‹ Les Facteurs de Croissance des Microbes sur Milieux ArtificielsChapitre 32 sur 66 · PÉTER · texte numérisé non relu

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vitamine C, d’où le nom donné par THyôrTra et Avery de substance V. Il traverse la bougie Berkefeld.

Les deux substances X et V existent dans les globules rouges du sang, elles sont strictement intracellulaires et n’existent pas dans le sérum du sang. Le liquide d’ascite ne contient qu'une très petite quantité de facteur X et ne contient pas de quantité mesurable de facteur V. Le sérum frais exerce même une action empêchante sur le facteur V. KNorr a montré qu’un séjour des globules rouges de 3 heures à l’étuve en présence du sérum suffit à rendre le sang impropre à la culture du B. de Pfeiffer (1). ’

TusôTra et Avery, confirmés par KNorr et par KoLLATH, voient que les facteurs X et V existent non seulement dans le sang mais dans le suc de végétaux supérieurs. Ils voient d’abord que le facteur V est fort répandu chez les végétaux, par exemple dans la pomme de terre, la banane. L’expérience montre en effet que du sang chauffé à l’autoclave, ayant donc perdu son facteur V et ne contenant plus que le facteur X, devenu ainsi inapte à la culture du B. de Pfeiffer, est réactivé, et donne des cultures’ luxuriantes, s’il est additionné d’eau de macération de pommes de terre ou de certains autres végéraux, ou d'extraits microbiens (eau de levure). Toutes ces substances contiennent donc le facteur V.

KOLLATH essaye de séparer l’un de l’autre les deux facteurs X et V du sang. Il réussit à isoler le facteur X, par la méthode des fortes dilutions, ce facteur pouvant agir encore à doses extrêmement minimes. D’autre part, il obtient le facteur V à l’état de pureté, en lextrayant de la pomme de terre crue, stérile, au moyen de l’eau distillée. La substance X, présente dans la pomme de terre, se dissout dans l’eau après 5 ou 6 semaines, de sorte que, pratiquement, il ne faut expérimenter qu'avec des extraits de pomme de terre fraichement préparés, si l’on veut avoir le facteur V à l’état de pureté.

1. Il s’en ensuit que dans les recherches sur les facteurs de croissance con-

tenus dans le sang, il faut toujours se servir de globules rouges soigneusement lavés,.

On voit, d'autre part, que si l’on veut rechercher la présence du facteur V dans une substance quelconque, par exemple dans une parcelle végétale, il suffit d’incorporer celle-ci dans un milieu gélosé contenant seulement des traces de sang, c’est-à-dire le facteur X à l’état de pureté, et on incorpore en même temps des parcelles végétales semblables dans de la gélose ordinaire dépourvue de sang. On en$emence l’un et l’autre milieu avec le B. de Pfeiffer. Il ne poussera sur le milieu au sang que si la parcelle ajoutée contient le facteur V. .

TinTI, expérimentant en 1925 sur quelques bactéries hémophiles, confirme les recherches de ses prédécesseurs, en particulier de Davis. 11 apporte des faits curieux sur la différence d’action de la chaleur sur les facteurs de croissance stimulant 3 bactéries hémophiles qu’il considère comme très voisines les unes des autres :

B. de Pfeiffer ;

. B. de Bordet ;

B. canis de Friedberger.

La différence d’action de la chaleur sur les facteurs peut permettre de distinguer ces 3 bactéries les unes des autres. Si, par exemple, une bactérie hémophile pousse bien sur gélose au sang non bouillie, si sa culture est vigoureuse après 48 heures, et si sa croissance, au contraire, est plus faible sur gélose au sang bouillie, il s’agit vraisemblablement du B. canis de Friedberger. Mais si l’ébullition du milieu de culture rend plus abondante la culture, il s’agit de B. de Pfeiffer ou du B. de Bordet. Ces deux bactéries, à leur tour, peuvent se différencier l’une de l’autre, si l’on observe leur culture sur la gélose au sang bouillie pendant 2 heures. Dans ces conditions, si on obtient une culture, il s’agit vraisemblablement du B. de Bordet et non pas du B. de Pfeiffer.

KoLLarH recherche la nature du principe actif du facteur X contenu dans le sang. Il arrive, comme PrFE1FFER, à la conclusion que ce principe actif est lié à la présence du fer, le facteur X ne serait qu’une combinaison ferrique organique. KOLLATH propose

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de remplacer la qualification d’hémophiles, pour les bactéries dont le B. de Pfeiffer est le type, par celle de «sidérophiles ».

On a exprimé l'opinion (THJ6TTA et AVERY, KNORR, GEHLEN, TinTi) que l’action du facteur X est d’ordre catalytique. Or la banane contient du fer, elle exerce une action favorisante intense sur la culture du B. de Pfeiffer, mais elle ne révèle aucun pouvoir catalytique. On doit donc admettre que ce n’est pas uniquement une action catalytique qui explique le pouvoir favorisant du facteur X.

PFEIFFER, pour démontrer que le pouvoir favorisant de l’hémoglobine pour son bacille est dû à la présence du fer, fait remarquer que la méthémoglobine favorise également la culture, mais que l’hématoporphyrine,qui est le dérivé sans fer de l’hémoglobine, est entièrement dépourvue d’action. De même, la substance colorante des animaux inférieurs, qui est totalement dépourvue de fer, est inac-

tive à l’égard de la croissance du B. de Pfeiffer.

OLSEN, en 1920, admet que les facteurs favorisant la culture du B. de Pfeiffer doivent leurs propriétés au fer. Quel est le mécanisme de l’action du fer ? Les résultats obtenus avec la méthémoglobine montrent que la propriété de l’hémoglobine de former avec loxygène une combinaison instable n’est pas en jeu. [1 semble bien, au contraire, que l’action favorisante de l’hémoglobine ou de ses dérivés soit en relation avec la propriété que possèdent ces substances de donner la réaction du gaïac en présence des péroxydes. Cette réaction est, en effet, commune à tous les dérivés de l’hémoglobine qui permettent le développement du B. de Pfeiffer ; elle manque à ceux qui, comme l’hématoporphyrine, se montrent incapables de favoriser la culture de ce microbe. Les essais faits pour remplacer les dérivés de l’hémoglobine par une peroxydase artificielle (Wozrr) sont restés sans résultats.

Certains auteurs nient limportance du fer de l’hémoglobine pour la culture des bactéries hémophiles. ToKuGANA attribue le rôle favorisant à la globine. Pour OLsEN, en 1920, la culture est

y utée

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