‹ Les famillesChapitre 51 sur 108 · SCENE V · texte numérisé non relu

SCENE V

Oui, quand mes trois aînés, jaloux de me complaire, En ouvriers chez moi gagnent bien leur salaire, 11 m'est doux de penser que l'autre est a deux pas Dans un brillant salon qu'il ne dépare pas. A quoi t'accroches-tu, vanité paternelle? Ah î que l'homme est petit!

GUSTAVE

On vient. Si c'était elle!

M. DL'BRETJIL.

11 est quelqu'un ici dont tu t'occupes fort,

GUSTAVE

Oui, je vous le cachais, mon père, et j'avais lort, Cette charmante enfant que vous trouvez vous-même Pleine d'esprit, de grâce et de beauté, je l'aime.

M. DUBREUIL

Oui, oui, amour d'un jour, passager quoique ardent, Prends un de tes amis, mon fils, pour confident ; Je n'en réclame rien.

GUSTAVE

Mais de toute mon àme Je l'aime!

M. DUBREUIL

Eh bien, après ? Peut-elle être ta femme ? Son père est dix fois noble et toi fils d'ouvrier,

GUSTAVE, vivement et avec joie.

Mais, mon père, c'est lui qui veut nous marier! Oui, dans notre parti tout le monde se range. Valentine a levé les obstacles.

M. DUBREUIL

Qu'entends -je?

Quoi ! vous avez osé, sans mon consentement,

Prendre en pareil sujet pareil engagement? Vous avez oublié que vous avez un père, Que sans le consulter vous ne pouvez rien faire, Et que jamais, enfin, bravant l'opinion, Je ne puis consentir à semblable union !

GUSTAVE

Jamais! Que dites- vous? Jamais! Rien n'autorise....

(Il s'arrête à la vue d'Hélène, qui entre suivie de madame Lépinet.)

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