Gesammtahenteuer , II, XXVII, Vrouwen staetikeit
3. Il serait curieux, par exemple, de comparer le fabliau du Prestre qui eut mère a force (MR, V, 125) avec le conte chevaleresque et charmant des Gesammtahenteuer , I, V, Die alte muoter.
prenons l'ensemble des contes d'une époque déterminée : les Fabliaux. D'où qu'ils viennent, on peut y étudier les mœurs du temps, comme s'ils étaient vraiment nés sur le sol de la France. Sans doute, il n'est pas indifférent que le sujet même des contes soit exotique; mais, si les conteurs ont perdu le sentiment de cet exotisme, s'ils n'ont nul souci de la couleur locale étrangère, leurs récits sont significatifs de leur époque. Pareillement, dans une Gène hollandaise ou florentine du xvi^ siècle (voire dans une Circoncision ou une Crucifixion), on peut étudier non seulement le costume hollandais ou florentin du temps, mais les idées mêmes de l'époque, son idéal moral, la personnalité du peintre, la forme de son imagination.
Analysons donc les fabliaux : il est possible de les étudier comme un groupe d'œuvres présentant l'unité d'une inspiration commune. Certes, ces cent cinquante récits conservés représentent des milliers de contes disparus; ces vingt-cinq poètes dont nous avons les noms représentent des centaines de poètes inconnus. Mais les œuvres de chaque conteur ne sont point marquées de traits individuels très distincts. Il n'y a guère de génies parmi les poètes du moyen âge : nous sommes à une époque semi-primitive, où l'influence du milieu social est prépondérante et surtout du « moment » .