LEUR ACTION SUR LES CHAMPIGNONS INFÉRIEURS
RaAuLIN montre, au cours de ses belles recherches poursuivies dès 1870 que l’Aspergillus niger se développe abondamment au sein d’une solution ne renfermant que des substances de constitution chimique parfaitement déterminée.
Currie, en 1917, confirme que l’Aspergillus niger n’a pas un besoin strict d’un apport étranger pour croître, mais 1l montre qu’un extrait d’un vieux mycélium ou des parties sporulées du champienon exerce une action stimulante nette sur sa culture.
De même Wizzaman, en 1920, constate que la culture et par-
SNA ee
ticulièrement la sporulation de Sclerotinia cinerea sont activées si l’on ajoute au milieu nutritif des extraits de ce champignon lui-même.
Linossier, en 1919-1920, montre que l’Oidium lactis, ensemencé en milieu minéral, bénéficie de l’apport de petites quantités d’une culture du même Oidium sur un milieu identique. Ces substances favorisantes supportent de hautes températures (1350).
Linossier, en 1920, constate que des liquides de culture dans lesquels ont poussé des champignons : Oidium lactis, Mycoderma vint, Penicillium glaucum, Aspergillus niger, Aspergillus fumigatus, Mucor mucedo, se sont enrichis en facteurs favorables à la eroissance des mêmes microbes, ou de microbes différents. Ces facteurs de croissance n’ont aucune spécificité. Un liquide de culture d’Oidium lactis agit, pour favoriser le développement de la levure, beaucoup plus activement que le liquide de culture de la levure elle-même. Les espèces qui se passent le plus facilement de facteurs de croissance (Oidium lactis, Penicillium glaucum, Aspergillus niger) sont celles qui en sécrètent le plus.
FRIEDBERGER et DoEpner, en 1906, montrent que de vieilles cultures de bacilles lumineux, qui ont perdu leur pouvoir lumineux, le récupèrent en présence de diverses moisissures, ou même du filtrat de celles-ci : Aspergillus fumigatus, Aspergillus niger, Mucor stolonifer, Penicillium glaucum.
Goy, dans une série de recherches poursuivies en 1921 et 1922, reprend l’étude des conditions de culture de l’Aspergillus niger, si bien établies par RAULIN. L’Aspergillus niger est extrêmement peu exigeant pour son alimentation, puisqu'il pousse bien sur un
milieu artificiel strictement composé de subtances minérales. Goy montre que, cependant, ce champignon inférieur pousse nettement mieux; si l’on ajoute à son milieu minéral des traces du filtrat d’une culture de Mucor mucedo effectuée en milieu de Mayer :
Phosphate de chaux ...:...............:......... 0,05 Qulfate-dée Maghésie, : .! 0. ere LEE EE 0,25 Phosphate de potasse............................ 0,9 Nitrate d’ammoniaque...........:.............. 0,75 OP PS EU RE Me DE OT 100,00
auquel du saccharose a été ajouté dans la proportion de 6 %.
La substance qui renferme le facteur favorisant élaboré par le mucor est une matière organique cristallisable, et fusible vers 1700 à sec, non précipitable par l’acide phosphotungstique, ne présentant aucun des caractères d’un amino-acide et ne décelant pas trace de phosphore ni d'azote. Ce composé n’agit qu'après avoir été chauffé à 850-900.