‹ Les facteurs d'instruments de musique, les luthiers et la facture instrumentale; précis historiqueChapitre 68 sur 84 · fr · texte numérisé non relu

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inaccessibles à tout Jamais, aux artistes capables de les faire valoir, et vont s'immobiliser dans quelque galerie où ils ne servent plus qu*à satisfaire la vanité de leur riche propriétaire.

On sait que Straditarils se contentait de 4 ]ouis d'or (environ 90 fr.) pour prix de ses magnifiques violons. Déjà, à la fin du xvin* siècle, ils s'achetaient en France, j ou 400 fr., puis ils atteignirent le prix de 2.400 à 5.000 fr, et s'y maintinrent un certain tamps. Antérieurement à 1824, Lupot vendit à Ha- BENçcK un stradivarius de 17)8, pour 2.400 fr. seulement; celui que Ton appela d'abord le régent, puis le superbe (1716), ne fut vendu que 3.^00 fr., comme ceux de 1715, qu'achetèrent Gand et Hode; seul, celui de VioTTi, datant de 1712, fut payé 5.000 fr. Mais survinrent, il y a une quinzaine d'années, les spéculateurs et amateurs anglais qui se passionnèrent tout à coup, et ces instruments parvinrent à des prix prodigieux. En 1875 , un violon de A. Stradivarios daté de 1714, était adjugé à M. Hart pour 7.900 fr. ; la même année, M. Lawrie qui fit spécialement le commerce de ces instruments, aclieta de D. Alard un stradivaiius de 1716, pour la somme de 15.000 fr. et il le revendit 20.000 à M. Adams. Le Messie (violon de I716) ayant appartenu à M. Cozio de Salabue, à Ta- Risio (i824)puisà VuiLLAUME(i855),que D. Alard avait acquis en 1875 à la mort de ce dernier, son beau -père, pour 2'). 000 fr., fut vendu en 1890 à M. Crawford, à Edimbourg, pour la bagatelle de 50.000 fr. N'est-ce pas vertigineux? C'est le seul; 11 est vrai, qui ait encore atteint ce prix; divers autres violons tout en

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