FOUS ST SAGESSE
Pornic osa soulever le léger voile*, et les boucles épaisses se déroulèrent en ruisselant sur les épaiiles de la fille obéissante. L'heureux Pornic reconnaissant de ce sacrifice, et émerveillé d'une richesse que la modeste Héva essayai! de cacher, se contenta d'une telle preuve de son pouvoir; il ne demanda rien de plus et il s'efforça de prévenir les moindres désirs de sa jeune amie.
Le jeune homme passionné, toujours plus ravi de ee qu'il découvrait au fond de oe cœur innocent, était absorbé maintenant dans un sentiment unique. ingratitude ! il avait oublié jusqu'à son ami Pierre Roland qui, de complicité avec son jardinier et le grand vent, lui avait livré sans défense le coeur de sa fiancée.
Gomme Pornic errait un jour avec sa chère Héva sous les grands arbres du parc, en compagnie du docteur, l'apparition inattendue de Roland lui rappela tous ses torts et lui causa un véritable remords. Il s'avança en toute hite vers son bienveillant ami et il le pressa avec effusion dans ses bras.
« Quoi, cher ami, demanda Roland en se pré-
tant avec sufprise aux étreintes de Pornic, êtesvous déjà de retour ? Je venais chercher ici notre ami Hermann, je ne m'attendais pas à vous revoir sitôt. »
Roland, d'un regard, avait déjà entrevu la vérité. Il respirait l'atmosphère qui entoure les gens heureux ; le parfum qui en émane est semblable à celui de l'encens et pénètre les cœurs.
« Vous êtes peut-être rappelé par quelque affaire intéressante, ajouta-t-ilensaluantMUeHéve et en serrant la main du docteur.
— Cher Roland, dit Pornic avec embarras, j'ose à peine vous avouer que je ne suis pas encore parti. Si vous ne m'avez pas revu, il faut que j'en aie été bien empêché. Vous ne me croyez sans doute pas assez ingrat pour oublier ce que je vous dois.
— Ce que vous me devez? plaisantez-vous?
ah! j'y suis. Vous voulez parler de la promesse que vous m'avez faite ; avez-vous donc déjà trouvé mon dénoûment?
— Je n'ai pas encore eu le temps d'y songer, répondit Pornic en prenant la main de sa fian-