ACTION DES EXTRAITS VÉGÉTAUX SUR LES BACTÉRIES
Davis montre, en 1917, que le B. de Pfeiffer, ensemencé sur son milieu d'élection, la gélose au sang, pousse remarquablement mieux si on ajoute au milieu des fragments stériles de végétaux : les colonies de B. de Pfeiffer sont plus luxuriantes autour des parcelles végétales que sur le reste du milieu, exactement comme CRASSBERGER, plusieurs années auparavant (1), avait attiré l’attention sur le développement plus grand des colonies de B. de Pfeiffer autour des colonies de staphylocoques.
Davis, ajoutant d’autres substances végétales aux milieux de culture, constate que la farine de riz ou de froment donne lieu à des cultures plus riches, si elles proviennent de grains ayant germé.
THIÔTTA et AVERY,après avoir établi en 1920-1921 que-les facteurs favorisant la culture du B. de Pfeiffer, qui se trouvent dans le sang, sont de deux ordres, l’un désigné comme facteur X et l’autre comme facteur V, comme nous le verrons au chapitre suivant, montrerent que ce facteur V est fort répandu dans les plantes, par exemple dans la pomme de terre.
KozLarx confirme les résultats de TæiôrraA et Avery. L'eau de pomme de terre est 3 ou 4 fois moins riche que le sang en facteur V. Il voit que si l’on incorpore de petits morceaux de pommes de terre à de la gélose dans des boîtes de Pétri, la culture du B. de Pfeiffer pousse autour des fragments de pomme de terre, tandis que le reste de la plaque reste stérile. Dans les cellules intactes (fragments découpés à l’emporte-pièce), le facteur de croissance peut persister et diffuser lentement dans le milieu environnant, tandis qu’en dehors des cellules il est rapidement détruit. Une altération de la pomme de terre, telle que celle que provoque son écrasement, provoque une rapide destruction du facteur V. KoLLATH
Voir au chapitre précédent, concernant les facteurs favorisants d’origine ro