‹ Les fabliauxChapitre 92 sur 257 · Lang, Myth, Ritual and Religion^ IL p · texte numérisé non relu

Lang, Myth, Ritual and Religion^ IL p

Il est bon d'avoir dissipé cet idoliim libri.

On nous dira peut-être : vous avez, arbitrairement, en ne considérant que des traductions, restreint le nombre des contes que les Européens pouvaient connaître, au moyen âge, par les livres. Vous deviez dépouiller tous les recueils orientaux qui existaient au xiii^ siècle, qu'ils fussent, ou non, traduits. En effet, vous avez marqué que vos trouvères représentaient la tradition orale, mais vous avez admis que cette tradition orale pouvait remonter aux livres. Ces livres étaient presque aussi facilement accessibles à des Européens, qu'ils fussent écrits en hébreu ou en arabe, ou traduits en latin; car vous pouvez concevoir sans peine qu'un Jean de Capoue ait raconté en italien, qu'un juif quelconque ait raconté en français des contes renfermés dans des recueils orientaux. Bien plus, nous possédons d'autres recueils orientaux, postérieurs aux fabliaux, comme les Mille et une Niiits^ mais qui remontent, en totalité ou en partie, à des originaux sanscrits. Il fallait les admettre dans votre dénombrement, car la tradition orale des contes occidentaux pouvait avoir pris sa source dans ces livres sanscrits.

Il n'y a rien à répondre à cette objection, sinon que nous n'avons que provisoirement écarté les recueils orientaux écrits en des langues orientales. Nous voulions étudier simplement l'influence de leurs traductions. Mais nous ne faisons aucune difficulté d'ajouter ici aux six fabliaux attestés dans ces traductions ceux qui se retrouvent dans un recueil oriental d'une date quelconque. Voici donc la liste complète des fabliaux à qui l'on a jusqu'ici découvert des similaires orientaux :

/. Fabliaux qui se trouvent dans des recueils orientaux traduits au moyen âge.

a) Ceux de ces fabliaux dont la plus ancienne forme est grecque ou latine :

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