‹ Les fables de La FontaineChapitre 39 sur 79 · LES MÉDECINS (V · texte numérisé non relu

LES MÉDECINS (V

Il n'est pas douteux que l'anecdote suivante rapportée par Guill. Bouchet n'ait fourni à La Fontaine les noms des médecins Tant-pis et Tant -mieux :

« Vraiement j'aiinerois mieux le médecin que je rencontray chez un malade, d'autant qu'il ne met point les patiens en frais et en denger, les chargeans de beaucoup de médecines et fortes, comme fait la pluspart. Car quand le malade luy disoit, la fiebvre m'a prius en un grand froid, il ne faisoit que dire, tant-pis : puis quand il disoit, elle ne m'a gueres duré, il respondoit, tant-mieax, et non autre chose. Si le malade disoit, je boy du vin qui n'est gueres bon, tant-pis, disoit le médecin. J'en ay bien de meilleur, disoit le malade, tant-mieux, respondoit le médecin.

{Serécs, t. 11,217, C. E. Roybet.)

l'ane portant des reliques (V, 14).

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