INST. A VENT. CUIVRE — LABBAYE
sans changement d'embouchure, et une trompelle d'harmonie faite sur le même principe ; inventions qui enlèvent la priorité aux tentatives semblables faites par Sax père, en 1824 et 1826, (quoiqu'en aient dit les panégyristes du fils), et qui ne peuvent être contestées à Labbaye, puisqu'en sus du rapport de l'exposition, Yalmanach Botlin de 1820 (p. 1205) donne la descriplion de ces instruments. En 1822, Labbaye produisit un système d'ophicléide démontable à 10 clés ; en 1827 ce fut une trompette dite à ventilateur, munie de 3 pistons, et à l'exposition delà même année, il présenta des cors à pistons d'une construction très soignée (méd. de br.). Parmi les instruments qu'il fabriquait en 1829, nous voyons les buccins, trompettes et cor d'harmonie à ventilles ou pisfoiis. Labbaye avait eu le 15 oct. 1814, un fils nommé Jacques Christophe, qu'il avait associé à ses travaux et qui avait obtenu avec lui une mention à l'exposition à 1834 pour les ophicléides. Avant de succéder à son père,J.-G. Labbaye étudia le cor à pistons au Conservatoire, ce qui lui permit d'npporter tous les soins désirables à la fabrication ; aussi en 1849, obtenait-il une médaille d'argent, son cornet à pistons ayant obtenu le i*"" rang, et son ophicléide ayant été le seul classé sur quatre présentés. Les expositions de 185 1 et 1855 lui valurent des mentions, celle de Londres (1862), la Prize medal « pour l'excellence de qualité de ses instruments de cuivre » et des méd. d'argent lui furent attribuées en 1867 et 1878. J.-C. Labbaye avait acquis le fonds de M. A. fiAOux en i8$7, il le vendit à son tour avec le sien,
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le 20 aoùl 1878 à M. MiLLinEAu, cjl^z lequel il fui employé jusqu'à sa mort.
C'est à raiinée 1768 que l'on fait remonter l'origine de la maison Halary, mais on ne peut dire exactement quel en a été le fondateur. Il est question d'un nommé Esgih:i kvent ((iii aurait cédé en 1804 à Jean- Hilaire Astô dit, par corruption, Halary, natif d'Agen et venu à Paris vers 1796. Nous n'avons rencontré nulle part le nom d'ËNOOL-uiVENT, peut-être at-on confondu avec AMUovLEVAnT? Quoi qu'il en soit, nous avons la cerliludo qu'en 1809 Asté dit Halary, élait établi H Paris et qu'il fit preuve d'imagination. En 1817, il soumit ù l'Académie des Beaux-Arts une série d'instruments nouveaux, qu'il ne fit breveter qu'en 1821 : le clavi-lube ou trompette à 7 clés en fa, mi b, tU ou Al 6, avec coulisse d'accord à crémaillère, avant chromatiquement deux octaves d'étendue; le quinliclave ou trompette quinte et basse en fa, mi b, ut ou si, en fol*me de basson, à 9 ou 10 clés, et trois octaves d'étendue; Vophicléide ou contrebasse en /*(/, desciRdant 3 demi-tons plus bas que la contrebasse d'orchestre; le clairon métallique ou clarinette en cuivre. Ces instruments, exposés en 1823, étaient déjà adoptés dans plusieurs régiments de la garde royale, ils valurent une mention à leur auteur. A cette époque, il fabriqvnit en outre, suivant une annonce, des instruments à clés, des trompettes en si, ut, mi 6, la 6, des quintes, cors, trompettes, trombones et contrebasses d'harmonie. En 1825, Jean-Louis Antoine, né à Paris le 14 janv. 1788, qui avait quitté Tatelier de Courtois pour entrer chez Halary, lui suc»