CLXXXIII
Vd'u.r différents i .
A Florence, plusieurs personnes ayant lié conversation, chacun formait pour son bonheur un vœu particulier ; c'est assez l'ordinaire. — « Je voudrais être Souverain-Pontife », disait Tun, « Moi Roi » s'exclamait un autre ; un troisième désirait autre chose. Un gamin, tant soit peu havard. (jui écoutait, dit : — « Moi, je voudr<iis être melon ». — <( VA pourquoi ça » ? lui demandat-on. — (( C'est parce que tout le monde me sentirait le derrière », répondit-il; souvent, en ell'et, les personnes qui désirent acheter un melon le flairent en dessous.
En ceste Facécie sont raillez les souhaycteurs qui souhaictent et désirent ce qu'ils ne peuvent, ne doivent avoir; dont le garson se farea, qui. ouyant les inuliles re([uestes et souhaitz, recjuist d'eslre pompon, affin (pie tous Un allassent sentir le cul.
1. De plurihiis ijui dirersa hona sibi optahaitl. Opéra CLXXXII'.
— (luiLL.\UME Tahdif: De ceiluy qui désira esire pompon aliin qu'on luy fleurist le cul. LXXXVII, p. ^'lO. — Noël 1, i'.)3; II, 130. — LisEUX, t. JI, p. 101. Roijvv lionlemps en belle humeur, p. 19. — /.(' Fncvtii'u.i HntilMaliii. p. 19.3. — Nut;:.- venal'.-s