‹ Les fables de La FontaineChapitre 70 sur 79 · V. 82. — Quand la perdrix Voit ses petits etc · texte numérisé non relu

V. 82. — Quand la perdrix Voit ses petits etc

Ronsard attribue la même ruse à l'alouette :

Puis quand il est tout près de la toucher S'enlève au ciel, ou va de motte en motte Trompant le chien et sa gueule trop sotte Qui va l'oyseau vainement poursuivant Et pour sa proye il ne prend que du vent.

(Toci. y, 273, bibl. elz.)

Saint François de Sales a délicieusement enjolivé le passage de Pline dont La Fontaine s'est inspiré : « Si Poiseleur va droit au nid de la perdrix, elle se présente à kiy^, et contrefera l'arrenee et la boiteuse, et se lançant comme pour faire grand vol, se laissera tout à coup tomber, comme si elle n'en pouvoit plus, afin que le chasseur s'amusant après elle et croyant qu'il la pourra aisément prendre, soit diverty de rencontrer ses petits hors du nid ; puis comme il l'a quelque temps suivie, et qu'il cuyde l'attrapper elle prend l'air et s'eschappe ». (De F Amour de Dieu, Liv. VIII, ch. XI, édit. 1617.)

Voici maintenant la traduction du passage de Pline par Du Pinet : « Et si l'oiseleur va droit con-

tre son nid, celle qui aura ses petits contrefera l'errenee et boiteuse, et fera un petit vol, et puis se lairra tomber, comme si elle avait une aile rompue, pour amuser le chasseur après elle, et donner le loisir a ses perdreaux de fuyr cependant : amusant par ses petits vols rompus les chasseurs pour les destourner du chemin de* leurs nids )).[Trad. de Pline, X, 33, édit.lGOS.)

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LA TORTUE ET LES DEUX CANARDS (X, 2). V. 4. — Volontiers gens boiteux haïssent le logis.

C'est pour cette raison que Guill. Bouchet (Serées, III, 173, R()y])etj dit en parlant d'un boiteux : « Si n'y a homme eu cette ville qui sçache plus de nouvelles que luy, allant de ça et de là ».

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