‹ Les famillesChapitre 101 sur 108 · SCENE IX · texte numérisé non relu

SCENE IX

Voîre désunion en scandales féconde,

Vous devez accepter celte réunion

Comme le châtiment et l'expiation.

Et puisse encor le ciel, content du sacrifice,

Vous épargner, madame, un plus rude supplice,

Et ne point vous punir dans vos enfants, un jour,

Dv> l'exemple donné qu'ils suivront à leur lour !

Ah ! déjà vous trembiez ! Cet effroi salutaire

Vous dicte mieux que moi ce qu'il vous reste à faire.

* Je sais trop qu'aujourd'hui, par une triste erreur,

* En dépit du devoir on s'obstine au bonheur,

* Que l'égoïsme rend le dévouement plus rare . *Mais vous, pour votre (ille en serez-vous avare? Ne vous tarde-t-il pas d'avoir le cœur rempli

Du douloureux plaisir d'un devoir accompli, Et ne trouvez-vous pas d'avance quelques charmes A penser que sa joie est le prix de vos larmes ? Vos larmes! Croyez-vous en répandre toujours? Comptez, pour les tarir, sur leurs jeunes amours. Vous les verrez unis, heureux l'un près de l'autre... Et leur bonheur enfin, n'est-ce donc pas le nôtre ? Vous m'en remercierez peut-être dès demain. Venez, à ce coupable il faut tendre la main, Venez, venez, ma fille!

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