PHŒBUS ET BOKKE (VI
De La Priiiiaudaye fait une cuiieiiso application de cette fable aux femmes qu'il vaut mieux prendre parla raison que par l'autorité.
« Le soleil (coniine disent les fables) siirnionta le vent de bize . Car tant plus qu'il s'efforcoit d'oster par force la robbe a riiomnie et que pour ce faire, il souffloit plus violentenient, d'autant plus l'homme se serroit, et restraignoit son habillement. Mais quand le soleil viut a estre chaut après le vent, l'homme se sentant eschaulfé, despouilla sa robbe : et en après bruslant de chaut, il osta son saye et tout. Aussi si les maris veulent ranger leurs femmes de seule authorité et par force, elles combattent à rencontre, et ne sont marries : et au contraire, quand on leur remontre avec la raison, elles cèdent d'elles mesmes, et le supportent patiemment ».
{Académie française, 243, YI, édit., 598.)
î)8 LES FABLES