‹ Les Facteurs de Croissance des Microbes sur Milieux ArtificielsChapitre 31 sur 66 · RATES · texte numérisé non relu

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nécessaires à la culture du B. de Pfeiffer. Cette solution perd ses propriétés par chauffage au-dessus de 1000. Elle peut être filtrée sur papier ou sur bougie.

Voici le procédé de préparation recommandé par les auteurs : ajouter aux globules rouges du sang défibriné 4 volumes d’eau physiologique ; chauffer 15 minutes au bain-marie à 809, en agitant fréquemment ; filtrer sur papier ou centrifuger. Si l’on n’a pas Opéré aseptiquement, filtrer à la bougie Chamberland F. La s0 lution aqueuse obtenue, ajoutée aux milieux de culture usuels à la dose de 5 à 10%, permet d'obtenir d’abondantes cultures de B. de Pfeiffer. A doses faibles (1 4), on obtient encore des résulbats positifs, mais les cultures se développent lentement et sont moins épaisses ; les colonies restent petites.

Les sangs d'oiseaux, d’anguille, de cheval donnent les mêmes résultats.

Cest dans la partie figurée du sang (globules) qu’existent les vitamines. Le sérum n’en renferme pas.

L’hémoglobine n’a aucune action.

LEeGroux donne, en 1920, de nouveaux détails sur son extrait globulaire, dans une publication faite avec Mesnarp. Nous donnons ci-dessous in extenso une partie de cette note en raison de son importance. ;

« Les auteurs se sont toujours servis de la méthode d’extraction par l’eau physiologique à 809, et de la filtration à travers la bougie Chamberland F pour la stérilisation du liquide.

«La préparation de ces extraits globulaires n’est pas favorisée par une concentration saline plus élevée que celle indiquée précédemment (9 0/00), et les quantités de liquide à ajouter aux globules doivent de préférence ne pas être supérieures au double du volume de ceux-ci. Une précaution importante est l’agitation constante pendant toute la durée du chauffage.

« La neutralité de l’eau physiologique destinée à l'extraction doit être déterminée avec soin : les alcalis même à faible dose détruisent les extraits globulaires en 48 heures à froid et en une

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minute à 809 ; par contre, l’action des acides forts, 1 pour 10, même à 809, ne diminue pas sensiblement la valeur activante.

«Les substances actives dialysent à travers une membrane de parchemin et un sac de collodion.

« Les extraits en solution aqueuse de LEGroux et MESNARD conservent très longtemps leur activité à l’air où à l’abri de Pair (vide et hydrogène) à la température de 160 à 180 ; après 10 mois, ils activent un milieu à 1 pour 200. Des globules sanguins coagulés par l’alcool, puis séchés et réduits en poudre, contiennent toujours les substances actives que l’on peut reprendre à 80° par l’eau physiologique, mais, après 10 mois, une extraction faite de semblable façon donne un liquide qui n’active plus qu’à 1 pour 50.

«La concentration dans le vide des solutions aqueuses et la dessiccation du dépôt à 65° ne détruisent pas le pouvoir activant : repris par l’eau le dépôt est toujours actif.

« Les extraits globulaires ne sont pas nutritifs par eux-mêmes ; la culture du B. de Pfeiffer y est pratiquement impossible, mais si l’on ajoute à 10 eme. d’extrait aqueux une trace (1/10 de centimètre cube) de bouillon de viande peptoné, la culture devient possible. Lorsque les auteurs veulent connaître la valeur activante pour la culture du B. de Pfeiffer d’une solution d’extrait, ils notent

pour une dose déterminée : 1° la rapidité de l’apparition de la cul-

ture à 370 ; 20 l'abondance de cette culture ; 3° surtout la durée de la vitalité du microbe.

«L’adjonction à un milieu usuel de 1/2000 d’extrait aqueux provoque après 6 heures d’étuve une culture de moyenne abondance dont la vitalité est en moyenne de 4 jours ; avec 1/75 d’extrait on obtient une culture abondante dont la vitalité dure 7 jours.

ÇOn considère jusqu’à présent qu’un milieu nutritif liquide, maintenu à la température optima de multiplication bactérienne, est rapidement épuisé par une culture ; les expériences des auteurs les autorisent à rejeter l'hypothèse couramment admise de lélaboration de «produits empêchants » ; ils croient pouvoir dire que la plupart des milieux (provenant de tissus animaux ou végétaux)

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contiennent plus ou moins de substances favorisant la croissance bactérienne (hormones de croissance), d'autant moins qu'ils ont été chauffés à haute température et qu’ils sont plus alcalins, deux conditions qui, nous l’avons vu, détruisent ces substances. Leur altération se produit lentement dans les milieux qui séjournent à 370, plus lentement encore à température moyenne 169, 180; si le milieu est acide ou neutre (au rouge de méthyle), la destruction des facteurs de croissance est presque nulle ».

L'existence de 2 facteurs favorisant le B. de Pfeiffer est confirmée par RIVERS et POooLE, FiLpes.

THyôTrA et Avery constatent à leur tour, en 1920-1921, que l’on peut distinguer dans le sang deux facteurs favorisant la culture du B de Pfeiffer : ils les appellent facteur X et facteur V. Chacun de ces facteurs est inactif s’il est isolé, et leur association seule est activante. Ces facteurs agissent en rendant possible la culture de B. de Pfeiffer fraichement isolés qui ne poussent pas sur les milieux ordinaires, en abrégeant la durée de l’incubation de la culture, et en prolongeant la vie de cette cul-

ture.

Le facteur X est relativement thermostabile, mais il ne résiste pas plus de 30 minutes au chauffage à 1200. Il agit à doses infimes : dans les milieux solides, au 1/200.000, et dans les milieux liquides au 1/2.000.000 (FizpEes, OLSEN).

Le facteur V est thermolabile, il ne résiste pas plus de 10 minutes à l’ébullition. Il agit à doses plus fortes que le facteur X : dans des dilutions de 1/2.000 à 1/10.000 dans les milieux solides (Kor- LArx), et à 1/30.000 dans les milieux liquides (KNorr). En solution aqueuse, il est adsorbé par certains corps tels que le charbon animal. [l présente donc certains caractères qui le rapprochent des vitamines pour animaux supérieurs, particulièrement de la

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