‹ Les facteurs d'instruments de musique, les luthiers et la facture instrumentale; précis historiqueChapitre 59 sur 84 · INST. EN CUIVRE — HAIARY · texte numérisé non relu

INST. EN CUIVRE — HAIARY

céda*, et substitua à son nom celui de ce dernier, alors très connu. Il ne fut pas moins actif que son prédécesseur, et, en 1827, il présentait des clarinettes, flûtes et cors en cuivre parfaitement exécutés (méd. de bronze). Puis, alors que chacun cherchait à perfectionner les instruments à pistons, introduits depuis peu en France, il produisit, en 183^, son système à plaques tournantes, imité plus tard par Ro- BERTSON, digne d'un meilleur sort que celui qui lui a été réservé. (V. la Facture ïn5^*% p. 295.) Sans négliger le système des pistons, il tentait d'en reproduire l'effet à l'aid^ d'un autre dispositif mécanique ; ses cornets et cors à 2 pistons furent classés au second rang en 1839, et ses trombones au premier (méd. de br.). Avec Belorgey, il fit breveter en 1843 d'importantes améliorations au piston, puis il imagina les pistons à perce conique, c'est-à-dire dont la grosseur était proportionnée au diamètre du tube (1846). L'année précédente, Halary avait adapté au trombone à coulisse, la soupape à ressort qui sert à vider l'eau en appuyant l'instrument sur le sol. Ce facteur continuait d'occuper la première place pour la qualité de ses instruments, et il reçut une médaille d'argent en 1849. (Jne contrebasse omniton, un ophicléide à clés montées sur tringles à pivot avec ressorts à aiguilles et un cor ascendant dont un piston raccourcissait le tube au lieu de l'allonger', avaient fait partie de son

* Asté-Halary se retira dans son pays natal où il décéda vers

• Cette innovation eat à remarquer : c'est la plus ancienne

exposition en cette année. Au grand tournoi inlernalionalde 185 5, HALARYremportauneined.de [""eclasse; il y exposa, entre autres curiosités, un trombone contrebasse à double coulisse, descendant au contre- /a, et des instruments avec pavillon à courbe parabolique. Ce facteur avait alors associé à ses travaux son fils, Jules-Léon Antoine dit également Halary (né le !•' mai 1827), qui avait obtenu un i©' prix de cor à pislonsau Conservatoire en 1855, et était entré à l'orchestre de l'Opéra en 1853, qu'il a quitté depuis peu. IIalarv père mourut le 16 mai 1861. C'est un de ceux auxquels la facture est redevable de notables progrès: en 1827 il a perfectionné les pistons que Meifred avait fait construire par Labbaye; il fut un des initiateurs des bugles et trompettes à clés, et c'est l"i qui construisit en Francele premier cornet à pistons. Les muséeselcolleclîons renferment beaucoupd'inslruments de ce facteur ; citons seulement la clarinette-alto en cuivre à 1 3 clés du musée Sax et le trombone à coulisse des Arts-et-Métiers, muni d'un tortil à la naissance du pavillon. Les instruments de ce facteur sont généralement marqués IIalart, sans y; c'était, nous dit son fils, pour surprendre la contrefaçon. M. Halary fils n'eut qu'à continuer l'œuvre de son père; il apporta pourtant diverses améliorations aux instruments et fit en 1863 un cornet solo. En 1873 il céda la maison à la Société Coste et C'®, dont le directeur était M. François Sudre, qui en resta seul propriétaire.

application connue actuellement; elle est antérieure à celle de Sax. UAnnuaiî'e do la Société des anciens élèves des écoles des arts et métiers (iB5i) contient un rapport -sur ce système.

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