CONCLUSION
Les besoins alimentaires de croissance, comportent un double équilibre chez l’enfant : l'équilibre de base qui doit être réalisé avant tout entre les substances ternaires et quaternaires, et l'équilibre des substances minimales apportées par l’alimentation.
Est-il possible de composer une ration idéale répondant à ces besoins ?
L'équilibre de base est réalisable, les recherches expérimentales et l’analyse du lait de femme permettent de le connaître très exactement.
L'équilibre des substances minimales est bien plus difficile à obtenir. Nous n’en avons pas une connaissance biologique suffisante, et l’analyse du lait de femme n’apporte pas de renseignements permettant de suppléer à nos vues. Cette analyse, au contraire révèle des variations individuelles, capables même de laisser apparaître une carence.
Il faut donc constituer un régime de base où les proportions relatives de protéines, de graisses, d’hydrates de carbone soient identiques à celles que l’on trouve dans le lait de femme, et ajouter une quantité suffisante de facteur de croissance pour que l’organisme y trouve son compte.
Il faut éviter l’administration de doses par trop réduites de ces substances de croissance, mais aussi la recherche trop poussée d’un équilibre parfait qui n’est pas encore connu dans son ensemble et qui doit être très difficile à obtenir pratiquement.
Pour les vitamines dont on ne connaît pas encore l’action quantitative exactement, l’on ne doit pas craindre de donner des doses élevées, à conditions toutefois de ne pas atteindre les chiffres qui se sont révélés nuisibles.
Une à deux cuillerées à café pour la levure de bière, une à deux cuillerées à soupe, ou même trois, de jus de citron, quelques gouttes d’huile de foie de morue constituent des chiffres quoti-
diens normaux chez l’enfant soumis à l’allaitement artificiel, et parfois chez l’enfant nourri au sein.
Pour les acides aminés, comme nous l’avons vu, on à pu aller plus loin à la recherche de l'équilibre idéal, en se basant sur la composition du lait de femme.
En tous cas, le besoin de croissance est encore plus marqué au cours de l’alimentation lactée que plus tard, où l’alimentation variée n’a plus besoin d’être complétée. C’est donc au premier âge, les dix premiers mois de la vie qu’il faudra veiller à l’apport régulier el quotidien des facteurs de croissance alimentaire.