‹ Les facteurs d'instruments de musique: les luthiers et la factureChapitre 25 sur 86 · XVII« SIÈCLE. — LUTHIERS · texte numérisé non relu

XVII« SIÈCLE. — LUTHIERS

M. de Bricqueville * ; les Môdard de Nancy, sur lesquels M. A. Jacqcot n'a donné que des notes très sommaires: François qui, dit-il, vint à Paris, et fit des instruments poui la chapelle de Louis XIV ; Nicolas, son frère, né vers lôoj, reçu bourgeois de Nancy en 1658, et Toussaint, fils de ce dernier, né le 5 avril 1622, dont on ne signale aucun instrument. Ajoutons que Ton connaît des étiquettes ainsi conçues : Franstscus Médard f^citParisis, 16.. et 17 10, etd'autres au nom de Nicolas \(édard, 161 5, 1660, enfin, qu'il y a au muséo du Conservatoire de Bruxelles, des iijslruments de 1701 et 1770, que nous mentionnerons à leur place, également signés iV/co/a a' Médard. Une pochette de la collection G. Samary *nous révèle un luthier du même nom dontil n'est pas question dans le livre de M. Jacquot : « xntoyiiusMedarOy Naiicy 1666. » Citons encore, Pierre Aubry, marchand d'instruments de musique, d'après VEtal des officipfs de la maison du Roy, (1652); Jean Christophle d'Avignon, auteur d'un alto, grand patron (165 )\ actuellement au Conservatoire; Nicolas Chéron (1658), probablement le même qui, en 1691, vendait des cordes de Rome (v. plus loin»; Jean frère, rue Saint-Martin, à Paris, qui fil, en 1667, ^^ guitare que possède le B''° N. de Rothschild ; J«Tcques Quinot qui nous est connu par unepochelle de .\i. Loup (1670) e* par cette note de UicHELET (1680) : « ceux qui voudront entrer dans un « détail plus particulier des parties du violon, n'ont

1 Catalogue des instnimenls de musique anciens, etc., 1887-89. - Collection de M. Georges Samary, Paris, 1887.

c qu'avoir Vf. Quiaot, l'un des plus habiles etdeshonoc râbles luthiers de Paris» ; François Saraillac à Lyon en 1679, suivant l'étiquette d'une pochette ; Jacques Regnault, auteur d'une pochette à filets d'argent (1682) appartenant à M. Blondin, de Choisy-le- Roy ; Michel CoUichon, dont on a pu voir une basse de viole datée de 1683, à l'exposition rétrospective de 1889 ; Nicolas Bertrand, qui a une basse de viole (1687) et un dessu^ de viole (1701), au musée de Bruxelles ; un pardessus de viole (17 14) à celui de Paris (n^ 138) et dont une basse de 1720, a tait partie de la vente Savoye * ; Claude Trévillot de Mirecourt, chez lequel le duc Léopold envoya acheter des violons en 1698.

Les Voboam se sont acquis une telle réputation que longtemps après leur mort, ils étaient encore qualifiés de célèbres. Témoin cet avis du Journal de musique de septembre 1770 : «un particulier voudrait se défaire d'une excellente guitare faite à Paris parle célèbre Voboam en 167'), s'adresser chez le sieur Le Clerc, luthier aux Quinze Vingts. » D'ailleurs on a pu en juger par la guitare (i688)avec incrustations en ivoire de la collection Loup , par la mandoline du musée de Gluny, indiquée par erreur sur le catalogue, comme étant d'Alexandre Roboam, (1682), et par celles en érable, qui sont au Conservatoire. La guitare indiquée par Bruni comme étant « d'Alexandre Vogermt le jeune, 1673 » est sans aucun doute de

* Catalogue des instruments de musique, etc . , composant la collection de M. Savoye, 1882.

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