HARPES
chèrent à en donner l'équivalent par d'aulres moyens ^
Les frères Naderman (François-Joseph et Henri) fils d'un célèbre facteur de harpes du xviii'' siècle, ne furent pas de ceux-là. Nous avons dit (p. 167) avec quelle opiniâtreté ils défendirent l'antique système, qu'ils fabriquaient d'ailleurs d'une façon parfaite ; ce qui leur valut une médaille d'argent en 1823 et en 1827. L'ainé, François-Joseph, naquit à Paris en 1773, il y mourut le 3 avril 1835 après avoir «été pendant 10 ans professeur au Conservatoire; le second, Henri, est né en 1780, il fut aussi virtuose. C'est lui qui écrivit en 1815 et 1828, trois brochures contre la harpe à double mouvement. Cousineau, père et fils, déjà cités au chapitre précédent, qui avaient fait breveter en 1799 un mécanisme pour tendre les cordes, et en 1803, une mécanique < à plans inclinés paraboliques et à renforcement acoustiques », obtinrent unemédailled'argenteni8o6et en 1819. Pierre Challiot, qui avait succédé à son père Antoine, présenta en 1820, des harpes avec pédales munies d'un mécanisme particulier pour lesquelles il reçut une mention. En 1827 une médaille de bronze lui fut décernée pour de belles harpes ; il mourut en février 1839. Son fils Etienne avait pris en 1836 un brevet pour un système tendant à éviter la casse des cordes, par un mécanisme réduisant de plusieurs
* Plane fit breveter en i8i3 un 'mécanisme propre à exécuter les demi-tons et doubles demi-tons avec facilité, et, l'année suivante, fiiUes appliqua à la harpe un système ayant le même but, mais en addition aux tons produits par la mémo corde.
degrés Tangle formé par la colonne et la table d'harmonie; en 1839 il voulut faciliter le jeu de la main droite en plaçant les cordes de ce côté, et en même temps, il allongea la table d'harmonie en là courbant de façon à ce qu'elle s'étende Jusqu'à la colonne, et couvre la moitié de la cuvette. Pour ces innovations qui n'ont point prévalu, il reçut tirie médaille de bronze en 1839. ^ l'exemple d'ERAKo, Pleyel voulut joindre la harpe à sa fabrication, et en 1834, il en exposa à simple et à double mouvement, d'après un système d'une grande simplicité dû au harpiste Dizî, qui furent reconnues les meilleures après celles d'ERARD ; mais ce facteur ne persista pals longtemps dans cette spécialité. Doineny (Lotliâ- Joseph) est de ceux qui tentèrent de réagir contre le courant de défaveur qui se manifestait envers la harpe. En 1827, il exposa des instruifients reihârquables de fini et de solidité, datis lesquels il avait introduit un perfeclionnement, dont le résultat était le raccourcissement du diapasonavecunéplusgrande longueur des cordes du haut et dont les pédales étaient coudées (méd. d'arg.). En 1034, ses harpes offraient quelques modifications au mécanisme réglant les demi-tons. Après avoir encore obtenu des médailles d'argent en 1834, 390144, Domeny reçut une médaille d'or en 1849 et une mention à Londres en 185 1; il fabriquait indistitïctement des harpes simples et à double mouvement. En 1855, il soumit divers changements à cette dernière. Gomme E. Ghal- LioT il voulut obvier à la rupture des cordes par leur distension, mais il l'obtint par un moyen dîfféreot :