LES DEVINERESSES (VII
Littré, est-il dit à la note 3, ne donne qu'un exemple du féminin devine, celui de La Fontaine. Le mot est bien plus ancien. Gachet dans son glossaire roman, sul) V° devine en fournit un exemple du KIY*" siècle et un autre du XV1% tiré de Desportes. Nous ajouterons ceux-ci :
Jàtout ouvers d'eux-mêmes les cent huis Tant spacieux du grand manoir, et puis Par eux la voix de la devine apporte Response en l'air.
(Des Masures, Enéide. 25.5, édit. 1608.)
Tu envoyas les sybilles rfet-me.s Pour tes hérauts, qui de leurs voix divines Prophétisant, preschoient en chascun lieu L'advenement du Messias de Dieu.
iPionsard, Y. 170, l)ibl. elz.)
Quant à ce vers : « Je ne suis ni sorcière ni devine <>, que cite M. Aubertin dans son édition de La Fontaine, comme étant de Scarron ( Virg. Trav.) sans en indiquer Vendrait, disent les éditeurs, il ne se trouve pas dans le Virgile Tr.ivesti par la raison bien simple que ce poème burlesque est écrit en vers oc(osyllal)iques.
I)K LA FOMAI.M': 119