‹ Les facteurs d'instruments de musique: les luthiers et la factureChapitre 62 sur 86 · INST. EN CUIVRE · texte numérisé non relu

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second rang du concours et lui valurent une mention. Sept ans après, il remportait à Londres une médaille de 2^ classe, puis une autre de i""® classe, à Paris en 1855. Nous ne saurions donner ici une liste complète des brevets de ce facteur; bornons-nous aux principaux : l'adjonction de cylindres aux coulisses des pistons (1853), puis la perce droite, assurant le passage direct de la colonne d'air, dans les i°'et 3® pistons (1854) et6 mois après (1855), Ir perce pleine qui remédia à l'inégalité des sons des instruments à pistons, et à leur manque de justesse dans certaines positions. Tous les trous des pistons se trouvèrent, dès lors en rapport de diamètre avec le tube sonore, d'où résulta une plus grande ampleur de son et une plus grande facilité d'émission. Le meilleur gage du succès de cette découverte est dans son adoption par la généralité des facteurs. En 1856, G. -A. Besson commença à établir ses prototypes, mandrins en acier autour desquels on fit grand bruit, et qui après tout, ne constituent qu'une partie de l'outillage nécessaire à tout facteur, depuis que l'étirage des tubes se fait au banc. Ensuite, il fit connaître divers systèmes nouveaux^ dont les plus importants sont : les trombones et basses à registre avec pistons dépendants, puis indépendants (1858), décrits dans la Facture instrumenlale (pages 92, 159 et 284). Les difficultés créées par Ad. Sax à la facture française avec son monopole déguisé, contraignirent Besson à s'expatrier pour se soustraire aux entreprises dont il était l'objet. En 1858 il partit à Londres où il fonda une nouvelle manufacture, sans abandon-

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ner toutefois celle de Paris qui fut administrée en son lieu et place par M"" Besson. A l'exposition de 1867» sa maison figura donc dans les sections anglaise et française. Ce fut la dernière à laquelle il participa personnellement ; la mort l'ayant surpris, en 1874, jjme ye Bessqn, aidéo de ses filles Cécile et Marthe, ne laissa pas péricliter son œuvre et, en 1878, une médaille d'or était attribuée à cette maison pour t ses < instruments en cuivre, de formes élégantes, d'une « belle qualité de son et d'une grande justesse »dit le rapport. Depuis lors, les plus hautes récompenses ont été le partage de cette marque, dans les expositions françaises et étrangères. Le décès de M'^^V* Besson n'entraîna pas la disparition des diverses traditions établies par le fondateur, sa fille Marthe, devenue M™' Fontaine-Besson, initiée de bonne heure aux multiples détails de l'entreprise, put les transmettre au nouveau chef de la maison. Les travaux des descendants de G. A. Besson, sont également considérables, nous en avons suffisamment parlé dans notre précédent ouvrag3 pour n'y pas revenir *. Signalons seulement un essai de création de nouvel instrument : le cornophone dont le principe est analogue à celui des tuben allemands (embouchure de cor et tube conique), que nous avons déjà fait connaître ailleurs, et la construction d'une clarinette contrebasse dite clarinette-pédale, proposée pour remplacer le contrebasson, tentatives diversement

* La Facture instrumentale, p. i5, 56, 109, 114, 160, 19 et 77,

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appréciées, et ne constituant pas, au sens propre du mot, de nouveaux instruments.

La maison fondée en 1859 par Arsène-Zoé Lecomte ex-employé de Galtrot, a tenu une place très honorable dans la facture des instruments de cuivre où il se fit une spécialité pour l'exportation. En 1874 il imagina le clairon-trompette (duplt3x), puis le cornet à transposition instantanée (1885), le saxophone- Boehm (1888-89) ^^ 1® basson en métal (1889) sur lesquels nous ne reviendrons pas en ayant parlé dans la Facture à V exposition. Les récompenses obtenues sont : méd. de bronze (1867), d'argent (1878), diplôme d'honneur à Philadelphie (1876), i'^' prix à Melbourne (1881) et croix de la Légion d'honneur (2 3 juiL 1881). Pour 1889,- A. LncoMTEfut appelé à faire partie du jury, mais déjà atteint du mal qui devait l'eniporter (26 fév. 1892), il ne put prendre part à ses travaux. A. Lecomte était né le 3 juin 1818 à Ferrière- Haut-Glocher(Eure). C.-A. Cassarini son associé, réunit sa maison à celle de MM. Massin et Thibouville, afin d'adjoindre le> instrum nts en bois à sa fabrication; mais il ne resta pas longtemps à la tète de cette nouvelle association, il mourut au mois d'avril 1892.

L'Association générale des ouvriers facteurs d'instruments de musique fondée en 1865 a eu pour directeurs : Neudin, qui, en Ja quittant, prit la suite de Michaud; V: Sudue, qui est devenu propriétaire du fonds Halary ; MM. L. François, et L Maître, actuellement en fondions. En 1878, ils recevaient une médaille de bronze pour leur bonne facture et en 1889 une médaille d'argent. Les divers types d'instru-

menls de cuivre exposés, ont eu eu grande partie l'approbation du jury. L'association a acquis les modèles de saxophones de Feuillet, lorsqu'il s'est retiré. L'établissement créé en 1878 par E. Roblin n'est pas considérable, mais il a figuré avec honneur devant le jury en 1889. Ses instruments sont d'une facture de premier ordre, ainsi que le constate le rapport (méd. d'argent). Le bug le-contr alto imaginé en 1878 par M. Roblin (V. la Facture, p. 107) fut aussi reconnu d'un fort beau timbre et d'une justesse remarquable, qualités que possèdent d'ailleurs les autres instruments de ce facteur. Chef d'atelier de Gautrot en 1867-78, M. G. Gandilhcn s'est établi depuis, et continue à fabriquer sans chercher à innover.

En province, la facture des instruments de cuivre est une exception et sauf deux, les rares maisons qui se sont établies ont cessé d'exister.

Des deux qui restent, l'une a été fondée par François Sautermeister, à Lyon, en 1809. Ce facteur -se signala en 181 2 par l'invention d'un curieux instrument qu'il nomma basse-orgue. Il était parfaitement cylindrique jusqu'au pavillon et recourbé comme le basson, il avait pour embouchure un bec semblable à celui de la clarinette et .produisait plus de 3 octaves par demi-tons. Le pavillon pouvait se remplacer par un globe ou par un tube percé de part en part. En 1827 Sautermeister imagina une basse d'harmonie ou nouvel ophicléide, à 1 1 clés, perce co)iique et pavillon évasé, dont le son tenait du buccin et du

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