‹ Les Facéties de Pogge FlorentinChapitre 53 sur 169 · LES FAGÉÏILS DE l'0(iG · texte numérisé non relu

LES FAGÉÏILS DE l'0(iG

lui. triste et abattu, sa femme lui demanda s'il avait été victime de quelque accident: — « Hélas! s'écria-t-il, ma femme, je suis mort. » — « Que t'est-il donc arrivé, mon mari? Remets-toi et viens diner )>. Mais le mari continuait à gémir et ne voulait prendre aucune nourriture. Sur les instances réitérées de sa femme, qui le suppliait de lui dire la cause d'une si grande douleur, il lui dit : — « Tu ne connais donc pas la nouvelle que je viens d'apprendre à l'instant? » — « Laquelle, mon ami? » — « Roland est mort, lui, le seul défenseur de la Chrétienté. » Après avoir calmé la douleur stupide de son mari, la femme eut beaucoup de peine à le faire mettre à table.

Du chanteur qui annonça quil déclamerait la « Mort d'Hector » '.

Un des assistants raconta ensuite un autre trait de semblable insanité. — « In de mes voisins, ditil, homme simple, entendit un de ces mêmes rapsodes annoncer à la fin d'une de ses séances, afin d'allécher le public, que le lendemain il déclamerait la Mort d'Hector. Notre homme alors

1. Ui' caiilore qui piirdixil se « Mortein IJvcloris » rccitalunnn. Opéra LXXXIII. — Noël II, 87. — Lenfant, t. II, XXV, 190. — LiSEux, t. I, ]). 132.

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