

χειροσχουτάριν, τό (vers 2031 et 2047), bouclier muni d'une ροῖgnée.

χειροσχουτάριον, τὸ (vers 2130). Voir χειροσχουτάριν.

χλημιτρίζω (vers 638), hennir.

χρυσαυμπελόχλαδος, ὁ (vers 2753), rameau de vigne d'or.

χρυσιόθουλλος où χρυσιόδουλλον (vers 1544), car le mot est ici au génitif. Bulle d'or, chrysobulle.

χρυσιόμουσος (vers 2830), d'or et de mosaïque.

ἀρυσοαμφιέννυμι (vers 2754), revêtir d'or.

χρυσοχατάσχευος (vers 2748), fait en or, revêtu d'or. χρυσοχλιθανισμένος (vers 676), revêtu d'une cuirasse dorée. χρυσοχόχχινος (vers 1400), rouge et or.

χρυσομεσόχτιστος (vers 2737), revêtu d'or à l'intérieur. χρυσοτερπής (vers 1915), agréable où charmant comme l'or.

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