‹ Les famillesChapitre 43 sur 108 · HÉLÈNE, VALENTINE · texte numérisé non relu

HÉLÈNE, VALENTINE

(Elles entrent vivement par le fond. Valentine a encore son chapeau, son mantelet qu'elle remet à Denise.)

VALENTINE

Il n'est plus maintenant de crainte ni d'entrave. Tout est fini, mon père y consent! Cher Gustave! Je puis donc prononcer son nom, ce nom si doux. Guslave mon ami, Gustave mon époux!

Tu m'avais de son nom même interdit l'usage. Oh ! ne me gronde pas, si je m'en dédommage.

HÉLÈNE

Sois plus calme.

VALENTINE

Je suis trop heureuse. Comment Être calme, mon Dieu! dans un pareil moment?

Je vais tout te conter Nous montons en voiture.

Voyant mon embarras, mon père me rassure, Et je commence alors. Mais au nom de Dubreuil Je vois comme un éclair étinceler son œil. « On veut donc m'imposer une mésalliance, » Fit-il, puis il garda le plus profond silence, Et j'attendis tremblante et muette de peur.

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