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constate que le facteur V, en solution dans la gélose, résiste à l’ébullition pendant au maximum 45 minutes.
KozLarx trouve le facteur V en abondance dans la banane. Au contraire, le jus de tomates et le suc de citron ajoutés à la gélose donnent des résultats négatifs.
Il constate que le raifort ne contient pas de facteur V mais semble posséder au contraire le facteur X, de sorte que le raifort, inactif par lui-même, permet la culture du B. de Pfeiffer s’il est additionné d’eau de pomme de terre.
Il est nécessaire de signaler ici que KOLLATH, comme RIVERS (cité par Knorr), constate que les facteurs X et Vtirés des animaux ou des végétaux supérieurs ne suffisent par pour l’alimentation des bactéries ; ce ne sont probablement que des agents d’excitation de la culture ; la croissance des bactéries exige la présence de substances nutritives proprement dites.
Avery et Morcax montrent en 1921-1922 que les facteurs favorisant la culture du B. de Pfeiffer et des bactéries hémophiles,dont on connait l’existence dans la pomme de terre et la banane stériles non chauffées, existent aussi dans d’autres végétaux tels que le navet jaune et le navet blanc, la carotte, la bette, le panais et la patate. Ces facteurs favorisent la culture non seulement des bactéries hémophiles, mais aussi d’autres bactéries comme le pneumocoque. Ils font plus qu’accélérer la culture de ce microbe, ils la rendent possible dans des cas où l’ensemencement serait trop faible pour permettre le « départ » de la culture.
Une autre action intéressante de ces facteurs consiste à augmenter ia zone de tolérance des bactéries à l'égard du pH du
. milieu, en deçà et au-delà du point optimum. De plus, ces facteurs
contenus dans les tissus frais de plantes permettent la vie et la multiplication des bactéries qui ne poussent pas en présence d’oxy-
gène libre.
Fizpgs, en 1922, indique que la matière colorante du sang
peut être remplacée par la pomme de terre pour la culture du
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B. de Pfeiffer. L’auteur pense que la pomme de terre doit son action la présence d’une peroxydase qui facilite le transport de l’oxy-
à gène.
Gorpon et Hine, FLack, en 1916, décrivent, sous le nom de (trypagar » (voir la formule à l’Appendice), un milieu de culture gélosé au cœur de veau digéré par la trypsine (d’où son nom) et additionné d’un extrait de farine de pois verts, qui paraît apporter des facteurs favorisants pour la culture: du méningocoque. Les auteurs rapportent que la farine de pois agit surtout sur la croissance de la culture, (mais le méningocoque ne survit pas plus de 48 heures sur le trypagar), tandis qu’un extrait de grains de froment, cuits ou crus, agit sur sa vitalité. Le principe actif de la
farine de pois est soluble dans l’eau, n’est pas précipité dans la
solution aqueuse par l’alcool.Si le milieu est chauffé à l’autoclave après l'addition de la farine de pois, les facteurs favorisants sont détruits.
Davis, en 1918, poursuit des recherches sur les facteurs stimulant la culture des microbes suivants : B. typhoïdique, B. du colon, B. diphtérique, streptocoque hémolytique, staphylocoque doré, blastomycètes, Sporotrichum schenckii, Streptothrix, B. pyocyanique, B. prodigiosus.
Le sang ne contient pas de facteurs favorisant ces microbes, non plus que la farine ordinaire de riz ou de froment. Mais la farine de riz germé ou de blé germé contient des facteurs très favorables à la culture de ces microbes : peut-être proviennent-ils simplement de la solubilisation de l’amidon au cours de la germination.
BroADHURST, en 1921, peut démontrer, sur une vingtaine de cultures de bactéries différentes, vieilles de 3 à 24 semaines, que l'addition d’un extrait de haricot les rajeunit. Mackenzie, en 1917, avait obtenu des résultats analogues, pour la culture des microbes
du groupe typhoïdique-coli, avec un extrait de farine d’arachides.
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LEIGHTENTRITT et ZIELAKOWSKY constatent, en 1922, que le jus de citron (qui contient la vitamine C antiscorbutique) possède aussi une substance favorisante pour la culture du bacille diphtérique.
Hosoya et KuroyaA étudient, en 1923, le facteur de croissance mis en évidence pas Tsuxry en 1922. C’est un extrait de son de riz. Les auteurs japonais constatent que des streptocoques hémolytiques et des pneumocoques poussent sur des milieux sans albumine additionnés de cet extrait, alors qu’ils ne poussent pas sur les mêmes milieux sans albumine, qui suffisent à d’autres bactéries pathogènes, telles que la bactéridie charbonneuse, le vibrion cholérique et le pyocyanique. On pourrait rapprocher ce facteur de la vitamine D de Funx, car il résiste à un chauffage de 2 heures à 1400, mais il est plus sensible que la vitamine D aux alcalis et il est plus facilement adsorbable.
SCHWARTZMAN étudie, en 1924-1925, le pH qui convient anx cultures, en présence d’extraits de tomates, de plusieurs microbes : B. de Flexner, B. abortus, pneumocoque type 2, B. typhoïdique, Sireptococcus viridans. Il constate que les facteurs de croissance contenus dans les extraits de tomates ont un effet optimum sur la culture de ces bactéries avec des concentrations en ions H qui semblent tout à fait différentes du pH optimum pour leur croissance en milieu ordinaire.