De eodein Hiilolfo. Opéra LXXVI. — Noël I, Ni. — [^en
FANT, t. II, XXII. p. 188. — RlSTELHUliER XXVlll, p. 57. — Li-
SEux LXXVI, p. VU. — Les Nourelles littéraires du 23 février 171'.) ont publié les vers d'un auteur anonyme; qui donnent à peu prè.s le même conte.
2. Ville de 10.0011 habitants située sur une montagne d'où l'on a vue sur l'Adrialique et les Apennins. Aux environs sont les ruines de Melvia Ricina, bâtie par Septime Sévère.
3. Facetissimum (lict)iin cujumhm Pentsiiti. Opéra LXXVI I. — Guillaume Tardif : L'excuse d'un Pérusien à qui on demandait du vin, LI, 140. — Noël I, 84; 11, 71-74. — Risteluubeu
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vin par un enfant, avec une cruche énorme. Notre homme, ayant pris la cruche, la flaira. « — Oh! dit-il. ce vase sent excessivement mauvais. Jamais je n'y mettrai de mon vin; va et rapporte-le à celui qui t'a envoyé. »
En ceste présente excuse n'y a pas grant sens moral, mais y est à considérer la promptitude et habilleté d'entendement au Perrusien, qui, voyant qu'on le requéroit oultre raison, trouva le moyen de se excuser par faindre (jue le pot qui luy avait mandé estoit puant et ne l'esconduit pas par emportement, car il est assez vraysemblable que se on luy eust aporté ung petit pot, que pour peu de chose il ne se fust point excusé.
Dispute de deux femmes pour une pièce de toile i.
Deux femmes de Home, avec lesquelles j'ai eu des rapports, aussi dissemblables par l'âge que par la beauté, étaient allées chez un de nos confrères de la Curie, tant pour le plaisir que pour de l'argent. 11 fit deux fois l'amour avec la
XXXIX, p. 58. — LiSEUX, t. I, p. 122. — Nicolas de Troyes : Le (jrand Parangon des nouvelles, nov. XXIV. — Beroald de Vbrvili.e, Moyen de parvenir GVI : Conte de la bouteille d'osier. Edit. Garnier, p. 382.
1. Conlentio duarum meretricum de tella linea. Opéra LXXVIII. — XoEL 1,85. — Guillaume Tardif : LU, p. 148.— Liseox XLXVIII, t. I, p. 123.
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plus jolie et s'offrit encore la seconde, pour qu'elle ne crut pas qu'il la dédaignait et surtout pour l'engager à revenir avec sa compagne . <juand elles le quittèrent, il leur fit présent d'une pièce de toile entière, sans spécifier quelle portion revenait à chacune. Arrivées dans leur chambre, au moment de partager, la dispute surgit. L'une voulait avoir les deux tiers de la toile, puisqu'elle avait travaillé double ; l'autre prétendait que c'était pour elles deux et que chacune devait en avoir la moitié. Si Tune avait besoigné double, l'autre prétendait avoir eu à cause de cela double peine. En faisant ainsi valoir chacune leurs raisons, des paroles elles en vinrent aux coups, se griffèrent et se prirent aux cheveux. Les voisins, puis les maris accoururent, ignorant le motif de la dispute, chaque femme prétendant que c'était Lautre qui avait commencé. Les maris, prenant fait et cause pour leur femme, à leur tour se battirent à coups de pierres et de bâton, jusqu'à ce (|ue la foule les sépara. Chacun deux, enfermé actuellement dans samaison, sans même connaître l'objet de la querelle des femmes, a pour son adversaire une vendetta profonde, comme on en a à Rome. Pendant ce temps, la pièce de toile est toujours intacte entre les mains d'un tiers, et les deux femmes cherchent en cachette à s'entendre pour partager. On demande un docteur pour trancher cette question de droit.
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En ce chapitre est monstre que des faillies qui souvent advient des procès, c'est de ce que les deux parties litigieuses et adverses ne veullent réellement dire, no déclarer la cause de leur litige et controversée par laquelle on les pourroit bien facilement mettre daocord et hors de de toute inimitié ou controverse, mars tout aiusi que les deux femmes, qui ne vouloyent dire pourquoy le desbat estoit meu, se taisent et pour tout n'y a ni saige juge qui en saiche que déterminer.
Le coq et le renard 1.
Un renard, pressé par la faim, cherchait un stratagème pour s'emparer de quelques poules, réfugiées à la suite d'un coq, au sommet d'un
1. Bc gallo et vulpe. Opéra LXXIX. — Guillaume Tardif : La fable d'un Coq et d'un Regnard, LIH, p. 151. — Ristelhuber XL, p. ôO. — LiSEux, t. I, p. 125. — Origine ; — ^P]sope, 3ti. 88. — Marie de France, 52 : Le Renard et les Pigeons.
