DANS LE PREMIER CAS, d’apaisement de l’appétit sexuel
MLAUTS
dont parlent les auteurs américains, est en contradiction avec les travaux d’ANCEL et BouIN, de STEINACH, de LICHTEN- STERN.
En outre, NIEDERMEYER cite certains faits observés aux Etats-Unis et d’où il ressort qu’un criminel stérilisé puis remis en liberté répandit la syphilis parmi toutes les jeunes filles de son village, ayant eu des relations avec cet homme en raison des garanties qu’il présentait de par sa stérilisation. « Il en est ainsi, ajoute NiEDERMEYER, de tous les psychopathes, débiles mentaux, anormaux de toute sorte, qui font prime après stérilisation. »
Certes, nous n’accorderons pas à cette objection une valeur générale et définitive. Mais cette observation confirme ce que bien des auteurs avaient déjà constaté :
« En fait, comme l'écrit SCHIFF, cette mesure n'atteint ni ne transforme la libido. »
2. DANS LE CAS DE STÉRILISATION FORCÉE, les auteurs américains soutiennent que, 90 fois sur 100, on n’observerait pas ces troubles psychiques importants, à type de mélancolie plus ou moins hypocondriaque, qui suivent d'ordinaire la castration.
On manque en vérité, répétons-le, de données objectives. En outre, n’oublions pas qu’il ne peut être seulement quesüon de l’état mental tel que l’apprécie le psychiâtre, et l’on doit prévoir le retentissement que peut avoir sur la personnalité intime d’un être — dont la libido est intacte — la privation forcée de la paternité.