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(a) Quelques facteurs et harpes ûgaraient parmi
les la
thiers.
(B) 6 luthiers faisaieut également les harpes.
Nous avons mis, entre parenthèses, les chiffres de l'année 1775, parce que, additionnés, ils ne donnent pas le nombre 99 formant, selon Va Imanach musicalf l'effectif total de la communauté. Le total de l'année 1777, n'est certainement pas non plus exact ; il est inférieur à la réalité, car nous avons compris dans les nombres partiels, 5 facteurs admis en 1776 et 9 admis Tannée suivante, soit 14 nouveaux membres qui devraient s'ajouter aux 97 existant en 1776, alors que le total donné par le même almanach en 1777, ne diffère pas du précédent; ce sont les lacunes que présentent les listes pnr spécialités, qui causent ces différences. Il convient de remarquer, en
outre, que le tableau ci-dessus ne s'applique qu'aux facteurs parisiens; le nombre total des facteurs est beaucoup plus élevé, ainsi qu'on le verra à la fin du chapitre suivant.
Recherches sur les anciens facteurs*
(xv*-xvin* siècles)
A part quelques constructeurs d'orgues dont les noms nous ont été transmis par les papiers des cathédrales et les comptes des maisons royales, on ne connaît que très peu d'anciens facteurs. 11 est juste de remarquer que les conditions dans lesquelles ils se trouvaient, n'étaient guère propres à faire ressortir l'individualité. Très simples d'exécution, employés en majeure partie par les ménétriers et musiciens populaires, les instruments de musique ne se plaçaient pas au-dessus de beaucoup d'objets communs, œuvre d'obscurs faiseurs ; c'est même la raison pour laquelle on eu trouve tant sans marque aucune. Ce n'est qu'à partir du moment où naquirent les véritables artistes, où l'art musical prit une certaine importance, QÙ enfin le goût s'affina, c'est-à-dire au xviii® siècle, que la bonne facture fut appréciée et encouragée.
Dans ces conditions, un très petit nombre de fac-
leurs devaient échapper à l'oubli, malgré la quantité relativement considérable d'instruments qui fut en usage du moyen âge à la Renaissance. Ce n'est donc que par une circonstance fortuite, que quelques noms nous sont parvenus : des instruments ou des ouvrages anciens seuls, les révèlent.
Le plus ancien facteur qui soit actuellement connu est Andréa; le musée du Conservatoire possède un petit cornet d'appel dont le pavillon est enrichi de sculptures en relief qui porte son nom avec le millésime 1420 (n<> 560 du catalogue)*. Puis, viennent Jehan Bourdon de Paris, constructeur, en 1440, de l'orgue de la cathédrale de Sens et Gauthier Le Marais, de Bayeux, qui fît celui de l'église Sainl-Laud, à Angers en 1447.
Dans les comptes des ducs de Bourgogne, publiés par M. de la Borde, on voit que vers 1450 « une harpe pour la comtesse de CharoUois » fut vendue « par Jehan de la Gomt, pour la somme de xii francs », et dans ceux de la cathédrale de Reims, on trouve le nom de Oudin Hestrequi construisit l'orjue en 1481.
Là se bornent les renseignements sur le xv« siècle
Pour le xvi% nous ne sommes pas beaucoup plus riches. Nous n'avons à citer que Jean-Nicolas Babin et Jean Ancesis qui firent marché en 15 16, pour la construction de l'orgue de 1 église Simt-Jacques, à Montauban ' ; Pontus Jousselin, auteur des orgues
* Le Musée du Conservatoire national de musique. Paris, 1884.
* Forestier. Les vieilles orgues de Montauban (Ùéunion des Dciétés des Beaux- Arts, i885).
de Notre-Dame de Cléry, de St-Sauveur à Blois, qui, en 1 5 1 1 , releva celui de Féglise St-Maurice à Angers, auquel travailla ensuite Pierre Bert (i 521-1544), l'auteur Je Torgue de La Ferté-Bernard (1536) ; Jean Prévost ou Provost, constructeur du second orgue de St-Laud à Angers (1528), qui releva celui de St-Maurice de la même ville en 1533; René Chail- Ion, Cerisier qui travaillèrent successivement au dil orgue (1539 1563); Gratien De CuUy et Symon Le Vasseur, organistes et faiseurs d'orgues, ailleurs présumés de l'orgue d'Argentan, auxquels on doit celui de Notre-Dame d'Alençon*, (marché du 15 sept. 1537); Jean Arte, également organiste et facteur, chargé en 1554 de diverses réparations à l'orgue de St-Martin à Montauban; Antoine Josselin de Rouen, appelé en 1560 à faire quelques additions à l'instrument de la cathédrale de Sens.
11 nous faut encore citer Nicolas Dabeneste pour l'orgue de Notre-Dame des Andelys (1572); Nicolas Baril, de Saint-Michel de Vaucelles, pour celui qui lui fut alloué c à faire et placer, le 26 juin 1 588, pour 200 écus d'or de principal et 12 écus pour vin * », à l'église St-Etienne-le Vieux , à Caen; Florentin Lusson, à qui fut confié la construction de l'orgue d'Avesnières, en 1590; Dnpré pour l'église de St- Jean à Dijon, fait en 1591, moyennant 300 écus; Jean Delaigle, facteur et organiste, qui vendit en 1598 au chapitre de la cathédrale d'Angoulème, l'instrument
* G. Dôspierres. Les orgues de N.-D. (VAlençony 1888. s J. Cariez, d'après un mss. de la bibl. de Caen.