INST. EN CUIVRE
pette en fa à deux pislons au Conservatoire. Moins obscur a été E.-J.-M. Dujariez (1831-55) ; c'est lui qui parvint à corriger les notes défectueuses du cor simple, telles que les sol, mi^ fa dièse des tons de mib,y fa, etc. Tn rapport du 30 juin 183 1 fait à Ché- RUBiNi, directeur du Conservatoire, par les cornistes Dauprat, Gallay et Meifred, fait l'éloge de son cor solo ; en 1834 et 1855 le jury reconnut que .ses instruments étaient bien confectionnés et doués d'une belle qualité de son (mention bon.). Bartsch se fit connaître en 1835 V^^ l'invention d'un mécanisme pour le cor à pistons, permettant de jouer dans tous les Ions. A l'exposition de 1849, i^ présenta un cor à coulisse et à ressort (méd. de br.) et il fit breveter en 1854 une nouvelle forme de pistons cylindriques. De ce facteur il existe au Conservatoire un cornet à 2 pistons datant de 1840. Hien ne s'attache au nom de Baillet (1833-50), mais de Nie Firmin Michaud (1837-72). quelques souvenirs sont restés. En 1849 ^1 ret; ut une méd. d'argent, son clairon et son baryton ayant été placés au i^'' rang et son cor au 2°. Il est cité à diverses reprises dans le rapport de 1855, ^^' tamment pour ses cors et trombor^es à coulisse qui lui valurent une médaille de i'' classe. David (1837-73) a fort peu fait parler de lui ; il n'offre à signaler que son système de gros piston chromatique (1855), ses instruments à petits tubes, perce ronde et pleine, diminuant la course du piston ( 1 866). Mongin ( 1 84 3 - 5 7) est dans le même cas que le précédent ; deux brevets de perfectionnements en 1849 ^^ )0 sont les seuls souvenirs qu'il ait laissés. Roehn (18^8-84) n'est
pus beaucoup plus forluné avec la mention qu'il obtint en 1849 ^^ son perfeclionnement du trombone à coulisse (1880). Ce n'est pas non plus le propre des associations ouvrières de se distinguer par des innovations nombreuses, souvent fort onéreuses ; elles se contentent d'apporter leurs soins à la fabrication des modèles adoptés. L'association fraternelle d'ouvriers facteurs d'instruments à vent fondée en 1848 et dirigée par Houze, obtint à ce titre une mention en 1849 et en 185';, alors qu'elle avait à sa tête M. Deschamps; seule de toutes celles qui furent présentées, sa trompette satisfit complètement le jury. Depuis une vingtaine d'années, cette association a cessé d'exister. 11 s'en est formé une autre en 1865 dont il sera question tout à l'heure. Oscar Beaubeuf (1849-1867) malgré son système de piston à pompe (185 1), n'est guère connu.
Il n'en est pas de même de Gust -Aug. Besson, né à Paris en 1820, qui n'a rien ménagé pour faire parler de lui *. Gomme plusieurs de ses confrères, il est fils de ses œuvres. Dès l'âge de 10 ans, il entra en apprentissage chez Dujarier, puis il travailla dans plusieurs maisons, et, à 18 ans, tourmenté du désir de réaliserdivers projets,il s'étabht à son compteavec des ressources restreintes, qui l'obligèrent tout d'abord à n'entreprendre que des ouvrages à façon. Mais peu à peu la situation s'améUora, et G.- A. Besson parvint à présenter à l'exposition de 1844, un cor à pistons et unJDuglequi, bien qu'inachevés, furent placés au
* De Pontécoulaat. Douze jours à Londres, p. 254 et 296,