‹ Les facteurs d'instruments de musique: les luthiers et la factureChapitre 73 sur 86 · INST. DU MOYEN AGE ET DE LA RENAISSANCE · texte numérisé non relu

INST. DU MOYEN AGE ET DE LA RENAISSANCE

et le tymhre^ auxquels il faut joindre la guitare moresche^. La plupart des instruments qui précèdent se retrouvent dans les documents du xv*" siècle, quelques autres y paraissent pour la première fois : tubes, orguettes, bedons, claquettes, sonnettes, monicordion^ y tahourin, chalomie *.

A cette liste, on pourrait ajouter d'autres noms, elle suffit cependant pour montrer la diversité des agents sonores au moyen-âge, dont le rôle musical était assurément très borné. Mais voici la Renaissance, beaucoup vont disparaître ou se transformer et Ttirt du luthier et du facteur va naître, les instrument se perfectionnant à mesure qne progresse la musique, qui prend faveur de plus en plus auprès des grands. Les concerts d'instruments deviennent plus fréquents, les divert'ssements et ballets s'établissent peu à peu et exercent uue influence favorable sur la facture.

Parmi les instruments qui parurent à cette époque, signalons les sacqueboule et haulxbois ^ les buc" cines et flustes de boys non pareilles » ainsi que des instruments d'airain k la mode milanaise ^ le rebec\

* La Prise d^ Alexandrie et le Temps paslour,

' Comptes de Thôtel de Jean duc de Normandie, 1349. 3 Œuvres do JeanMolhiet (1420-1507).

* Comptes des ducs de Bourgogne (1450).

» Bibl. Ne. mss. fr. 7835, quittance du 3i déc. i5i8de Cliristophe Plaisance, sacqucboute et joueur de haulxbois du roi.

^ Fête donnée dans la cour de la Bastille par François Te', le 22 déc. i5i8.

7 Relations des rc^jouiss. données au camp du Drap d'Or ( i52o).

YépineUe\ le violon^, le% cromornes^y là bibole^, la mandore^ la flûte à 9 trous *.

En France, on l'a vu, d'habiles luthiers existaient déjà au xvi<* siècle et l'emploi de plus en plus grand que l'on faisait des instruments à cordes, augmenta leur nombre au point de leur permettre de former une corporation (1599).

Dès ce moment la prospérité de la facture est assurée et las grossiers instruments du moyen âge font place à d'autres, d'un travail plus artistique et de ressources plus étendues; quelques-uns, longtemps abandonnés, reparaissent sous une nouvelle forme ou sous un autre nom. Aux xvi'' et xvif siècles, leur

1 Voir chap. III, H. de Lceuvre, facteur d'épinettes, i523-45.

* Aux fêtes données à Rouen lors de Tavèneaient de Ilenri II (i55o) il y eut un divertissement dans lequel les muses « rendaient ensemble de leurs vivions madrés et polis...». Quittance du 28 déc. 1559, donnée par Pierre Bonnette, violon des ducs d'Orléans, d'Angoulème et d'Anjou, i5 livres pour 6 mois (Bibl. NS toc. cil.).

3 Le Ballet comique de la Reine (i5Bi).

* Etat de la mus. de la grande Ecurie du Roi (Arch. n'«» K.K. 143).

» Sept airs sonnés la nuit de St-Julien, i587, etc. (Recueil de ballets par Michel Henri).

D'autres instruments étaient certainement connus en France à cette époque, parmi ceux que décrit S. Virdung, dans le volume qu'il publia à Bâieen i5ii iclavicordet virginale^ clavecin, claviciterium, lyre, luth, grande et petite viole, harpe, psaltérion, hackbrett, monocorde, petite viole à 3 cordes ou rebec, hautbois, bombardes, flûtes douces, flûtes traveisières, sifflets, cornets à bouquins, toumebout, platerspiele, musette, trombone, orgue positif,, régale, guimbirde.

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