XVII* SIÈCLE, — ORGUES
à Moiîtauban( 1672-7$) ; et Le Dé, de Troyes, chargé de restaurer les orgues de St-Germain (1696) et de Notre-Dame de Cliâlons (171 2).
Les recherches faites par M. Veuglin dans les archives paroissiales de la ville de Bernay, ont amené la découverte de plusieurs facteurs d'orgues normands '. Ainsi, l'orgue de l'église Ste-Groix a subi diverses réparations ou additions de la part de Jacques Besnard (1616) et Guill. Lesselier (1620) à Rbuen ; de Thomas DeVillers, de Bernay (1657, 1696) ; deRoberIngoultdeCaen(i675); deDesbissons(i684); de Adrien Labbé de Rouen (1687, 1699) lequel travailla à réglise de La Couture, à Bernay et dont le travail fut visité par Ch. Lefebnreou Lefèvre, facteur et organiste, auteur des réparations faites en 1698 à l'orgue de la cathédrale de Rouen. A celui de N.-D. de la Couture à Bernay, travaillèrent Pierre Ynger, facteur et organisiede cette église, de 1610 à 1646, et Roch d'Argillières (1607-19). Thierry Des Enclos, auteur des réparations à lorgue de la cathédryle de Rouen (1657) fut appelé en 1665 à examiner les travaux faits à celui de La Couture ainsi que Alpouxde Falaise, en 1674.
Les extraits des comptes des bâtiments sous Louis XIV, donnés au chapitre 1*"% nous ont renseigné sur quelques facteurs parisiens : Jean Joypux (1668); Estienne Evre qui travailla à l'orgue des Tuileries (1668) ; Pampes ou Pampet, qui fournit au roi un orgue, une épinette et un clavecin (1670-71) ;
* AliLsiciem de Bernay (Réunion des Soc. des Beaux-Arts, 1892).
Cliqnot qui s'occupa avec Eslienne Henocq, del'orguo de la chapelle royale à Versailles {1679-80). ce dernier chargé en outre, de 1671 à 1682, des orgues installéesdans la gruîle de Versailles elles appartements du château ; Alexandre Thierry, qui rétablit l'orgue de St-Germain-en-Laye (1684) et construisit, de 1684 à 1688, celui de St Cyr, moyennant la somme de 2700 livres; Jean Bessart, qui fabriqua un soufflet pour la Monnaie (1685) ; Rastoin (1687) et enfin Tribuot, qui reçut 5500 livres pour la construction de l'orgue de l'église paroissiale de Versailles (1687-1691).
Pour ce qui est des facteurs d'instruments à souffle humain {vulgo à vent), on peut encore trouver ies noms, mais il est plus malaisé de savoir à quelle époque ils appartiennent, puisque, à rencontre des clavecins, luths, etc., les instruments sont rarement datés. Ce n'est donc que par les écrits que l'on peut apprendre quelque chose à leur sujet.
Grâce au Traité de la Musette de Borjon, publié à Lyon en 1672, l'on peut connaître quelques'-uns de ceux qui se livraient à la fabrication des instru- "^ents à souffle. Ce sont d'abord les Hotteterre et crn particulier le père, dont notre écrivain fait le plus grand éloge :
Le père est un homme unique pour la construction de toutes sortes d'instrumens de bois, d'y voire etd'ébeine, comme sont les musettes, flûtes, flageolets, haubois, cromornes; et mesme pour faire des accords parfaits de |ou8 ces mesmes instrumens. Ses fils ne luy cèdent en