VIOLONS DE A. STRADIVARIUS
ayant augmenté considérablement, n*ont pas dépassé-25 et 30.000 fr., ce qui est déjà plus que raison ^ nable. Ainsi, en 1881, M, Mêier de Londres, paya 20.000 fr. un stradivarius de 1715 (ex-OfiscHNEii) ; en 1882, le V** de GaEFFuiiLE en eut un de 1709 pour 23.000 ; M. RuTsoN, un autre de 17 18 (ex-MAuaiN) pour 25.000 et le duc de Camposelige, après avoir donné en 1884, 20,000 fr. de celuideViEUXTEMPs(de 1710), paya 2$. 000 Ir. celui de 1713 qu'abandonnait M. Adams; enfin, en 1885, M, Meier donna 30.000 fr. du violon de 1693 ayant appartenu à Garcia de Madrid, puis à M. WiLMOTTE. Pour ces derniers instruments, on ignore le prix payé par les précédents propriétaires, mais pour d'autres on le connait, et la progression en est assez curieuse. On a pu suivre un violon du célèbre Stradivàhius de 1736, dépuis l'acquisition qui en fut faita en 1832 par M. Cornet, d'Amiens, à raison de 2.500 fr. En 1802, il était revendu 5 .000 fr. à M. WiLMOTTE, d'Anvers, et, cinq ans après il passait aux mains de M. Menard de Marsanvilliers avec une plus-value de i.ooo fr., pour être finalement acheté 10 000 fr. par M. Muntz, à Birmingham» en 1874, alors que la mode n'avait pas encore exagéré la valeur de ces instruments il n'en est pas de même de celui de 17 17 qui, acheté 3.700 fr. parM.SASSERNo, de Nice, en 184!;, fut acquis par le spéculateur Lawrie en 1884 pour le prix de 20.000 fr. et immédiatement revendu 25.000 à M. Wjmphen. Après avoir payé 7.000 fr. un stradivarius de 1704, M. Betts le vendit 15,000 tr. à M. Meier en 1873, qui le céda à M, Hart, puis il entra en 1886, dans la collection du due de
Camposelice pour la somme de jo.ooo fr., qui acquit 2 ans plus tard, pour 17.000 fr., Tex-SANCY acheté 4.500 par M. WiLMOTTE, qui Tavait cédé en 1875 à M, Gleichadf, de Francfort, pour 5.000 fr. Le Chant du Cygnt', fait en 1737 par A. StRAOïvARirs à Tàge de 92 ans, vendu 4,500 fr. par Mïremont à M. de Naoornof avant 1870, qui passa entre les mains de LAWRiEvers 1875 moyennant 1 2.000 fr. et futrevenduparlui 17.500 à M. de ST-SENOCK,fut adjugé le 1 5 mai 1886 à MM. Gand et Bernardel pour le compte du violoniste J. Whitk, alors au Brésil, au prix de 20.000 fr. auquel se sont ajoutés les frais d'assurance, de change et d*expédition. Citons encore un violon de M. Cii. Lamodrfux, daté de 1717, vendu 8.100 fr. en 1877, à M. Lavi^rik, lequel le céda l'année suivante à M. Van de Weghe pour 1 3.500 fr. et qui devint, en 1890,1a propriété de M. G. Orchard, moyennant 25,000 fr. Un autre violon de 1722 (ex-RoDE et Norès), ayant été acheté 6.000 fr. par M. fiAMOUREDx fut vendu par lui 30.000 fr., en 1890, à M. Oldham. Signalons enfin celui de 1727, payé 5,040 fr. par M. Dcrand, acheté 7.350 à la vente Mau- LAZ par M. Gand et Bernardel et cédé à M. Casaretti pour 10.000 fr. ainsi que celui de 1709 surnommé la PwceWf, racheté 22.2 10 fr. par M. GLANOAzfilsà la succession de son père, et enfin celui de 1694, acquis en 1888 de M. WiLMOTFE par M. Meier, qui est devenu en 1891, la propriété de M. Van de Weohe moyennant 16,000 fr.
Q\xe\q\ies violoncelles de A. Stradivarius ont vu pareilles enchères. Le plus beau spécimen de la facture de cet habile luthier est sans contredit violoncelle le