CHAMBRES
commune, d'une entente générale pour la défense des intérêts vitaux des diverses industries, vis-à-vis des autorités compétentes ou de la concurrence étrangère, amena peu à peu, avec la tolérance du gouvernement, la constitution des chambres syndicales, dont Texistence légale ne fut reconnue qu'en 1884, Les facteurs de pianos, sur l'initiative de Sa- VART, furent des premiers, en 185 3, à former un syndicat, dans lequel les maîtres facteurs des diverses sortes d'instruments furent reçus. En 1878, des questions de personnes provoquèrent une scission ; M. Woi.FF, de la maison Plevel, se mit à la tète des dissidents et fonda une seconde chambre syndicale de patrons. En 1881, devant une grève menaçante, on tenta un rapprochement qui n'aboutit pas ; cependant, vu la gravité des circonstances, les deux chambres se mirent d'accord pour une action commune, limitée à la durée de la grève ; après quoi, chacune reprit sa liberté. Une nouvelle tentative de fusionnement faite en 1889, fut couronnée de succès, et la chambre actuelle comprend presque la totalité des facteurs d'instruments de tous genres et d'accessoires * ; les abstentions ne portent que sur les pe-
* Facteurs d^ orgues : MM. Cavaillé-ColJ, Debierre à Nantes, J. Merklin, Stolz ; Orgues à cylindres Cottino et Tailleur, Limonaire frères et O; Alb. Martin, Alph. Mugnier, Yver (Qavioli et O"); ffarmoniums : Gavioll flls, Mustel, Rodolphe, Sèche? (maison Alexandre) ; Pianos : Aucher frères, Aurand- Wirth à Lyon, Ch. Aurand, Avissoau, Barrouin, Alph. Blondel, Alb. Blondel (maison Erard), Ant. Bord, Burgasser, Constantz, Costil, Groissandeau^ Danti, Fooké fils aîaé, J. Frantz, Ch.