— hnitations : — Pulci : Il Morgante, ., C, IX, st. 20. — Steinhovel : Yerdeutschung der fabeîn Esops.., 24. — Ysopo, Burgos 149G, — Esopus, Delft 1498, — Faerne, 89. — Hau- DKNT, 36(>. — Àpohtgites de Esope en rithme françoise, p. 36.
— GuÉROULT : Emblèmes, p. 2. — Guicciardini : Corne beiie ri)i\angono larolla alla tvappola gli aslitti. — Verdizotti 25. — Pavesio, 3i. — HÉGEMpN : I.a Colomhière, li. — Walch : Deca^ fabulantm. 4. — La Fontaine, 1. II, fab. 15 : Benseradb : Œuvres, 77. — Dryden : dans Le Spectateur, t. VI, p. 302. — Leheau : Carmina et orationes, 1, 13. — Florian, 1. IV, fab. 2. Gadet-Gassicol'rt; Irad. dans « Recherches sur quelques fables de La Fontaine », Vrillées des Muses, 2 années, n" IX. Frimaire an VIII, p. 217.
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arbre élevé. S'étant approché, le renard salua poliment : — « Que fais-tu là-haut ? dit-il au coq ; tu ignores donc la bonne nouvelle qui est arrivée? » — « Absolument, répondit celui-ci ; dis-nous la donc. )) — « Je viens exprès pour t'en faire part, et afin qu'elle soit pour toi un sujet de joie. Tous les animaux ont tenu un grand conseil et juré entre eux une paix éternelle. Il faut bannir toute crainte; aucun animal ne peut être traqué ni molesté par un autre, la paix et la concorde doivent régner entre eux; chacun peut aller sans défiance où il lui plaît, même seul. Descendez et nous fêterons ensemble ce beau jour. » Le coq devina la ruse du renard : — « C'est là une bonne nouvelle qui m'est fort agréable, et tout en disant cela, il regardait de côté et d'autre en se dressant sur ses ergots. — « Mais que regardes-tu ainsi », dit le renard. — « Deux chiens qui viennent de ce côté au grand galop et la gueule ouverte. » Tout tremblant, le renard s'écrie : — « Dieu! il faut que je me sauve avant leur arrivée. » — « Mais pourquoi fuir, tu n'as rien à redouter, puisque la paix est faite. » — « Je crains, reprit le renard, que peut-être ces chiens n'aient pas eu connaissance du traité. » Ainsi ce fut par ruse que la ruse fut déjouée.
En ceste Fable sont reprins les traistres f[ui par blanderncns de ficlives parolles déçoyvent aultruy, ainsi que le Regnard cuydoit décepvoir et trahir les poulies pour leur dire que paix perpétuelle estoil ordonnée entre les
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besles : mais voulentiers telz trompeurs sont mocquez par leur mucquerie mesmes, ainsi que l'on dit communément :
Tromperie est de tel estre
Que (lui trompe trompé doit estre,
ainsi que le Regnard fut trompé du Coq, qui luy donna à entendre que deux grans chiens venoyent vers luy la gueulle bée, parquoy il eut si très grant paour qu'il s'enfuit.
Propos ironique. '.
Un homme, libre dans ses paroles, ayant eu l'audace de tenir dans le palais pontifical des propos inconsidérés, en les accompagnant de grands gestes : — « Que dis-tu donc? s'écria un de ses amis, tu as lair d'un fou. » — " Gela ferait bien mon affaire, répondit-il; je nai pas d'autre moyen de conquérir les bonnes grâces de nos gouvernants ; car c'est actuellement le règne des sols; eux seuls, ont le maniement de toutes les atl'aires. «
1. Faccluin dictnm. Opéra LXX.X. — Noël II, 8(1. — Liseux, t. I. p. 1-27.
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Entre un Floi-entin et un Vénitien à propos de la paix K
La paix avait été conclue pour dix ans entre les Vénitiens et le duc de Milan. - Dans cet intervalle, eut lieu la première guerre entre les Florentins et ce duc. 3 Les afTaires des Florentins périclitaient, lorsque les Vénitiens, au mépris de leur traité, attaquèrent le duc, qui ne se méfiait pas d'eux, et occupèrent Brescia, dans la crainte que le duc victorieux ne tournât contre eux toutes ses forces. Peu après, un Florentin et un Vénitien s'entretenaient de ces événements. — « Vous nous devez la liberté, disait le Vénitien ; c'est grâce à notre coopération que vous l'avez obtenue. » — « En aucune manière, » répondit le Florentin, pour rabattre la jactance de son interlocuteur; « Vous ne nous avez pas faits libres, mais nous, nous avons fait de vous des traîtres. »
1. Disceptalio inter Florciiiinum et Venctnm. Opéra LXXXI. — Lenfant XXIII, p. 1U4. — Noël II, 81. — Ristelhuber XLI, 60. — LisEux, t. I, p. 1-28. — Lenfant, t. II, XXIII, p. 11)4.
2. Philippe Marie Visconti, second fils de Jean Galras, né en 131)1, mort en liiT. Avec lui finit la souveraineté de la maison Visconti. [R)